‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 92 sur 240 · NOIRS EMPLOYÉS EN PEINTURE · texte numérisé non relu

NOIRS EMPLOYÉS EN PEINTURE

Exiger qu’il y ait toujours un puits ou une pompe dans la fabrique.

Hoir minéral (Carbonisation et préparation (les schistes bitumineux

pour fabriquer le) (2” classe). — 31 mai 1853.

On trouve en Auvergne un schiste bitumineux très-facile à exploiter, donnant une cendre rouge ou rose par les faibles quantités de fer qu’il peut contenir.

Détail des opérations. — Pour le carboniser, on opère comme il a été dit pour le bois en meules; parce qu’on ne pourrait guère utiliser sur place le bitume et le gaz que l’on obtiendrait si l’on opérait en vases clos; on pulvérise facilement la masse charbonneuse et dure qui en résulte et qui jouit d’un grand pouvoir décolorant.

Ce charbon ne peut pas, comme le noir d’os, enlever la chaux au sucre; d’ailleurs il contient toujours du protosulfure de fer provenant de la décomposition des pyrites dont on n’a pas pu le débarrasser complètement par un triage à la main, ce qui nuit beaucoup à son emploi. Tous les schistes bitumineux ne donnent pas un charbon jouissant de ces propriétés.

Causes d’insalubrité. — Aucune.

Causes d’incommodité. — Fumée.

Odeur désagréable.

Prescriptions. — Agir toujours loin des habitations.

Dans le cas où ces opérations auraient lieu près des habitations, placer les matières dans des fosses, et agir en vases clos.

Faire construire un four en briques.

Recueillir les gaz produits, les brûler ou les diriger dans une cheminée haute.

Recouvrir le fourneau d’une large hotte.

Avoir une cheminée haute de dix à quinze mètres.

Rruler la fumée.

Noirs employés en peinture (2" classe). — 11 janvier 1815.

Charbon de fusain. — Le charbon de fusain qu’on emploie à dessiner s’obtient en calcinant au rouge dans des marmites

KOMIS.

de fonte le bois de fusain ordinaire ; il faut laisser une issue aux gaz et aux vapeurs de manière à ne pas faire éclater la chaudière.

Noir de pêche — Le noir de pèche est obtenu en carbonisant des noyaux de pèche.

Noir de vigne. Noir d’Espagne. Noir d’ Allemagne. — Le noir de vigne est retiré des sarments ; le noir d’Espagne du liège: le noir d’Allemagne d’un mélange à proportions variables de rafles de raisin, de lies de vin, de noyaux, de râpures d’os, etc. On lave le charbon pour en séparer les sels solubles. Ces différents noirs présentent des nuances variables.

Noir de lampe. — Le noir de lampe est obtenu en brûlant des huiles ou graisses dans des quinquets à becs simples placés au-dessous d’une plaque de métal sur laquelle se dépose le carbone non brûlé; on le détache avec une carte, ou par l’agitation; on peut le calciner au rouge dans un creuset pour l’obtenir plus noir et privé de principes goudronneux hydrogénés.

Dans la fabrication en grand, des lampes sont disposées de manière à avoir un écoulement constant ; elles brûlent sous des tubes qui communiquent à un gros tube commun qui condense la vapeur d’eau et les produits hydrogénés ; la plus grande partie du noir ne s’y dépose pas, mais vient dans des sacs verticaux de grandes dimensions qui communiquent les uns avec les autres et sont munis d’obturateurs à leur partie inférieure ; c’est par là qu’on retire le noir à l’aide d’une légère agitation.

Noir de fumée ordinaire par les résidus de la térébenthine. — Le noir de fumée, qui est à peu près identique au précédent, se retire de la combustion des résidus de la térébenthine ou de certaines matières grasses ou bitumineuses.

On fait brûler le goudron ou les résines de térébenthine dans un foyer, après les avoir placés dans une marmite de fonte; les produits charbonnés de la combustion se rendent dans une chambre cylindrique dans laquelle se meut un cône mobile en tôle percé à la partie supérieure ; il sert de cheminée pendant

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