ARTIFICIERS. — FEUX D’ARTIFICE
capsule de cuivre et recouverte d’un vernis de gomme laque, ou d’une dissolution de benjoin, ou mieux encore de résine dissoute dans l’essence de térébenthine.
Les capsules de guerre sont en cuivre embouti mécaniquement; elles sont fendues sur leurs bords pour prévenir les dangers de la projection qui résulterait de leur déchirement.
Le fulminate de mercure peut être broyé impunément avec une molette de bois sur une table de marbre quand on l’a mêlé avec 50 pour 100 de son poids d’eau; et pour augmenter la flamme de l'amorce et diminuer la rapidité de l’explosion, on broie celte pâte humide avec les six dixièmes environ de son poids de salpêtre. On remplit ensuite les capsules avec ce mélange et les laisse doucement se dessécher.
Ces capsules sont faciles à conserver dans un air sec, et l’on n’a pas de danger à courir si des circonstances imprévues font détoner quelques-unes d’entre elles, parce que l’inflammation ne se propage pas de l’une à l'autre.
On fabrique des capsules avec un mélange de chlorate de potasse, de soufre et de charbon, mais elles altèrent beaucoup les armes et les encrassent facilement.
On fabrique des amorces fulminantes en mêlant à de la poudre ou à du chlorate de potasse de la piroxyline ou coton poudre. «
Artificiers. — Feux d'artifice (l'“ classe). — 15 octobre 1810. — 14 janvier 1815.
— Ordonnance de police du 7 novembre 1821.
Les feux d’artifice sont le résultat de la combustion de matières analogues ou identiques avec celles de la poudre sous des formes variées généralement destinées à l’agrément, comme aussi à la production des signaux.
Détail des Opérations. — Le salpêtre ou azotate de potasse, le soufre, le charbon, sont mêlés en proportions variables avec de la limaille de différents métaux (cuivre, fer, acier, zinc), avec des résines et des matières combustibles (camphre, résine, lycopode), et avec un grand nombre d’autres corps accessoires des trois premiers que j’ai cités. Les métaux doivent
POUDRES
être en poudre très-line et non oxydés : le fer donne une flamme blanche en s’oxydant, l’acier une flamme plus brillante, à cause du carbone qu’il contient; le cuivre, une flamme verte, le zinc, une bleue verdâtre, le sulfure d’antimoine en donne une plus bleue. Le succin, le sel marin et la colophane bien secs, donnent un feu jaune; le noir de fumée mélangé avec la poudre à canon donne un feu rouge; le lycopode contenant une résine très-divisée sert à produire des feux subits, des éclairs, parce qu’en le projetant sur un corps enflammé il donne une longue traînée de feu. Les sels de strontiane communiquent à la flamme une couleur pourpre magnifique (la lithine agit encore mieux, mais son prix est trop élevé); le chlorure de potassium donne un feu violet; l’acide borique et les sels de baryte donnent des feux verts; les sels de soude des feux jaunes; les couleurs sont généralement celles qu’on obtient dans les essais au chalumeau, on les modifie par le mélange de sels; leur pureté plus ou moins parfaite a déjà une grande influence sur la netteté des teintes.
Les flammes colorées, dites feux de Bengale sont des mélanges de salpêtre avec du soufre et de l’antimoine; en remplaçant ce dernier on peut obtenir une couleur différente.
On divise les feux d’artifice en trois classes :
1° Feux à poser sur le sol; ils sont mobiles ou immobiles;
2° Feux à tirer dans l’air;
5° Feux à tirer sur ou sous l’eau.
Les différentes pièces composant les nombreuses formes à donner par l'artificier à ses feux sont le résultat de l’arrangement de cartouches soudées par des conduits, mèches et étoupilles en carton. Ces cartouches s’obtiennent en roulant du papier fort, enduit de colle sur des moules cylindriques de diamètre convenable, et qu’on comprime au moyen d’une varlope de menuisier dépourvue de rainures et de ciseau; on étrangle la cartouche au moyen d’une licelle savonnéeque l’on noue; l’extrémité par laquelle doit s’effectuer la sortie est libre ou serrée selon que l’on veut avoir un jet lent ou rapide. La charge est ordinairement fortement comprimée dans la cartouche, afin qu’en rendant la
AHTIFICIERS. — FEUX D ARTIFICE.
combustion plus rapide, on puisse encore y accumuler [dus de matière et la prolonger davantage.
