VERNIS GRAS
convenables. L’odeur peut être en partie évitée en recouvrant la chaudière d’un chapiteau, et en donnant à la cheminée un bon tirage.
Construire les fourneaux en briques et fer. Les surmonter d’une large hotte qui recueille toutes les vapeurs produites, et les porte dans une cheminée à large section, toute en briques ou en maçonnerie, haute de trente mètres. — Pour le vernis à l’alcool, exiger seulement deux mètres au-dessus des toits.
Clore les chaudières par un couvercle à charnières, — mobile, — qui, en cas d’incendie, puisse s’abaisser facilement.
Laisser un trop-plein à la chaudière en cas d’ébullition trop considérable.
Mettre l’ouverture des foyers et cendriers en dehors de l’atelier de fabrication.
Faire le dépôt de l'alcool, des essences ou des corps gras dans un local très-isolé et éloigné surtout de l’atelier où est le fourneau.
Limiter la quantité de ces matières premières à l’importance de la fabrique.
Revêtir de plâtre tout l'atelier où se fabrique le vernis et où se conservent l’alcool et les essences.
Le paver ou le daller. — Ne l’éclairer qu’à l’aide de lampes de sûreté.
Avoir toujours, dans l’atelier de cuisson et le magasin aux essences, un à deux mètres cubes de sable fin en cas d’incendie.
Avoir à la disposition de l’usine une quantité suffisante d’eau.
Si l’usine est considérable, exiger l’achat d’une pompe à incendie avec tous ses agrès.
Isoler les magasins aux vernis déjà préparés. Comme les meilleurs sont ceux qui sont anciennement faits, il y a toujours une certaine collection de ces produits.
Engager les fabricants à cuire à la fois pour deux à trois mois. — El à opérer la nuit.
Quand on autorise un certain nombre d’industriels à fabriquer chez eux le vernis (toujours en petites quantités) dont ils peuvent avoir besoin (chapeliers , fabricants de papiers
VERNIS
peints, etc.), il ne faut pas oublier de limiter le nombre de jours où cela pourra avoir lieu pendant le mois, et d’indiquer ces jours, afin que l’autorité puisse surveiller les contrevenants aux règlements. — Quand le local de ces industriels n’est pas bien disposé pour que toutes les prescriptions imposées aux fabricants de vernis soient accomplies, il ne faut jamais en autoriser la préparation, mais obliger les chefs de ces usines à les acheter tout faits. Dans ce cas, on leur impose les mêmes règles pour la garde et l’emploi de ce vernis.
Vernis (Fabrique de), en condensant les vapeurs ;2* classe).
Détail des opérations. — La fabrication des vernis, quand on concentre les vapeurs produites, enlève à cette industrie une grande partie de ses inconvénients. Voici ce procédé :
Il consiste à préparer les vernis dans des malras en cuivre, de forme allongée, reposant sur des plaques de fonte chauffées fortement en dessous au moyen du coke. Ces matrassont fermés par des couvercles en cuivre avec écrous, munis de deux orifices : l’un, pouvant être ouvert et fermé à volonté, est destiné à recevoir un agitateur; l’autre, communiquant par un tuyau à un serpentin plongeant dans une cuve pleine d’eau, est disposé de manière à condenser les vapeurs dégagées des matras pendant la fusion de la résine copal et sa dissolution dans l’essence de térébenthine.
Causes d’insalubrité. — Danger du feu.
Causes d’incommodité. — Odeurs désagréables, mais qui sont à peine sensibles quand on conduit bien l’opération et que les appareils sont bien faits. Autrement on les perçoit surtout à l’occasion de la fusion du copal au moment où l’on verse l’essence de térébenthine sur le copal refroidi pour lui donner de la liquidité, et quand on introduit le copal dans les bassines de cuivre chaudes.
Prescriptions. — Les magasins seront éloignés des ateliers, — couverts en tuiles, — plafonnés, — et ne présenteront aucune partie qui ne soit revêtue de plâtre.
L’atelier de transvasage des vernis et le magasin, destiné à