FONDERIE ET MOULAGE DES MÉTAUX
la fumée des fours, parce qu elle recouvre les moules de noir et de suie.
Il faut, pour tous les moulages possibles, que la pièce soit divisée en autant de morceaux qu’il est nécessaire pour enlever le modèle sans briser tout ou partie du moule; les différentes pièces se rapportent à l’aide de chevilles, vis ou boulons. — Si les pièces sont cylindriques et creuses, on place dans le moule un noyau cylindrique, conique, ou môme de forme diverse, parce qu'il n’a pas besoin de satisfaire à la condition précédente puisque c’est une pièce moulée; ces noyaux sont souvent exécutés dans un moule en métal, ils contiennent souvent du crottin de cheval pétri avec du sable, afin d’en diminuer la fragilité.
Moulage en coquille.
Quelquefois le coulage a lieu dans des moules en métal, ce qui a fait donner à cette méthode le nom de moulage en coquille. On ne l’emploie guère que pour les pièces qui doivent présenter une surface très-dure, comme les cylindres de laminoirs.
Fonderie et moulage des métaux.
Causes d’insalubrité. — Dégagement de vapeurs nuisibles. — (Pendant la fusion du cuivre, du plomb, vapeurs arsenicales.)
Gaz délétères.
Causes d’incommodité. — Fumée.
Poussière pendant le moulage (charbon, fécule ou bogheard), incommode, mais non nuisible. — Et pendant le travail des sables.
Etincelles et gaz entraînés par le gaz sortant des cubilots.
Odeur de soufre.
Eclat de la fonte (forges catalanes).
Prescriptions. — Voir les prescriptions faites pour les fourneaux à la Wilkinson, à réverbère, — au creuset.
Conduire les gaz qui s’échappent des cubilots, par un canal horizontal, dans une cheminée en briques s’élevant à quinze
MOULAGE
mètres de hauteur au moins au -dessus du soi et ayant à son orifice supérieur une section de un mètre carré au moins.
Diviser la cheminée, à sa base, en deux compartiments, par une cloison verticale, de manière que les gaz débouchant d’un côté de cette cloison puissent circuler en descendant jusqu’à la base de la cloison et passer au-dessous d’elle pour entrerdans le corps principal delà cheminée.
Dans le cas où, malgré les précautions, les gaz sortant de la cheminée entraîneraient encore des étincelles enflammées, entretenir constamment une couche d’eau de vingt-cinq centimètres au moins de profondeur à la base de la cheminée, qui, dans celte prévision sera construite de manière à pouvoir retenir celte eau. — Cela pourra avoir lieu à l’aide d’une cuvette étanche de trente centimètres de profondeur au moins.
Découvrir d'une couche de mortier toutes les parties de bois apparentes, dans l’atelier principal, dans l’étuve et l’atelier de coulage.
Ne pas laisser les ateliers à l’air libre.
Interdire dans les ateliers la fabrication du coke.
Ventiler et établir une cheminée à bon tirage dans la partie de l’atelier de coulage, pour porter au dehors toutes les émanations qui s’échappent à cet instant du travail de la fonte.
Daller ou bitumer l’endroit où se fait le travail de la terre à mouler. — Ne pas laisser séjourner l’eau sur le sol.
Construire l’étuve en matériaux incombustibles, — qu’elle soit petite ou grande.
L’isoler des murs mitoyens par le tour du chat (quinze à vingt centimètres).
Le fermer avec une porte en tôle. — Ne jamais la tenir ouverte pendant le flambage.
Opérer sous de larges hottes, communiquant avec une cheminée d’une section suffisante pour donner lieu à un tirage actif.
Brûler la fumée produite, dans les lieux où les ordonnances de police ont imposé celle obligation.
Laisser les industriels libres de se servir de poussier de char-