VERNISSAGE SCR MÉTAUX
recevoir les marchandises nécessaires pour la fabrication du jour seulement, seront couverts en tuiles, plafonnés, construits sans bois apparents, — séparés par une cloison en maçonnerie et isolés des autres ateliers.
Pratiquer la cuisson des huiles, la distillation des essences, la fabrication des vernis dans des ateliers distincts, — isolés, — et faits en matériaux incombustibles ; celui de la cuisson des huiles recouvert en tuiles.
Placer les foyers en dehors des ateliers.
Engager les chaudières dans des fourneaux en maçonnerie construits sous une hotte, isolées les unes des autres par des cloisons en briques, montant jusque dans l’intérieur delà hotte.
Placer un couvercle avec contre-poids en dessus de chacune des chaudières à l’ouverture de la hotte, de manière à pouvoir fermer au besoin.
Établir une cheminée particulière en briques élevée de dix mètres, et, au besoin, surélevée par un tuyau en tôle pour desservir le foyer de chaque chaudière sans communiquer avec l’intérieur de la hotte. — Pratiquer à son sommet une ouverture spéciale pour le dégagement des vapeurs.
Disposer un rideau en tôle avec contre-poids, de manière qu’il puisse fermer complètement l’espace compris entre la hotte et le massif du fourneau, et s’abaisser en même temps que la trappe de la hotte pour isoler et étouffer immédiatement le feu de chaque chaudière en cas d’incendie.
Relier les matras en cuivre à des appareils condenseurs suffisants pour produire une condensation complète des vapeurs. — Enfermer ces appareils dans une enceinte isolée. — Idem de ceux dans lesquels on fera l’addition de l’essence après la fusion du copal.
Vernissage sur métaux (3* classe).
Détail des opérations. — Les vernisseurs achètent les verni s tout préparés, ainsi que les couleurs dissoutes aussi dans des vernis. Ils les appliquent à froid , et font ensuite sécher les pièces dans des étuves dont la température ne s'élève pas au-dessus
YERN'OIS, Il YG . 1ND. II.
VERNIS
de quarante à quarante-cinq degrés. Ces étuves sont chauffées à l’aide de poussier de charbon, contenu dans un vase en fonte, ou simplement dans une chaufferette.
Ces petits ateliers sont très-répandus dans les grandes villes.
Causes d’insalubrité. — Quelquefois danger du feu, si pendant le travail il tombait quelque goutte de vernis sur le poussier.
Causes d’incommodité. — Légère odeur.
Prescriptions. — Construire l’étuve en matériaux incombustibles, avec porte doublée intérieurement avec de la tôle.
Isoler cette étuve.
Éloigner les pièces couvertes de vernis et le vernis lui-même delà chaufferette à poussier.
Mettre l’étuve en communication avec l’air extérieur par une cheminée plus ou moins haute, selon les localités, et qui recueillera les odeurs produites par la dessiccation du vernis.
Avoir un seau rempli de sable fin, et davantage selon l’importance de l’atelier.
Vernissage du laiton et de la tôle (2' classe). — 9 février 1823.
Détail des opérations. — Le vernissage des métaux à l’aide de la chaleur a souvent lieu pour remplacer l’étamage, mais bien plus souvent encore pour les protéger contre les intempéries de l’atmosphère.
On fond du copal dans un pot de terre bien vernissé, on ajoute après refroidissement une quantité double d’essence de térébenthine, on chauffe de nouveau pour favoriser la dissolution ; il faut de grandes précautions pour éviter l’inflammation du mélange, et, quand la masse est encore chaude, on ajoute une quantité égale de vernis à l’huile de lin, on chauffe, puis on filtre. — Ce vernis n’est appliqué que sur des métaux préalablement chauffés : on en applique quatre couches, en ayant soin de laisser toujours sécher la précédente. Quand la dernière couche est mise, on chauffe de manière à faire fumer le vernis et à le faire devenir brun : on lui donne par là une solidité extraordinaire qui le fait résister au feu.
Quand les pièces doivent aller sur le feu, les matières qui