SOUDE DE VARECH
A l’aide d’appareils spéciaux, on fait arriver l’un sur l'autre en sens inverse les dissolutions de sel marin et d’ammoniaque. L’acide carbonique est fourni par un foyer dans lequel on brûle du coke pour chauffer un torréfacteur ; il est mêlé de beaucoup d’azote. On admet que, dans le premier cylindre, il se fait du prolocarbonate d’ammoniaque ; dans le deuxième cylindre arrive le liquide, qui, mis en contact avec le gaz acide carbonique pur fourni par le torréfacteur, donne lieu au bicarbonate d’ammoniaque et à la réaction qui s’opère entre lui et le muriate de soude.
Soude de varech.
On connaît sous le nom de soude de varech une soude brute , riche en potasse et contenant environ pour cent parties :
Sulfate de potasse 19
Chlorure de potassium 25
Chlorure de sodium 56
Usages. — Celle soude est employée encore et l’a été souvent autrefois surtout parles verreries.
Détail des opérations. — On V obtient, en brûlant dans des fosses les varechs ou goémons, plantes marines qui viennent à la surface de la mer sur les côtes de la Normandie ; on les réunit en radeaux et les amène dans les endroits où on les brûle après des skeation.
Selon les pays, on les brûle à l’air libre dans de simples fosses faites en terre. Dans tout le Midi, on utilise ainsi les plantes marines, et surtout les salsola, les salicors, les chenopodium, les arroches, — sur les côtes du Nord, on brûle les fucus, goémons, varechs. La combustion dure plusieurs jours. La chaleur fond la cendre; — on laisse refroidir et l’on retire, après l’opération, une masse dure, à demi fondue, brune ou grise, qu’on concasse et qu’on expédie dans le commerce.
D’autres fois, quand le résidu de l'incinération entre en fusion, on le rassemble en masse, on en extrait les sels par lixiviation et on garde les dernières eaux mères de cristallisation pour en retirer de l’iode et du brome.
VEHNOIS. IITO. INU. Il
SOUDE
Acétate de soude, ou verre folié minéral.
Ce sel est efllorescent, comme la plupart des sels de soude, et soluble dans trois fois son poids d’eau froide. A l’état impur, c’est-à-dire à l’état de pyrolignite, il servait à la fabrication du sodium.
Causes d’ussalurrités. — Quelquefois, dégagement de vapeurs d’acide muriatique nuisibles à la végétation.
Causes d’incommodité. — Dégagement de vapeurs ammoniacales, de gaz acide carbonique et d’oxyde de carbone.
Fumée des fours.
Buée des chaudières d’évaporation.
Écoulement d’eaux abondantes.
Passer, iptions. — Construire les fours en briques et fer.
Les surmonter d’une botte qui conduise les vapeurs dans une cheminée haute de trente mètres, en briques et à large section.
Ventiler l’atelier.
Brûler la fumée et les gaz produits.
Mettre en communication les étuves avec les chaudières où se concentrent les lessives.
Condenser les vapeurs des fours à calciner, en employant l'appareil désigné sous le nom de cascade de Clément. Les gaz, après avoir traversé l’appareil de Wolf, passent par une masse de coke entassé dans un vaste cylindre en terre. Un filet d’eau tombant sur le coke permet aux vapeurs si avides d’humidité de se condenser.
Mettre la cascade en communication avec la grande cheminée de la fabrique.
Eau seconde alcaline (Fabrication de l‘) des peintres en bâtiments
(5* classe). — M janvier 1851.
Détaii. des opérations. — On désigne sous le nom d roit seconde alcaline une lessive de soude ou de potasse rendue caustique par la chaux ; on la conserve avec son état de causticité en la maintenant toujours sur de la chaux dans un vase fermé. (Alcali caustique en dissolution.)
On préfère généralement, pour décrasser, l'eau seconde