GRAS (INDUSTRIE DES CORPS
Graisses ik feu nu (Foule des) (1" classe). — 31 mai 1833.
Graisses (Fonte des) en vases clos et au bain-marie, eu chaudières à
double tond (2* et 5* classe).
Détail des opérations. — Les opérations de la fonte des graisses sont analogues à celles de la fonte du suif. (Voir pour le détail l’article Fonte du suif). Les anciens procédés de la fonte à feu nu ont été remplacés par la fonte au bain-marie, ou par l’action des acides et des alcalis.
La fonte des graisses vertes est celle surtout qui donne le plus de mauvaise odeur. On doit en rapprocher la fonte des graisses de cuisine qui contient toujours beaucoup de débris de matières animales en fermentation; c’est celle qui, sous le nom de regrattine , est recueillie chez les restaurateurs.
Toutes ces graisses sont maintenant fondues à la vapeur. Les graisses de cuisine, avant d’être soumises à cette action, sont mélangées à de la sciure de bois et livrées à la presse qui en extrait le plus de matières grasses ; le résidu forme de larges tourteaux, formés de graisse et de sciure de bois, qui sont vendus pour engrais. La graisse est reportée aux chaudières.
Quand on opérait à feu nu, la chaleur nécessaire pour obtenir le déchirement des vésicules ou alvéoles du tissu graisseux, réagissant sur le tissu et sur la graisse elle-même, les altérait par l’action d’une température dont rien ne réglait le degré et donnait naissance à des produits pyrogénés dont l’odeur infecte se répandait à de grandes distances. Dans l’action du bain-marie ou de la vapeur d’eau, comme sous l’influence des acides ou des alcalis, les membranes ne peuvent s’attacher aux parois des vases et se décomposer à la chaleur de leur contact. 11 ne se forme pas de matières pyrogénées, car la température se maintient dans la limite de cent degrés, et, de plus, l’ammoniaque qui sert habituellement de véhicule aux émanations odorantes est saturée et fixée par une partie de l’acide. Il n'y a pas de créions à la suite de ces traitements, et le travail des boulées se trouve supprimé. (Voir Fonte de suif.)
La fonte sans l’intermédiaire de l’eau n’a lieu que pour les