‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 100 sur 240 · CARTONNAGES · texte numérisé non relu

CARTONNAGES

vis, en n’exprimant que lentement, de quart d’heure en quart d’heure, pour laisser une suffisante quantité de colle faire prise.

On torche les tas, au moyen d’un pinceau doux, mouillé, pour enlever les bavures de la colle au sortir de la presse. Ces feuilles de carton se nomment étresses ; on les perce à quinze millimètres environ du bord pour les suspendre par trois, au moyen d’un fil de laiton de la grosseur d’une épingle, en évitant tout contact. — Quand le carton n’est pas destiné aux cartes à jouer, on les isole même complètement. On presse à la fin, pour lisser et prévenir toute déformation.

Cartonnages.

Ce carton est découpé suivant la forme à donner aux objets que l’on veut fabriquer : on taille en biseau les bords à superposer pour que les deux épaisseurs réunies ne dépassent sensiblement pas celle du carton lui-même. Quand la pièce est compliquée, les différentes parois sont appliquées sur un moule, on colle les bordures qui les réunissent et le papier qui doit les recouvrir. — Dans quelques ouvrages, le carton est embouti au marteau, d’autres fois il est gaufré à la presse, de manière à lui donner un aspect plus agréable.

Avec la pâte de carton, plus ou moins analogue à celle qui a été décrite, on fabrique aussi divers objets, comme des boutons, tabatières, etc., etc.

Causes d’insalubrité. — Danger d’incendie par l’accumulation de matières combustibles.

Causes d'incommodité. — s Odeur des vieux papiers et chiffons.

Odeur du carton macéré et buée qui s’échappe de la pâte qu’on fait bouillir.

Écoulement des eaux de macération.

Danger d’incendie dans le cas d’une étuve et à cause de l’accumulation de matières inflammables. ( Vieux chiffons, vieux papiers et carton fabriqué.)

Prescriptions. — Ne jamais avoir de dépôt de chiffons au delà des besoins de la fabrique.

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