‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 14 sur 240 · FABRIQUE D’AZOTATE LIQUIDE DE FER · texte numérisé non relu

FABRIQUE D’AZOTATE LIQUIDE DE FER

mites, etc..., à l’aide d’une poche en fer garnie intérieurement d’argile, que l'on remplit de fonte puisée au creuset.

Trélilcrie de fer. Voir Trèftlerie t le métaux.

Acétates de fer, azotate de fer.

Azotate liquide de fer (Fabrique d") {%' classe, assimilée au dérochagc).

Acétate de protoxyde de fer.

Détail des opérations. — L’acétate de protoxyde de fer est vert à l’état de dissolution, et blanc en masse cristalline rayonnée, quand on l’a fait cristalliser à l’abri de l’air.

On l’obtient par double décomposition de l’acétate neutre de plomb par le sulfate de protoxyde de fer. exempt de sulfate de sexquioxyde.

On peut l’avoir aussi en abandonnant à lui-même un mélange d’acide acétique et de tournures de fer, à l’abri de l’air, ou bien par le sulfure de fer hydraté et l’acide acétique. Une quantité suffisante de ces deux corps mise dans un acétate suroxydé ramènerait celui ci à l’état d’acétate de protoxyde, ce qui est dû à Y hydrogène sulfuré qui se dégage pendant l'opération. Ce sel pur n’est guère employé en teinture, on le laisse toujours se suroxyder, ou on le prépare à l’air directement.

Acétate de sesquioxyde de fer.

Détail des opérations. — L’acétate de sesquioxyde ou pyrolignile de fer, encore connu sous les noms de pyrate de fer , bouillon noir (voir Acide pyroligneux) , est toujours à l'état liquide dans le commerce ; sa dissolution se prend en gelée quand on l'évapore et ne cristallise point.

On l’obtient dans des tonneaux de six cents litres, munis de cannelles en bois et remplis de vieille ferraille sur laquelle on verse de l’acide brut marquant cinq degrés et demi. Au bout de huit à dix jours l’acide marque douze degrés ; il se dégage de l'hydrogène , et il se forme de l’acétate de fer. La liqueur est soutirée trois fois, et reversée trois fois sur la ferraille, enfin évaporée jusqu’à quatorze degrés dans des chaudières en cuivre avec de la ferraille; la liqueur est portée à l’ébullition,

VUINOIS, HV(i. 1ND. II.

FER

et, quand elle marque quinze degrés, on la verse dans des cuviers où elle s’éclaircit par le repos; on la décante au moyen d’une cannelle ou d’un syphon. — C’est le bouillon noir employé en teinture.

Quand on emploie, comme on l’a dit, l’acide brut provenant d’une première distillation, la ferraille se recouvre peu à peu de goudron et devient inattaquable ; il faut alors retirer la ferraille, la mettre en tas, y mettre le feu et détruire ainsi le goudron par le feu. Cette opération donne lieu à une quantité considérable de fumée noire et d’odeur désagréable. C’est pour l’éviter qu’on a conseillé et mis en pratique l’emploi de l’acide redistillé, qui ne donne lieu à aucun enduit goudronneux.

On a proposé de se servir des vapeurs acides provenant directement de la décomposition du bois, et de les condenser dans de grands cuviers, en présence de la tournure de fer.

Azotate de protoxyde»

Détail des opérations . — L’azotate de protoxyde de fer s’obtient par différents procédés :

1° En dissolvant dans l’acide azotique étendu et froid du protosulfure de fer; il se dégage de l’hydrogène sulfuré ;

2° En faisant passer un courant d’hydrogène sulfuré dans de l’azotate de sesquioxyde de fer;

7)° En dissolvant à froid du fer dans de l’acide azotique faible; il se fait en môme temps de l’azotate de sesquioxyde de fer, et môme de l'azotate d’ammoniaque ;

4° En précipitant une dissolution de protosulfate de fer par l’azotate de plomb ; il se fait du sulfate de plomb insoluble et de l’azotate de fer. — Ces deux derniers procédés sont les plus employés.

Azotate de sesquioxyde.

Détail des opérations. — Ce sel s’obtient :

1° En dissolvant du sesquioxyde de fer dans l’acide azotique;

2° En attaquant à chaud du fer par de l’acide azotique en excès. 11 y a grand dégagement de vapeurs nitreuses.

Ce sel est cristallisable.

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