GAZOMÈTRES DES ÉTABLISSEMENTS D’ÉCLAIRAGE I'AR LE GAZ
Ne donner au gazomètre qu’une forme cylindrique. — Rejeter toute forme anguleuse.
Veiller à ce que la cuve soit étanche. Elle peut par tolérance être en bois ; mais, pour remédier au défaut de surveillance sur son bon état , la placer toujours dans une autre cuve ou auge en maçonnerie.
Gazomètres dépendant des grands établissements d’éclairage par le gaz hydrogène (2* classe). — 20 août 1824. — 20 mars 1858.
On désigne sous le nom de gazomètres les grandes cloches qui servent de récipients au gaz fabriqué dans les usines et qui lui donnent une pression constante destinée à obtenir un écoulement régulier ; ces cloches sont en tôle rivée et goudronnée pour les préserver de l’oxydation et des fuites ; chacune d’elles plonge dans un réservoir nommé cuve. On dispose ordinairement de plusieurs gazomètres, afin de pouvoir faire les réparations sans arrêter complètement le travail.
On a construit dans certains cas des cuves à double enveloppe, dont l’intervalle compris entre les deux surfaces cylindriques est seul rempli d’eau. C’est dans cet espace que plonge le gazomètre; les tubes d’arrivée et de sortie se courbent aussitôt leur arrivée sous la cloche. Ces cuves n’ont pas d’avantages bien réels, sauf peut-être celui de leur facile réparation.
La cloche est maintenue par des contre-poids retenus à l’aide de chaînes et appuyés sur des colonnes, afin d’empêcher que le gaz ne supporte une trop grande pression et de pouvoir régler celle-ci. Les tubes d’arrivée et de sortie du gaz montent au-dessus de la surface de l’eau de la cuve, mais cette disposition peut occasionner des fuites en désagrégeant la maçonnerie autour des tuyaux.
Les cordes que l’on emploie à la suspension des cloches sont le plus souvent en fil de fer ; il fauL les peindre chaque année au minium et à l’huile de lin pour prévenir leur oxydation, qui, en diminuant leur solidité, pourrait en amener la rupture.
GAZ D’ÉCLAIRAGE
Gazomètre à tubes articulés.
On fait usage dans un petit nombre d’usines d’un moyen de suspension qui évite les inconvénients précédents : l’appareil suspenseur du gazomètre est formé de deux tubes articulés pouvant se plier facilement ; l’un de ces tubes sert à l’introduction du gaz, l’autre à sa sortie; ils sont munis de soupapes qu’on peut lever à l’aide d’une crémaillère, selon que l’on veut donner issue au gaz d’un côté ou de l’autre.
Gazomètre à télescope ou à tirage.
Ce gazomètre a une cloche formée de deux ou de plusieurs parties cylindriques superposées et emboîtées l’une dans l’autre, à l’instar du tube d’une lunette de spectacle. C’est une capacité extensible, la moitié supérieure s’agrafe tout autour de l’autre moitié par ses bords relevés en rigole circulaire, et la soulève quand le gaz vient à prendre un volume suffisant. Quand la moitié inférieure vient à sortir de l’eau, le gaz ne peut pas s’échapper par cette rigole si l’on a soin de lui donner une hauteur un peu plus grande que celle que marque la pression du gaz intérieur exprimée en centimètres d’eau. La cloche a une ascension déterminée par des poulies qui roulent sur des plates-bandes en fer fixées sur les montants de la cuve.
Ce gazomètre présente l’avantage de pouvoir être placé dans les endroits où les excavations profondes sont difficiles; il n’exige qu’une colonne d’eau peu élevée, et diminue d’autant la pression, et, par conséquent, les chances d’infiltration dans le sol du liquide infect de la citerne. On entoure la cloche d’un mur afin d’éviter la pression latérale du vent; on connaît le volume du gaz recueilli par un contre-poids supporté par une chaîne fixée à la partie supérieure du gazomètre et qui passe sur deux poulies avant de suspendre le contre-poids devant une règle graduée.
Quand la hauteur à donner à la cloche est très-grande relativement h la profondeur de la cuve, on forme la cloche avec trois, quatre cylindres agrafés et même plus, dont le dernier