Un pétard est une cartouche étranglée aux deux bouts et fortement chargée de poudre à canon; le marron est une boîte ronde ou carrée, très-résistante, formée d’un grand nombre de feuilles de papier superposées et collées, liée tout autour avec du fil retors, et remplie de poudre à canon. La détonation qui résulte de l’inflammation de ces sortes d’artifice est due à la compression de la poudre dans un espace très-résistant; il faut, avec ces sortes de pièces qui atteignent une dimension notable, employer de grandes précautions pour éviter la projection des éclats à la figure et sur tout le corps, à cause de leur vitesse d’impulsion et de leur poids.
Une lance est une fusée de petit diamètre non étranglée à la bouche et chargée à la main; on s’en sert pour composer les ligures des grandes décorations. Tour les fusées communes de petits diamètres, on emploie un mélange de quatre parties de poudre et d’une de charbon; pour les grandes on ajoute de la limaille de fer.
Les pièces destinées à brûler sur l’eau doivent être fixées suides bois légers, afin de permettre une flottaison suffisante pour empêcher l’immersion.
L’artillerie se sert beaucoup de pièces d’artifice pour donner des signaux, ou incendier à de grandes distances les travaux ou navires de l’ennemi.
Les lances à feu qu’on emploie pour mettre le feu aux pièces d’artillerie sont formées d’un long tuyau en carton rempli de pulvérin; elles produisent un jet qui permet de se tenir à distance de la pièce. .
Les fusées à la Congrève ou fusées de guerre sont formées d’un cylindre en tôle rempli d’artifice, fermé à sa partie antérieure et terminé par un cône, tandis que la partie postérieure est au contraire percée de trous; c’est par celle-ci qu’on enllammc la fusée.
Les gaz qui résultent de la combustion s’échappent par les orifices avec une vitesse proportionnée à la pression qui peut se
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rOUDHES.
former à l’intérieur; la fusée se meut donc en vertu de la quantité de mouvement en excès sur la résistance que lui oppose l’air. L’enveloppe doit être très-résistante pour nôtre pas brisée par la pression maxima qu’elle doit supporter; il faut de plus que la cartouche présente un vide à son intérieur, sans quoi elle n’aurait qu’une vitesse de quelques mètres. Le vide intérieur est rempli par les premiers gaz qui se forment; ils servent pour ainsi dire de régulateur aux autres gaz dont la puissance est suffisante pour donner la vitesse nécessaire à la fusée.
La charge de ces fusées s’effectue avec un mélange intime de salpêtre, six parties; soufre, une partie; charbon, trois parties; chaque fusée porte une longue baguette fixée au centre de sa partie postérieure, afin d’éviter les déviations causées par l’air, et en abaissant le centre de gravitéà la partie postérieure, d’empêcher que la fusée s’incline et retombe sur la terre par sa pointe.
On a proposé l’emploi du fulminate de mercure pour remplir le cône des fusées à la Congrève, mais cet usage n’est pas général; il a pour but de faire éclater les bâtiments dans lesquels de semblables fusées viennent se fixer.
La fabrication des pièces d’artifice étant aussi dangereuse que celle de la poudre, on a besoin d'avoir recours aux mêmes précautions. La poudre ne doit jamais exister dans les ateliers au delà d’une certaine quantité, les pièces doivent être isolées par fractions, jamais on ne doit en accumuler une grande quantité dans un môme espace; le travail de nuit ne doit jamais avoir lieu, si ce n’est dans l’atelier de cartonnage, encore faut-il se servir de quinquets et de lanternes. Les dangers d'explosion et d'incendie étant toujours à redouter dans de semblables établissements, il est à désirer qu’ils soient toujours à une distance suffisante de toute autre habitation.
L’emploi des baguettes pour donner la direction des fusées ayant donné lieu à des incendies, on avait ordonné leur suppression; on les a quelquefois remplacées par de longues gaines de carton remplies de poudre qui faisaient explosion sur la fin de la course. (Voir Poudre.)
