PATE PHOSPIIOHÉE POUB EMPOISONNER LES AN, MAUX
Causes d’insalubrité. — Danger de rupture de l’appareil.
Danger d’inflammation et d’explosion des appareils.
Causes d’incommodité. — Dégagement de vapeurs de sulfure tle carbone au moment du lavage.
Eaux de lavage.
Prescriptions. — Opérer sous le manteau d’une cheminée comme pour la fabrication du phosphore blanc.
Ventiler très-activement l’atelier.
Procéder au lavage sous la hotte d’une cheminée et à vases fermés ou dans une cornue. — Y introduire successivement et avec beaucoup de précautions le phosphore, le sulfure de carbone et la lessive alcaline.
Décanter chaque fois le sulfure de carbone chargé de phosphore blanc.
Dans un article remarquable inséré dans les Annales cl’ hygiène publique et de médecine légale (octobre 1859), M. Gaultier de Claubry a parfaitement fait ressortir les dangers de l’usage du phosphore blanc, de la préparation du phosphore rouge et l’innocuité, comme à peu près la suffisance sous tous les rapports des allumettes sans phosphore. Il a de plus insisté sur les avantages qui résulteraient pour l’agriculture de la suppression des fabriques de phosphore blanc et rouge , en lui rendant directement et utilement tous les os qui lui sont enlevés par cette industrie.
PtMe phospliorée pour empoisonner les animaux.
L’administration tolère, et à tort, selon moi, la vente d’une pâte dite phosphorée, destinée à la destruction des animaux incommodes ou nuisibles.
Cette pâte est formée par le phosphore blanc divisé à chaud, au moyen d’une dissolution de gomme arabique, et mélangée ensuite à quelque substance alimentaire (farine, saindoux.)
11 peut arriver que des oiseaux de basse-cour, que du gibier dans les bois où on en a jeté pour tuer les renards et les loups, mangent des fragments de cette pâte et que leurs chairs en soient empoisonnées. Dans la campagne surtout et sur les mar-
PHOSPHOItE .
chés des villes, on peut vendre ces animaux, et l’on en comprend le danger.
J’appelle donc l’attention des conseils d’hygiène et des administrateurs sur cette tolérance, que je crois nuisible à la santé publique.
Allumettes chimique s (Fabrication d’) (1" classe). — 27 janvier 1857. — 15 août 1841. — Décision ministérielle.
Allumettes préparées avec des poudres fulminantes (2* classe). — 25 juin 1823.
Allumettes préparées avec le phosphore amorphe (3* classe). — 1857-1858. Briquets oxygénés phosphoriques (Fabrique de) (3* classe). — 5 novembre 1826.
Briquets phosphoriques.
Détail des opérations. — Quand le phosphore fut découvert, on en fit l’application à la fabrication des briquets dits phosphoriques ; on inventa plusieurs procédés :
1° On fond, dans un petit tube de verre ou de plomb, une certaine quantité de phosphore; on le bouche avec un bouchon de même matière pour laisser le refroidissement s’accomplir. On s’en sert de la manière suivante : On prend une allumette simplement soufrée, on détache une petite parcelle de phosphore, on frotte vivement l’allumette sur un morceau de liège ou de feutre ; le phosphore s’enflamme, le soufre prend feu à son tour et fait brûler l’allumette. Souvent, pour donner plus d’action au phosphore, on le maintient fondu et on l’agite avec une tige de fer, de manière à le convertir partiellement en oxyde rouge ou mieux en phosphore rouge.
2° On fait aussi ces briquets en fondant du phosphore avec une matière qui n’a pas d’action sur lui, comme la silice, la magnésie, l’alumine, l’oxyde de fer; on mélange les matières intimement pendant le refroidissement. Si l'on plonge dans ces tubes un morceau de bois quelconque, qu’on l’expose à l’air, il prend feu immédiatement et fournit une combustion assez vive pour enflammer l’allumette.
11 faut avoir soin de tenir toujours ces briquets bien fermés pour éviter qu’au contact de l’air ils ne prennent feu spontanément.