VERNISSAGE DES LITS EN FEU
composent le vernis sont bien plus nombreuses : il n’est pas nécessaire de les détailler ici; la fabrication est la même que celle des vernis faits à chaud ; avant de l’appliquer on polit le métal avec de la pierre-ponce pulvérisée; on applique des couches successives en séchant chacune d’elles au four ; on polit ce vernis avec un feutre et de la ponce fine pulvérisée, puis du tripoli, au besoin même avec de la potée d’étain et de l’huile d’olive. On enlève l'huile en frottant la surface avec de l’amidon.
Usages. — Avecla tôle vernie on fabrique une foule d’objets. Il s’est établi une fabrique de peignes métalliques dont la base des opérations était celle qui vient d’être décrite. On commence par le découpage à l’aide d’emporle-pièces, et le vernissage à plusieurs couches termine la préparation.
Causes d’insalubrité. — Dangers du feu pendant les manipulations du vernis.
Gauses d’incommodité. — Odeur souvent très-mauvaise.
Prescriptions. — Isoler ces usines des centres d’habitations.
Placer les chaudières sous le manteau d’une cheminée qui reçoit les vapeurs produites. — Couvrir ces chaudières.
Donner à la cheminée dix à vingt mètres de hauteur, selon les localités.
Toutes les fois que cela sera praticable, ordonner de travailler la nuit en plein air et sous des hangars isolés. — On évitera ainsi les chances d’incendie et les inconvénients des odeurs.
Couvrir de plâtre ou de tôle tous les bois apparents de l’atelier ou les charpentes des hangars.
Placer en dehors de l’atelier les ouvertures du foyer et des cendriers.
Placer les vernis dans un lieu isolé et éloigné de l’atelier du travail. (Voir Fabrique de vernis , t. II, p, 587.)
Vernissage de» lit» en fer.
Cette industrie se réduit le plus souvent à une simple peinture, avec un mélange d’essence et de vernis gras tout préparé et appliqué à froid.
VERNIS
Prescription. — Il faut que le séchoir, placé au milieu de l’atelier, soit entouré d’un grillage et complètement isolé du vernis et des objets vernis.
Que le séchoir soit doublé en tôle et muni d’une cheminée d’appel pour le départ de l’odeur.
Et qu’il y ait, à la portée de l’ouvrier, un baquet rempli de sable fin en cas d’incendie.
Feutres vernis (Fahriijue de) (visières, papiers il emballage) (1” classe)
— 8 novembre "1 826.
Détail des Opérations. — Les feutres vernis sont préparés comme les feutres de la chapellerie ; ils sont fabriqués avec des matières plus grossières, puis enduits de couches successives d'huile de lin rendue siccative par les procédés décrits. (Voir Huile de lin , t. II, p. 79.)
Le feutre étant placé sur la forme, on l’imprègne d’huile siccative, et, après l’avoir desséché 'a l’étuve, on le doucit au tour avec la ponce en le plaçant sur un moule en bois ; on réitère cette opération jusqu’à six fois; on vernit enfin au moyen d’une brosse en queue de morue.
Les visières sont préparées un peu différemment ; un morceau de tissu étant étendu sur une table, on l’imprègne de colle de farine et on le porte à l’étuve; on le coupe ensuite de la forme voulue; on l’imprègne d’huile siccative, on le ponce en ayant soin de réitérer trois fois l’opération ; on découpe les visières et on les comprime dans des moules chauffés dont elles conservent la forme.
On fabrique en Angleterre un feutre verni avec les déchets de coton; il est destiné à remplacer le papier peint pour emballage ; il est plus souple et résiste aux frottements sans se casser ; on l’obtient comme les précédents.
Causes d’insalubrité. — Danger d’incendie à cause de l’essence employée et des huiles.
Causes d’incommodité. — Odeurs détestables pendant la préparation et l’emploi du vernis et des huiles siccatives.
TOILES PEINTES (ATEL'ERS De) . 597
Présomptions. — Voir Fabrication de chapeaux vernis , t. F, p. 391, et Vernis , t. II, p. 587.
