‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 8 sur 240 · FONDEURS AU CREUSET · texte numérisé non relu

FONDEURS AU CREUSET

ces effets. On leur donne celte propriété en les enduisant à l’intérieur d’une préparation qui y fixe une couche de trois à quatre millimètres de charbon en poudre. — La cavité intérieure doit être lisse et luisante. — Au fond, on laisse une couche de brasque de dix millimètres.

Usages. — C’est dans ces fours à creuset que dans l’intérieur des villes on fond le cuivre destiné à la fabrication d’une foule d'objets d’art ou d’utilité domestique. — On y fond l’or et l’argent,— on y traite les anciens galons, — les boutons, — les fragments de cuivre doré, etc., etc.

Causes d’ insalubrité. — Aucune.

Causes d’incommodité. — Odeur et vapeurs métalliques, mais peu considérables.

Poussière.

Prescriptions. — Construire le fourneau en fer et briques.

Isoler le fourneau et la cheminée des murs mitoyens.

Elever la cheminée de deux mètres au moins au-dessus du faîte des toits voisins.

Surmonter le fourneau d’une large botte afin de recueillir complètement la fumée et la poussière.

Limiter le nombre des fourneaux.

Bien aérer l’atelier. ,

Couvrir de plâtre tous les bois apparents.

Déterminer la nature du combustible et ne permettre en général que l’usage du coke ou d’un combustible qui ne donne pas plus de fumée que le bois.

Donner des autorisations limitées.

S’enquérir avec soin de la nature des métaux qui sont traités et exiger une double hotte et une cheminée plus haute, dans le cas où l’on fondra des métaux qui s’oxydent et dont l’oxyde est très-volatil. (Voir Fonderie de fer pour les étuves et le moulage.)

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