‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 62 sur 240 · LAVOIRS PUBLICS · texte numérisé non relu

LAVOIRS PUBLICS

sépare le lavoir du mur mitoyen par un espace de quinze à cinquante centimètres. Cette cloison doit régner dans toute la hauteur du mur mitoyen.

Prendre extérieurement l’air qui doit circuler entre cette cloison et les maisons voisines.

Construire ce contre-mur en briques et chaux hydraulique.

Dans les cas où cette mesure ne peut être prise, le long des yros murs de séparation, construire à la hauteur d’un mètre une cloison en briques de Bourgogne de onze centimètres d’épaisseur, hourdée en ciment romain. — Quelquefois se borner à une couche de ciment de la hauteur d’un mètre, dans tout le pourtour du lavoir.

Élever la cheminée de la machine à vapeur ou du bouilleur à trois mètres au-dessus des maisons voisines, dans un rayon de cinquante mètres.

Recouvrir la chaudière d’un couvercle métallique à charnière. — Le surmonter au centre d’un tuyau qui porte la buée sous une hotte communiquant avec la cheminée.

Ventiler convenablement tout l’atelier de travail.

Maintenir entre chaque place l’espace voulu (un mètre).

Quand il n’y a pas d’essoreuse, établir un séchoir, à l’air libre en été, et à circulation d’air chaud en hiver.

Paver, daller ou bitumer le sol. — Le tenir toujours en parfait état de propreté, en ménageant une pente convenable pour l’écoulement des eaux.

L’enlèvement des eaux savonneuses résultant des lavoirs ou blanchisseries, soit surtout dans les villes, soit dans les villages, dans le cas où il n’existe aucun égout ni cours d’eau qui puisse recevoir ces eaux, constitue une des causes les plus ordinaires et les plus graves d’insalubrité. Je l’ai déjà dit plus haut, il faut alors, ou traiter les eaux par la chaux, — ou les jeter en irrigation sur les terres, — ou les vendre pour en extraire les matières grasses, — mais ne jamais en permettre le séjour sur la voie publique, ni la perte dans des puisards : on pourra quelquefois ordonner la construction de citernes, — d’où ces eaux seraient extraites, à jour et heures fixes, traitées par la chaux;

VERNOIS. IIYG. INC. II.

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