Impression et peinture sur toiles vernies (2* classe, par assimilation à l'usage restreint du vernis).
Détail des opérations. — Cette portion de l’industrie des toiles cirées est habituellement exercée dans la fabrique même. Mais il existe un certain nombre d’ateliers spéciaux où l'on ne s’occupe exclusivement que de l’impression et de la peinture des dessins sur toiles cirées. — Dans ce cas, il y a une distinction réelle à faire. Tout le travail consiste dans l’application à l’aide du cylindre et de la presse, des dessins sur des toiles imperméables, préparées auparavant; on se borne après l’impression à donner une couche légère de vernis aux étoffes. On sèche à l’étuve ou à l’air libre.
Causes d’insalubrité. — Dangers d’incendie, — mais limités.
Causes d’incommodité. — Odeur désagréable du vernis.
Prescriptions. — Autant que possible, éloigner celte industrie de toute habitation.
Appliquer les vernis à froid.
Les conserver dans un endroit isolé où l’on n’entrera point avec des lumières.
S’il y a une étuve, la construire en matériaux incombustibles, etc., etc. (Voir Fabrication du vernis, t. II, p. 587.)
Aérer les ateliers.
Taffetas cirés (Fabriques de) (1" classe). — 16 octobre 1810. — 14 janvier 1815. Toiles cirées (Fabriques de) (1” classe). — 9 février 1825.
Taffetas et toiles vernis (Fabrique de) (1™ classe). — 14 janvier 1815.
Toiles vernies (Fubriques de) (!'• classe). — 14 janvier 1815.
Toiles peintes (Ateliers de) (3e classe). — 9 février 1825.
Toutes ces toiles, tous ces taffetas, variables quant à la nature du tissu primitif, et différents par la couleur et les dessins qui y sont imprimés, sont fabriqués d’après les mêmes procédés.
Détail des opérations. — On les enduit, soit à la main à l’aide du pinceau, soit avec des moyens mécaniques réguliers (rouleaux, cylindres), d’une couche de couleur et d’un vernis imperméable.
VERNIS
Tous les dangers et les inconvénients de cette industrie sont d’abord ceux de la fabrication et du maniement des vernis et, en plus, des odeurs attachées aux objets fabriqués qui, pendant le séchage, sur une étendue de terrain souvent considérable, donnent lieu à des odeurs fort détestables. A l’article vernis, caoutchouc, enduits et apprêts sur toiles imperméables, on trouvera la composition habituelle de ces préparations.
On les fabrique en général dans de grandes chaudières ; on étend l’enduit à chaud ou à froid sur la toile. — On donne une ou plusieurs couches, selon la nature de l’objet qu’on veut obtenir. On passe à l’étuve ou on fait sécher à l’air, puis on imprime ou non les dessins. Enfin, on rogne les toiles et on les dispose pour la mise en vente.
Il faut toujours distinguer les grandes et les petites fabriques de ce genre. Celles où l’on prépare les vernis et celles où cette opération n’a pas lieu.
Causes d’insalubrité. — Danger du feu par les essences, les résines, les vernis, les étuves.
Odeurs détestables produites par la combustion et la préparation des enduits et vernis.
Prescriptions. — Quand les vernis ou substances vernissantes, etc., etc., sont préparés dans l’usine, ranger cette industrie sous le régime des fabriques de vernis. (Voir Fabrication des vernis , t. II, p. 587.)
Dans tous les cas, éloigner ces usines de tout centre de population.
Faire l’application de l’enduit sur les toiles, soit dans un atelier clos, avec cheminée d’appel sous de vastes hottes, sans ouverture sur la voie publique ou à l’air libre, sous de grands hangars.
Construire les séchoirs ou étuves en matériaux incombustibles.
Les chauffer à la vapeur.
Placer l’ouverture des foyers et cendriers en dehors de tout atelier, tout hangar, contenant des vernis ou des marchandises en voie de fabrication ou complètement confectionnées.