ÉTOUPILLES.
Causes d’ins aludrité. — Explosion. — Incendies.
Blessures et brûlures pour les ouvriers.
Causes d’incommodité. — Aucune.
Prescriptions. — Disposer d’un vaste local, clos de murs, à grande distance de tout autre bâtiment.
Séparer les ateliers les uns des autres par des intervalles de dix à trente mètres. — Les clore par des murs en maçonnerie, percés d’un côté par de larges baies fermées à l’aide de croisées vitrées. — Les recouvrir par des feuilles de zinc reposant sur une charpente légère; ne placer au-dessus d’eux aucun étage.
Isoler la poudrière. — L’établir au-dessus du sol. — La couvrir d’une toiture légère. — Y adapter une trappe mobile.
N’y emmagasiner jamais plus de quatre à cinq kilogrammes de poudre pour les besoins de la fabrication.
Disposer les calorifères employés pour chauffer les pièces où se tiennent les artificiers de telle sorte que les portes des foyers s’ouvrent au dehors et qu’on ne puisse dans aucune circonstance introduire de combustible en ignilion dans la pièce à chauffer, pour allumer lesdits calorifères.
Élever verticalement les tuyaux des calorifères avec la précaution de les tenir convenablement éloignés des matériaux combustibles.
Se conformer en outre aux dispositions spéciales prescrites par les ordonnances qui réglementent l’industrie des artificiers, et spécialement par les ordonnances du 25 juin 1853, et du 30 octobre 1856, concernant les fabriques de poudre et les matières détonantes et fulminantes. (Voir ces articles.)
Limiter l’autorisation à trois ou cinq ans.
Étoupilles.
L’artificier désigne sous le nom d 'étoupilles, des mèches de communication en coton, enduites de poudre et renfermées dans un tuyau de papier; elles sont destinées à porter rapidement le feu dans les différentes parties d’une pièce; pour les faire, on prend plusieurs fils de coton fin, n’ayant ni nœuds ni bourre;
rOUDRES.
on les fait tremper dans uue solution de salpêtre qui les affermit.
On met à part, dans une terrine, de la poudre pulvérisée très-line (pulvérin), on verse dessus une solution concentrée et faite à chaud, de gomme dans de l’eau-de-vie, de manière à former du tout une pâte très-molle. Cette pâte sert à imbiber les mèches de coton préparées de manière que l’étoupille ait deux millimètres de diamètre ; on les laisse tremper une heure dans ce mélange pour donner à celui-ci le temps de pénétrer; on les retire, on les unit avec les doigts et on les sèche à l’ombre.
Le papier qui sert d’étui à la mèche est obtenu en roulant du papier de toute la longueur de la feuille sur des baguettes, et collant la troisième au quatrième tour.
Le mineur se sert d’étoupilles dites de Bickford, qui consistent en une corde goudronnée ou non, dans l'axe de laquelle on introduit, lors de la fabrication, une certaine quantité de pulvérin. Ces étoupilles sont enfoncées à une certaine profondeur dans la charge de poudre contenue dans une feuille de papier fort ou une toile goudronnée, et fixées au moyen d’une ficelle; elles brûlent avec une vitesse de soixante centimètres par minute, et permettent à l’ouvrier de s’éloigner avant l’explosion.
L’artificier se sert d’une étoupille remplie d’une poudre fulminante pour mettre le feu aux canons. En France, on les fabrique avec des roseaux de dix a seize centimètres de longueur et d’un diamètre en rapport avec celui des lumières. On taille ces roseaux d’une manière appropriée à leur usage; on en remplit une petite caisse avec mille à onze cents, et on les submerge d’eau-de-vie gommée; quand ils sont assez imbibés, on enlève l’excédant et on remplit la caisse avec une pâte peu épaisse de pulvérin et d’eau-de-vie gommée qui s’attache aux roseaux. Au bout d’un certain temps, on enlève ceux-ci, on les étend séparément sur une table, on les essuie et les laisse sécher partiellement; alors on les perce au moyen d’une aiguille d’un diamètre d’un millimètre au plus, et, avant que la dessiccation ne soit complète, on en passe une autre d’un millimètre; ce trou
FULMINATE DE MERCURE, OU POUDRE d’iIOWA
a pour Lut d’empêcher que l’étoupillc ne fasse long feu. Les éloupilles ainsi préparées sont amorcées au moyen d’un brin de mèche de seize centimètres arrangé d’une manière toute spéciale ; il ne reste plus qu’à les mettre en paquets de cent.
