VERNOIS, I1YG. IND. II
SAVONS
voie publique; — mais les diriger par un conduit souterrain jusqu’à l’égout le plus prochain.
Enfin, au point de vue de la fraude , et dans le but de la réprimer, exiger des fabricants :
Que les morceaux de savon ordinaire, habituellement moulés à la presse sous forme cubique, aient un poids régulier de un ou un demi-kilogramme;
Que cespains, ainsi que les briques ordinaires de savon, soient marqués du nom du fabricant avec indication de la nature du savon (huile de lin, palme).
Emettre constamment le vœu que la composition légale du savon soitrendue obligatoire, de façon que ceux qui contiendront plus de deux centièmes de substances insolubles, et moins de soixante de corps gras saponifiés pour 100, soient saisis.
8nvonncii.icH (E\truc(ioa des corps gras des eaux) 2e classe •
Détail des opéuations. — Ces eaux proviennent de plusieurs sources; — le plus souvent du traitement des laines avant ou après le peignage. — Les eaux des buanderies et des grands lavoirs publics pourraient donner lieu à la même recherche.
Quand elles ont pour origine le traitement des laines, on les nomme ébrouées , — et elles sont habituellement reçues et conservées dans des citernes spéciales, d’où on les extrait pour eu retirer les corps gras qu’elles renferment. Cette extraction a lieu par le traitement avec l’acide sulfurique. — Pendant le mélange qui s’exécute à l’aide de ringards en bois, il ne se dégage pas immédiatement des gaz désagréables. — Mais, plus tard, quand la masse est en repos et que les corps gras arrivent à sa surface, ils entraînent avec eux des bulles qui crèvent et qui donnent lieu à des odeurs fétides. — Le maximum de fétidité se développe au moment de la décantation. — Quand les broches de fer, élevées successivement à des hauteurs différentes de la paroi des citernes, permettent de soutirer les eaux roussâtres, il surgit une odeur nauséabonde suigeneiis intolérable. — Vient ensuite l’écoulement d’eaux putrescibles.