MOULINS
Moulin* ù broyer le pltUrc. Voir Plâtre.
Moulin* ik farine, dans les villes (2" classe). — 9 février 1825.
Détail des opérations. — Elles consistent à moudre les grains. — Les moulins dits à l 'anglaise ont presque partout remplacé aujourd’hui les anciens systèmes. Ils exposent bien moins les ouvriers à l’action de la poussière.
Causes d’insalubrité. — Aucune.
Causes d’incommodité. — Bruit incessant.
Poussière pour les voisins et action de ces poussières sur les voies respiratoires des ouvriers.
Pues riptions. — Sous aucun prétexte, ne pas obstruer la voie publique par les denrées et marchandises destinées au service de la meunerie.
Dans le mécanisme de l’usine, ne point user de machines produisant du bruit, — ou les entourer alors de tambours isolants qui en atténuent considérablement l’inconvénient.
Disposer la bluterie de façon que les voisins ne soient point incommodés par la poussière.
S’il y a un générateur de vapeur, se soumettre aux règlements en vigueur. (Voir Machines à vapeur , t. II, p. 181.)
Moulin* à farine ou autre* grain* mu* par le vent, dan* la campagne.
Ces moulins ne sont pas classés. Leur isolement habituel met le voisinage en dehors des influences du bruit et de la poussière.
Au point de vue de la sécurité publique, il y a cependant quelques précautions qu’il serait bon de prendre, et que l’autorité devrait imposer. — 11 y a en effet, pour de jeunes enfants, un danger réel dans le passage rapide des ailes de moulin jusqu’à terre. Un certain nombre d’accidents ont eu lieu. Il faudrait prescrire à tout meunier placé dans ces conditions d’entourer son moulin de barrières à un mètre de distance des ailes; de
Noms.
celte façon, ni les hommes d’abord, ni les animaux ne pour raient être atteints. — En un mot, dans les grandes fabriques où se meuvent et jouent tant de rouages, et où tant de graves blessures ont eu lieu, on a jugé indispensable de protéger les ouvriers et le public contre les engrenages, etc., etc. 11 faut agir de môme contre les moulins à vent.
Documents relatifs aux moulins à farine.
Ordonnance du 2 décembre 1778.
Arrêté préfectoral du Nord du 12 juin 1812 (article 54 et suivants sur la voirie), où la distance à laquelle doivent s’élever les moulins à vent est fixée à sept mètres du milieu du chemin, — sous les peines pour les contrevenants de cent cinquante francs d'amende, de la démolition et de la confiscation des matériaux. (Voir Fours à chaux et décret impérial du 24 février 1812.)
Moulins à huile. Voir Huiles ( Industrie des).
Moulins à tan. Voir, au mot Cuirs (Industrie des), l’article Tanneries , 1. 1, p. 541. Moulins à vent. Voir Moulins à farine , t. II, p. 259.
MUREXINE ou MUREXIDE. Voir Urique (Acide), 1. 1, p. 173. NITRIQUE (Acide) (Fabrique d’). Voir Azotique (Acide), t. I, p. 148.
NITRO-BENZINE. Voir Benzine, t. I, p. 279.
NOIRS 1 (Industrie des).
Charbon animal (Fabrication et revivification (lu), la fumée n'étant pas brûlée (1" classe). — 9 février 1825.
Charbon animal, la fumée étant brûlée (2e classe). — 9 février 1825. — 20 septembre 1828.
Calcination d’os d’animaux, fumée non brûlée (1" classe). — 9 février 1825. Calcination d’os d'animaux, fumée brûlée (2“ classe). — 9 février 1825. — 20 septembre 1828.
Noir d’ivoire et d’os (Fabrication du) lorsqu'on n'y brûle pas la fumée
(1'" classe). — 15 octobre 1810. — 14 janvier 1815.
JSIoir d’ivoire et d’os quand on brûle la fumée (2° classe). — 15 octobre 1810. — 14 janvier 1815.
nioir décolorant. — Uioir animal.
Le charbon ou noir animal est le produit de la carbonisation des os, à l’abri de l’air. Ce corps contient environ 12 pour 100
1 Dans beaucoup do localités, les fabriques de noir animal sont réunies aux établissements où l’on pratique le débouillage des os.
FABRICATION SANS CONDENSATION DES PltODUITS VOLATILS. 241
de charbon azoté, 88 pour 100 de phosphate et de carbonate de chaux et de traces de fer ; il doit son pouvoir décolorant uniquement au carbone qu’il renferme.
Détail des opérations. — Pour l’avoir pur, ou débarrassé des sels de chaux, on le lave à l’eau chargée d'acide chlorhydrique qui les dissout complètement, puis à l’eau pure. 11 faut éviter dans la carbonisation une température trop élevée qui, en agrégeant le phosphate, rend le charbon moins poreux et bien moins décolorant.
Fabrication sans condensation des produits volatils.
L'ancien procédé de fabrication consiste à remplir (Vos à l’aide d’une pelle à roulettes, des pots cylindriques en fonte ou mieux des pots en terre à creusets de même forme et qui ne peuvent se détériorer au feu; ces pots sont empilés au nombre de cinq les uns sur les autres, de manière qu’ils se ferment l’un par l’autre, à l’exception du dernier sur lequel on pose un couvercle.
On élève la température jusqu’au rouge cerise et la maintient pendant six à huit heures; il faut peu de combustible, parce que les gaz qui se dégagent s’enflamment et continuent la combustion. On retire les cylindres à l’aide de crochets en fer, quand il ne se dégage plus de gaz, et on les remplace par d’autres, sans attendre le refroidissement du four. On porte alors les os carbonisés dans des meules, afin de les réduire en poudre très-fine.
On adosse quelquefois, par économie, deux et quatre fours, au milieu desquels on établit un four à révivification.
On a construit des fours qui servent en même temps à la révivification. Ces fours sont fermés d’un foyer à grille placé au milieu d'un four à voûte surbaissée de deux mètres de côté; deux portes antérieures servent à introduire et à retirer les vases de fonte ou de terre, au moyen de barres de fer encastrées dans la maçonnerie.
On chauffe au rouge, après avoir muré soigneusement les
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