‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 15 sur 240 · ROUGE DE PRUSSE (FABRIQUE A VASES CLOS DE · texte numérisé non relu

ROUGE DE PRUSSE (FABRIQUE A VASES CLOS DE

Usages. — On l’emploie clans la fabrication des toiles peintes et pour la composition des noirs d’application.

Causes d’insalubrité. — Aucune.

Causes d’incommodité. — Dégagement de vapeurs nitreuses (hypoazotiques.) Production de gaz hydrogène sulfuré.

Prescriptions. — Voir, au mot Cuivre ( Industrie du), l’article Dérochaye.

Rouge «le Prusse, oxv«le rouge «le fer (Fal>i-ï«|iic A vases ouverts «le)

(!'• classe). — 14 janvier 1S15.

Rouge «le Prusse (Ful>ri<|uc A vases elos «le) classe). — 14 janvier 1815.

Ce produit, nommé encore rouge d’Angleterre, rouge indien, ou rouge à polir, colcotar, se trouve cristallisé dans la nature sous le nom de fer oligiste, fer spéculaire...

Détail des opérations. — On l’obtient comme résidu du sulfate de protoxyde, et, mieux, du sulfate de sesquioxyde de fer calciné pour avoir l’acide de Nordhausen.

Si l’on soupçonnait qu’il contînt du sous-sulfate de peroxyde par insuffisance de calcination, on le traiterait par une calcination faible d’un alcali, on le laverait longtemps, et on le porphyriserait.

On se le procure à l’état cristallin, comme produit spécial, en fondant du sulfate de protoxyde de fer desséché avec 42 pour 100 de son poids de sel marin ; la décomposition s’opère, il se forme de l’oxyde de fer et du sulfate de soude qu’on enlève par des lavages répétés. En cet état, il est très-dur, analogue en cela au corindon, dont il a la forme.

On l’obtient encore plus fin et moins dur, en précipitant le sulfate de sesquioxyde de fer par le carbonate de soude ; il est jaune, et, par une calcination ménagée, il devient rouge et d’une dureté suffisante pour certains polissages.

Pour obtenir très-lins ces différents colcolars, on les broie et sépare par lévigation. Les plus calcinés sont les plus durs, et servent au polissage de l’acier, des glaces; maintenus longtemps au feu, ils deviennent sensiblement violets.

L’or, l’argent, les glaces, les métaux en général, sont polis avec le colcotar.

fer.

Tour obtenir un colcotar très-fin et très-propre au polissage , on prend une solution de sulfate de protoxyde de fer, faite avec de l’eau bouillante, on y verse une solution concentrée et chaude d’acide oxalique, jusqu’à cessation de précipité. On lave le précipité jusqu’à ce que les liqueurs ne soient plus acides. Cet oxalale de fer décomposé en vase clos par la chaleur donnerait du fer pyrophorique, qui, à l’air, donnerait un colcotar très-fin. Pour l’obtenir de cet oxalale, on le décompose à l’air dans une chaudière de fer, par la chaleur et l’agitation.

Il reste une poudre rouge veloutée, et il se dégage beaucoup d’acule carbonique et d’oxyde de carbone , ce qui montre qu’il faut opérer cette décomposition en plein air ou sous une bonne chemuiée.

A Paris, il est souvent obtenu ainsi : on traite le sulfate de peroxyde de fer, préalablement dissous dans l’eau, sur l’acide azotique destiné à peroxyder la base. — On sépare, par décantation, du liquide qui surnage et qui est vendu après concentration, le dépôt de sulfate de peroxyde formé, et on calcine celuici, qui est le rouge à polir.

On peut par les mêmes moyens arriver à avoir de l’oxyde d’étain propre aux polissages les plus parfaits, en remplaçant le sulfate de fer par le protochlorure d’étain dissous dans l’eau acidulée d’acide chlorhydrique: môme dégagement de gaz.

Causes d’insalubrité. — Exhalaisons nuisibles à la végétation quand on fabrique avec le sulfate de fer (couperose verte). Vapeurs nitreuses. Écoulement d’eaux insalubres.

Causes d’incommodité. — Odeur fort désagréable.

Prescriptions. — Opérer sous le manteau d’une cheminée de trente mètres de hauteur, protégée en avant par un rideau mobile, ou par une porte en planches, et mise en communication avec la cheminée du fourneau d’évaporation.

Faire parvenir les gaz produits pendant le travail dans la cheminée du foyer à travers un chenal contenant de la chaux humide.

Dans le cas où l’on ne recueillerait pas l'acide anhydre qui se dégage dans l’opération, le dissoudre dans des récipients remplis d’eau.

SULFATE DE FER ET DE ZINC (FABRICATION' Du) . 21

Faire arriver à l’égout par un caniveau en jnerre toutes les eaux de fabrication, qui ne devront jamais imprégner le sol ni de l'atelier ni de la rue.

Garnir le vase dans lequel la dissolution de protoxyde de fer est additionnée d’acide nitrique d’un couvercle communiquant par sa partie supérieure avec d’autres vases en partie remplis d’une dissolution de sulfate de protoxyde, afin d’absorber les vapeurs acides.

Opérer la calcination du sulfate de protoxyde de fer dans des appareils disposés de manière à permettre la condensation des vapeurs d'acide sulfurique, qu’il est dans l’intérêt de l’industriel de recueillir, et non pas dans un four avec issue des vapeurs par la cheminée servant également à la sortie des produits de la combustion.

Sulfate de fer et de zinc (Fabrication du), lorsqu'on forme ce sel de toutes pièces, avec l'acide sulfurique et les substances métalliques (2* classe). — 14 janvier 1815.

On le nomme encore vitriol ou couperose verte , vitriol martial ou romain.

Détail des opérations. — On l’obtient directement en traitant le fer par l’acide sulfurique dilué; on emploie souvent les copeaux provenant du rabotage ou de la tournure du fer, on utilise l’acide sulfurique qui a servi à l’épuration des huiles de colza. Cet acide est versé dans une chaudière de cuivre à angles arrondis, on y jette parporlions la ferraille; il se fait un dégagement d'hydrogène pendant tout le temps de l’ébullition, et, le gaz hydrogène qui se dégage étant infect, on a soin de le faire passer dans une cheminée de bon tirage, afin de ne pas incommoder le voisinage. On pourrait utiliser la chaleur que produit l’hydrogène en le brûlant dans le foyer; il faudrait pour cela lui faire traverser un serpentin condensateur, et interposer en avant du foyer plusieurs toiles métalliques pour empêcher la propagation de la flamme. Quand la concentration est suffisante, on laisse déposer dans une cuve, et on décante un ou deux jours après pour faire cristalliser; on fait écouler les eaux mères en enlevant des bâtons faisant l’office de bondes sur le fond de la cuve :

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