Fulminate rie mercure, amorces fulminantes et autres matières dans lu préparation desquelles entre le fulminate rie mercure et d'argent (Fabrique rie) (1" classe). — 25 juin 1823. — 30 octobre 1850.
Les fulminates sont des sels éminemment explosibles au contact d’une chaleur suffisante ou d’un choc, ou d’un frottement. Ils sont produits par la réaction à chaud de l’alcool sur certains azotates, comme ceux d’argent et de mercure.
Fulminate de mercure, ou poudre d’Howard.
Le fulminate de mercure est le plus employé ; il a, comme les autres fulminates, une composition que l’on peut se représenter par de l’acide cyanique et de l’oxyde de mercure.
Détail des opérations. — Pour obtenir le fulminate de mercure, on dissout une partie du mercure dans douze parties d’acide azotique ordinaire, et quand la dissolution est effectuée, on chauffe pour porter la liqueur à l’ébullition, après addition de onze parties d’alcool à quatre-vingt-cinq degrés. Quand le mélange commence à se troubler, on le retire du feu, l’ébullition continue, il se fait une vive effervescence; il se dégage abondamment une épaisse vapeur blanchâtre, très-inflammable, qu’on lance au loin dans l’atmosphère, en ayant soin qu’elle ne rencontre aucun corps enflammé; elle est formée en grande partie d’éther nitreux, et de différents composés oxygénés de l’azote. Quand l’effervescence a lieu, on la modère, en ajoutant peu à peu une quantité d’alcool égale à celle qu’on y a mise tout d’abord.
On laisse refroidir, quand la réaction a cessé il se dépose encore du fulminate; on décante et jette le fulminate sur un filtre, on le lave à l’eau froide jusqu’à cessation de réaction acide. On fait quelquefois redissoudre dans l’eau bouillante le fulminate gris jaunâtre ainsi obtenu pour le faire cristalliser; il devient blanc, soyeux, et n’a plus de mercure interposé.
rounitEs.
Chauffé ù cent quatre-vingts degrés , il détone violemment ; les acides puissants (sulfurique, azotique), l’étincelle électrique, le frottement sur des corps durs agissent de môme. Il fait explosion dans un temps si court , qu’il crève les armes ù feu , et qu'il projette la poudre de chasse ordinaire , sans l'enflammer; aussi faut-il le manier et le transporter avec les plus minutieuses précautions.
Usases. — Le fulminate de mercure, n’ayant pas une action oxydante sur le fer comme les autres fulminates, est employé à charger les amorces de fusils.
Fulminate d’argent.
Le fulminate d’argent se prépare à peu près de même; il est encore plus détonant que le fulminate de mercure; un centigramme produit presque le bruit d’un coup de pistolet.
Usages. — Il sert à faire les pétards et autres jouets au fulminate, où le frottement ou la pression déterminent son inflammation. C’est une parcelle de ce fulminate qu’on introduisait dans les bonbons appelés cosaques et qui sont aujourd’hui prohibés.
Poudres fulminantes ou détonantes.
Les pois fulminants sont des petites perles creuses en verre de la grosseur d’un pois ; on y introduit un peu de fulminate humide; on enveloppe la perle d’un morceau de papier brouillard, et on la laisse sécher. Quand on projette par terre ou contre un obstacle quelconque un de ces petits pois, les esquilles de verre déterminent par leur frottement l’explosion.
On désigne sous le nom de poudre détonante ou fulminante un mélange de trois parties d’azotate de potasse ou salpêtre, de deux parties de potasse et d’une de soufre. Si l’on chauffe cette poudre sur des charbons ardents dans une cuiller de fer, il y a fusion du soufre et explosion très-violente, en même temps que la cuiller est percée ou fortement refoulée.
Le colon, ou la sciure de bois imprégnés de chlorate de potasse donnent un produit fulminant supérieur peut-être au coton-poudre.
