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SAVONNERIES
Les fabricants de Marseille ont souvent demande l’application pratique de cette loi. — Et ils ont raison. — 11 est peu de substance qui soit plus falsifiée que celle-là.
On aromatise ordinairement les savons avec quelques gouttes de nitro-benzine ou essence de myrbane, à cause de son peu de prix, et de l’odeur de cannelle et d’amandes amères qu’elle possède, quand elle est employée à très-minime dose. — On pourrait aussi se servir, mais en quantité bien plus atténuée encore, de l’huile animale de Dippel, qui, chose bien remarquable, à la dose de une goutte dans un littre d’eau ou d’alcool, donne une odeur agréable.
Causes d’insalubrité. — Dangers des résidus dans les grandes fabriques, si on les laisse séjourner dans les cours mal pavées, et si le sol contient des sulfates et carbonates.
Odeurs putrides.
Causes d’incommodité. — Buées. — Fumée.
Odeurs très-désagréables quand on fond à nu certaines graisses comme celle des intestins; — ou quand on fabrique les savons destinés au foulage des draps.
Écoulement d'eaux qui peuvent se décomposer. (Voir, au mot Lavoirs ( Industrie des), l’article Buanderies , t. II, p. 141, et plus loin l’article Extraction des corps gras des eaux savonneuses , t. II, p. 434.)
Prescriptions. — Clore complètement l’atelier de fabrication.
Opérer au-dessus de fourneaux recouverts de larges hottes, et portant l’odeur et la buée dans une cheminée en briques, haute de quinze à trente mètres. — Défendre d’opérer à feu nu.
Prescrire la fonte en vases clos.
Ve pas permettre l'usage des huiles de poisson. — Ne tolérer, en général, que les huiles de palme ou de coco.
Autant que possible, ne jamais permettre la fonte et l’emploi des graisses.
Prescrire un agitateur à palettes pour le brassage.
Revêtir l’atelier, à l’intérieur, d’une triple couche de chaux, alun et gélatine.
Ne pas permettre l’écoulement d’eaux de fabrication sur la