CONTROLEUR POUR LES CHAUDIÈRES A VAPEUR
d’eau et de vapeur de la chaudière part un tube de vapeur qui vient déboucher dans un cylindre de détente vertical composé de deux pièces ou moitiés unies par un tube de caoutchouc vulcanisé. A la moitié supérieure de ce cylindre, qui est ainsi libre de se lever sur celle inférieure, se rattache une tige qui, dans le haut, s’adapte dans une encoche pratiquée sur la face inférieure d'un levier dont le bras le plus court est articulé sur un support fixe, tandis que le bras le plus long est en rapport avec une barre armée dans sa partie supérieure d’un crayon, et libre de monter ou descendre sous l’influence du levier qui lui imprime l’un ou l’autre de ces mouvements. Le tube de vapeur est pourvu d’un robinet qui sert à fermer la communication avec l'appareil enregistreur si on le juge nécessaire, et l’extrémité inférieure de ce tube porte également, au-dessus du robinet de niveau d’eau, un robinet semblable. La seule voie de l’eau pour s’échapper du robinet de niveau ou de la vapeur du robinet de vapeur s’ouvre donc dans ce tube, dont une portion peut-être, si l’on veut, en verre. Voici, dans tous les cas, la marche de l’opération.
Le carton ayant été fixé et mis en rapport par son châssis avec le mouvement d’horlogerie, on ouvreje robinet de vapeur, et celle -ci, s’élançant dans le tube de vapeur et dans le cylindre, soulève la partie supérieure et mobile de celui-ci, et avec lui la tige, le levier et le crayon, en faisant décrire à ce dernier une ligne radiale qui part du centre du carton et s’élève à une bailleur qui dépend de la pression. Tant que la môme pression se maintient dans la chaudière, le crayon reste à la même hauteur, et, en tournant, sous l'influence de l’horloge, ce crayon décrit une courbe. Supposons maintenant qu’il se soit écoulé une demi-heure : le chauffeur, en faisant jouer les robinets, ferme celui de vapeur et ouvre le robinet inférieur du tube de vapeur, celle-ci s’élance en conséquence de ce tube, et le crayon tombe en traçant une ligne qui converge vers le centre du carton. Puis après il ouvre le robinet d’eau qui s’en écoule, le referme, ouvre de nouveau le robinet de vapeur en laissant échapper celle-ci; enfin, il ferme le robinet au bas du tube de
MACHINES ET CHAUD1ÊI1ES
vapeur, celle-ci s’élance de nouveau par ce tube dans le cylindre, le crayon trace une autre ligne radiale, et ainsi de suite. On voit donc que toutes les inégalités dans la pression seront indiquées par les hauteurs ou les distances que les lignes tracées auront atteintes. Si le chauffeur a omis ou négligé d’exécuter ces opérations, c’est-à-dire, de vérifier le niveau de l’eau dans la chaudière à toutes les demi-heures, l’absence de la ligne radiale sur le carton indique eette négligence.
Il est évident que le carton peut-être disposé pour des intervalles autres que des demi-heures; que plusieurs cartons indicateurs de plusieurs chaudières peuvent être menés par un autre appareil enregistreur de la pression qu’on met en rapport avec les robinets de niveau d’eau et de vapeur.
Amélioration des chaudières à vapeur.
Le poids et le volume des chaudières à vapeur sont, ainsi que la quantité de combustible obligatoire, les seuls obstacles au développement de la navigation à vapeur. Les Américains, abord d’un grand nombre de leurs navires, ont déjà 'diminué de moitié leurs chaudières, en les alimentant d’air par un ventilateur; mais de grandes pertes de calorique sont la conséquence de ce système.
M. Henri Carrey, officier de marine, vient d'inventer une nouvelle machine destinée, selon toute apparence, à éviter en grande partie la perte du calorique et à amoindrir le volume des chaudières dans des proportions plus considérables que celles du système américain.
11 est reconnu qu’un kilogramme de charbon contient un calorique suffisant pour vaporiser de douze à treize kilogrammes d’eau déjà chauffée à trente degrés. Cependant les meilleures chaudières marines n’obtiennent qu’environ sept kilogrammes de vapeur par kilogramme de charbon qu’elles brûlent. Cette vaporisation descend môme à quatre kilogrammes lorsqu’on est forcé de pousser les feux en vue de produire beaucoup de vapeur à la fois, afin d'accélérer le mouvement de la machine. Ces résultats défectueux sont dus à la perte de chaleur qui se fait par suite : 1° de l’échappement des produits de la