CENDRES GRAVELÉES (FABRICATION DES
eaux provenant de la réfrigération des appareils servant à la distillation.
Cendres gravelées (Fabrication îles), avec expansion «le la fumée au dehors (1" classe). — 14 janvier ISIS.
tendres gravelées (Fahricalion «les), sans expansion de la fumée
(2' (lasse). — 14 janvier 1813.
Détail des Opérations. — Les cendres gravelées ne peuvent être fabriquées que dans les pays vinicoles. La substance généralement employée pour les obtenir est la lie de vin. Celte lie est formée de pulpe de l’intérieur du raisin, de beaucoup de tartre, de parties extractives, colorantes et d’une petite proportion de matière annualisée, résidu du ferment ou excédant de la vinification. Si la combustion lente de cette substance pouvait avoir lieu à une haute température, toutes les parties végétales se détruiraient sans presque former de fumée. Mais comme la fabrication des cendres gravelées exige que la chaleur soit réglée, il se forme une grande quantité de vapeurs fuligineuses qui échappent à la combustion et qui s’élèvent en fumée, soit à l’air libre, soit par la cheminée des'fourneaux construits ad hoc; cette fumée noire est constituée d’eau, de charbon très-di visé, de particules d’acide pyro-tartrique et acétique et de gaz hydrogène deuto-carboné d’une grande pesanteur. Cette fumée est âcre, irritante, fétide, d’une odeur fort peu agréable. Quand il pleut ou quand l’air est parfaitement calme, elle séjourne longtemps à la surface du sol. Le vent la disperse dans toutes les directions. Elle peut nuire à la végétation.
Potasse «les lies. — Voir Ccutlrcs gravelées , t. II, p. 347.
Les lies provenant du soutirage du vin sont rassemblées dans des tonneaux, où on les laisse en repos pour pouvoir en séparer le vin par décantation au bout de quelques jours. Le dépôt solide qui s’est formé est soumis à la presse, dans des sacs; on relire le pain de lie pour le dessécher à l’air, puis au soleil.
Quand la dessiccation est achevée, on brûle les pains sur une aire battue entourée d’un mur en briques ou en tuiles, sans mortier, de vingt-cinq centimètres de hauteur sur deux mètres
POTASSE
de diamètre. Un fagot de bois est allumé au milieu de cette enceinte ; on dispose autour de ce fagot une vingtaine de pains de lie ; dès que ceux-ci sont enflammés, on en ajoute de nouveaux, et on élève le mur d’enceinte à mesure que le tas s’accroît, jusqu’à concurrence de mille pains de lie environ. La potasse serait plus pure si l’on se servait de crème de tartre bien purifiée.
La carbonisation se pratique à l’air libre ou dans des fours en briques; ils sont très-mal construits dans plusieurs départements, comme celui de la Loire-Inférieure. Elle est mieux opérée dans la Gironde. — Elle devrait avoir lieu dans des fours et à vases clos.
Le produit obtenu est un alcali végétal, de la crème de tartre et des sels de potasse.
Causes d’insalubrité. — Fumée souvent nuisible à la végétation.
Causes d’incommodité. — Quand on opère à l’air libre, fumée épaisse, odorante, et très-désagréable par sa pesanteur.
En vases clos, fumée de la cheminée des fourneaux, et odeur de cette fumée et des gaz produits.
Prescriptions.— Défendre la combustion de la lie en plein air.
Construire un four permanent (il pourrait être de grande dimension et commun pour tout un pays, afin de ne point imposer trop de dépense à chaque vigneron).
Etablir ce four en briques, le surmonter d’un fourneau fumivore, alimenté pendant toute la durée de l’opération par un foyer au charbon.
Revêtir de tôle au passage du tuyau du four les bois et charpentes qui en seront séparés de dix centimètres. Elever le tuyau à fumée de dix à vingt-cinq mètres selon la localité. Plâtrer les solives en bois apparentes. — Mettre au fourneau une hotte de un mètre de large, sur cinquante centimètres de saillie.
SULFATE DE POTASSE (PRÉPAIIATION ET RAFFINAGE Dû). 349
Prussintc de potasse (Fabriques «le), par la combustion <les matières animales (1" classe). — Décision ministerielle du 1 février 1850.
Frussiate de potasse (Fabriques de), quand on opère A vases clos avec un mélange de matières animales déjù carbonisées et la potasse (2* classe). — 4 février 1850.
Détail des opérations. — Voir Bleu de Prusse , t. I, p. 289.
On a proposé d’ajouter à l’emploi des matières animales déjà connues celui des débris de cornes et de laine.
Causes d’incommodité. — Odeur produite par l’accumulation des matières animales non parfaitement sèches.
Causes d’incommodité. — Voir Fabrication du bleu de Prusse , t. I, p. 289.
Prescriptions. — Limiter les autorisations.
On pourrait permettre cette fabrication dans les conditions de la deuxième classe, en imposant l’obligation de brûler, aussi complètement que possible, les gaz et vapeurs provenant de la torréfaction des substances animales, et en s’assurant que celle condition est strictement exécutée.
Siilfnlc de potasse (Préparation et raffinage du) (3* classe). — 14 janvier 1815.
Détail des opérations. — Nommé autrefois tartre vitriolé, potasse vitriolée, sel de Duobus, etc...
On peut l’obtenir :
1 0 En traitant la potasse ou son carbonate par l’acide sulfurique; 2° En abandonnant à Pair du sulfite ou de l’hyposulfite, ou même des sulfures de potassium ;
3° On l’obtient en grand à l’état de bisulfate de potasse, comme résidu de la fabrication de l’acide azotique. 11 suffit de saturer la solution de bisulfate par du carbonate de potasse pour avoir du sulfate neutre;
4° On l’obtient comme résidu de la fabrication de l’acide sulfurique fumant par le bisulfate;
5° On le retire aussi des eaux de la mer, quand on en a obtenu presque tout le sel marin; il se dépose à l’état de sulfate double de potasse et de magnésie. Son raffinage s’obtient par évaporation et donne lieu à peu d’inconvénients.
Usages. — Ce dernier sel peut être employé à la fabrication
POUDRES
(le l’alun ou à la production de la potasse par le procédé de Leblanc; on décompose alors le sulfate de magnésie, dont la base reste avec l’oxysulfatc de calcium. On l’emploie également dans la préparation du salpêtre.
Causes d’incommodité. — Buées et odeurs désagréables. Écoulement des eaux de raftinage.
Prescriptions. — Recueillir les buées sous le manteau d’une cheminée élevée de deux mètres au-dessus des toits voisins. Opérer le raffinage en vases clos.
Me pas laisser couler librement les eaux de fabrication sur la voie publique.
Risnlfaie île potasse.
Ce sel est le résidu naturel de la fabrication de l’acide azotique par l’azotate de potasse.
On peut l’obtenir en faisant cristalliser le sulfate de potasse en présence d’une quantité suffisante d’acide sulfurique.
Usages. — 11 sert à remplacer l’acide lartrique ou l’acide sulfurique dans la préparation de l’eau gazeuse des ménages ; il sert à faire de l’acide sulfurique fumant.
Causes d’insalubiuté. — Aucune.
Causes d’incommodité. — Légère odeur désagréable. Prescriptions. — Ventiler les ateliers et les magasins.
Ne laisser écouler sur la voie publique aucune ea'u provenant de la fabrication.
POTÉE D’ÉTAIN. Voir Étain { Industrie de /’), t. I, p. 639.