MATIÈRES DÉTONÂMES ET FULMINANTES (fABRIQL'E DE). 559
On a proposé, pour remplacer la poudre ordinaire, le mélange suivant :
Cyanoferrure de potassium, une partie.
Sucre une partie.
Chlorate de potasse. . . . deux parties.
La préparation du mélange ne demande que quelques minutes ; mais, outre son prix, elle présenterait dans son emploi de plus grands dangers, parce qu’elle est plus inflammable et détériore les armes.
i‘oudre§ ou matières détonantes et fulminantes (Fabrique de)
(1" classe). — 25 juin 1825.
La poudre est un mélange de salpêtre, de charbon et de soufre; inoffensive et nullement vénéneuse ou dangereuse par ellemême, elle devient terrible si on vient à l’enflammer; elle produit une détonation proportionnelle à sa masse, et donne, pour résultat de sa combustion, de l’acide carbonique, de l’oxyde de carbone, de l’azote ou de l’oxyde d’azote.
Détail des opérations. — O11 fait usage de soufre en canon cl non pas sublimé, parce que ce dernier contient toujours une certaine quantité d’acide sulfurique et sulfureux, dont on n’arrive que difficilement à la priver malgré son grand état de division. Le charbon provient d’un bois léger, de bourdaine, de peuplier, de saule ou de tilleul ; tous les charbons végétaux ne sont pas propres à cet usage; aucun charbon animal ne pourrait brûler assez vite pour entrer dans la composition de la poudre. Le bois est pris dans sa sève et non mort; on le coupe à cinq ou six ans, on l’écorce pour diminuer la proportion de cendre, et on le met en bottes du poids de quinze kilogrammes environ.
La carbonisation du bois s’opère par trois méthodes :
t° En fosses. — On établit une fosse de trois mètres de long, trois mètres de large. On place une forte perche en travers de la fosse, on appuie le premier rang des boites de bois a carboniser, on dispose par-dessus environ deux cents bottes, de manière à ne pas donner au las, au dehors de la fosse, une hauteur
l’OUDREî5.
plus grande que sa profondeur. On a conservé sous la perche et le premier rang un espace destiné à allumer le las, qu'on bouche dés que la flamme se manifeste de toutes parts.
La carbonisation continue, le tas s’affaisse, on ajoute peu à peu presque autant de bottes, de manière que la fosse reste comblée ; quand il ne se dégage plus de fumée, on laisse refroidir trois ou quatre jours avant de vider la fosse. On ne retire que 16 à 17 pour 100 de charbon.
On a substitué à ces fosses des fosses circulaires plus petites, qu’on peut recouvrir à volonté avec un couvercle en tôle pour modérer le feu.
2° Eu fours à réverbère. — Ce procédé est abandonné : on faisait usage d’un four à réverbère à deux ouvertures; on en fermait une quand la combustion était en bon train, et on repoussait le charbon vers le fond du four, avant de le faire tomber dans des étouffoirs.
5° Par distillation. — J’ai décrit ailleurs (voir au mot Combustibles (Industrie des ) l’article Charbon , (t. I, p. 440) ce mode de carbonisation; il fournit un charbon excellent, surtout quand on veut produire une certaine quantité de charbon roux, ou non complètement déshydrogéné. "On emploie des cylindres chauffés deux à deux par un seul foyer.
On fait aussi usage du charbon obtenu par Yaction de la vapeur d’eau à haute température sur le bois.
Le dosage de la poudre est toujours très-voisin de celui-ci : salpêtre 0,750, soufre 0,125, charbon 0,125. La poudre de chasse est un peu plus riche en salpêtre et moins riche en soufre, mais les différences sont peu importantes à établir ici; on y fait surtout application de charbon roux.
Toute la fabrication consiste à rendre la poudre aussi ténue que possible, afin que le mélange soit parfait.
Procédé des pilons. — Le soufre et le charbon sont réduits en poudre, le premier au moyen de meules verticales, le second très-imparfaitement par différents moyens. Les quantités pesées de différentes matières sont soumises à l’action de pilons de bronze , qu’une roue hydraulique soulève successivement et