SABOTS
Ateliers A enfumer les sabots, dans lesquels il est brûlé de la corne ou d'autres matières animales, dans les villes (1" classe). — 4 février 1S25.
Ateliers à enfumer les sabots (3' classe). — 14 janvier 1815.
Détail des opérations. — Les sabots peuvent être enfumés de deux façons, et c’est cette pratique qui a motivé la distinction faite dans les ordonnances. Dans l’une, on les soumet à une espèce de carbonisation légère en même temps qu’on fait pénétrer dans le bois des odeurs empyreumatiques destinées à le protéger contre l’action de l’humidité. On introduit les sabots dans des espèces de fours hermétiquement fermés et ne communiquant avec l’air extérieur que par la cheminée. On allume de la corne réduite en fragments grossiers et presque en poussière, — et on laisse les sabots ainsi exposés à cette vapeur pendant plusieurs jours. — Près des villes, ces fours donnent lieu à des odeurs détestables.
Dans la pratique la plus ordinaire, on enfume les sabots presque comme les viandes. — . L’odeur alors devient bien moins incommode.
Causes d’insalubrité. — Odeurs détestables.
Danger d'incendie.
Gaz provenant de la décomposition ignée de matières animales.
Prescriptions. — Eloigner les ateliers où l’on brûle de la corne de tout centre d’habitation.
Construire complètement en matériaux incombustibles l’atelier ou le four où se fait l’enfumage.
N'y ménager que des ouvreaux à la partie inférieure pour pouvoir activer ou diminuer la combustion.
Faire à l’atelier une porte d’entrée double ou indirecte.