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portes d’introduction; les gaz qui se dégagent continuent presque seuls la combustion.
Les produits gazeux de la combustion se rendent par des carneaux, et un conduit ou cheminée, à des embouchures placées sous les quatre grilles des foyers du four coulant à révivification .
Fabrication avec condensation des produits ammoniacaux.
Si l’on veut recueillir les gaz ammoniacaux qui proviennent de la décomposition de la substance animale des os, on opère celte carbonisation dans des cylindres ou cornues de fonte, on lute soigneusement avec une terre argileuse les obturateurs ; on porte au rouge pendant un assez grand nombre d’heures ; puis on retire le charbon incandescent dans des étouffoirs où il refroidit à l’abri de l’air.
Les produits gazeux de la combustion se rendent par un tuyau dans un réfrigérant où le carbonate d’ammoniaque se condense. Mais comme les sels ammoniacaux se retirent à très-bas prix des eaux du gaz d’éclairage, on ne suit presque plus ce procédé, qui coûte beaucoup plus de combustible que le précédent : Du reste, il répand beaucoup plus d'odeur infecte, et l’on est obligé de faire repasser les gaz non condensables dans un nouveau foyer.
Quand le noir est refroidi, on le réduit en grains pour l’employer à la fdtration, soit dans des moulins, soit en le faisant passer dans des cylindres cannelés. La partie la plus fine a une moindre valeur et ne peut servir qu’une fois comme décolorant; on l’utilise ensuite comme engrais.
Noir animal ( Revivification (lu), dans les villes, selon les procédés employés, et surtout quand on brûle la l’uméc (2* classe ').
Détail des opéhations. — Le noir en grains, après avoir servi h décolorer un liquide , et c’est presque toujours à décolorer les sirops qu’on l’emploie, peut recouvrer sa propriété décolorante en le privant, par des lavages à l’eau, des
* C’est par erreur (pie le texte de l'article 8 de l'ordonnance du 9 février 1825 porte la 5* classe. Cette erreur a été rectifiée par l'article b de celle du 20 septembre 1828.
NOIR ANIMAL (lIÉ VIVIFICATION Eu) .
matières solubles, puis en le carbonisant de nouveau pour détruire les matières organiques dont il est imprégné. Les lavages s’opèrent à l’aide de divers mécanismes et constituent ce qu’on appelle des lavages méthodiques.
Comme la carbonisation dans des fours et des cylindres semblables à ceux de la fabrication primitive altérerait en l’agrégeant le noir en grains, on emploie des appareils coulants, moins chauffés que les précédents.
Premier procédé. — On se sert souvent d’un four en maçonnerie; dans son axe est un foyer surmonté d'une voûte, on y a encastré des tuyaux rectangulaires inclinés qui se relèvent et débouchent à la partie supérieure de la maçonnerie dans un bassin de tôle qui recouvre le four. Ce bassin plat est chauffé par des carneaux correspondant chacun aux intervalles de tuyaux, il sert à dessécher le noir lavé. On chauffe et fait couler le noir dans les tuyaux; après une demi-heure de chaleur rouge, on le laisse écouler dans des étouffoirs par les portes placées au bas de chacun des tuyaux.
Deuxième procédé. — Des vues d’économie ont fait construire et substituer au four précédent des fours révivificateurs de six mètres de hauteur, complètement en briques, ayant quatre foyers et plus, surmontés chacun d’une cheminée, offrant à des intervalles de quatre-vingts centimètres des diaphragmes à claire-voie en briques qui obligent la fumée à passer de l’un h l’autre; ils sont mobiles et assez larges pour pouvoir être réparés. La fumée, en sortant des cheminées, va chauffer des plaques de tôle où commence la dessiccation du noir.
Entre deux foyers sont disposés des carneaux de même hauteur que le four, et ayant pour les deux premiers mètres de haut, une section d’un décimètre sur une longueur d’un mètre; chacun de ces carneaux est divisé en quatre parties au moyen de registres distants d'un mètre à partir de la base; ce qui donne trois mètres de hauteur à la division supérieure. Le noir, lavé et desséché, est versé dans ces carneaux; on ouvre les registres supérieurs, puis on les ferme, et on ouvre ceux placés immédiatement au-dessous pour y faire tomber le noir ; et,
koirs.
comme la division supérieure n’a que quatre-vingt-dix centimètres, il reste un vide qui sert de récipient aux gaz que l’on peut en faire sortir au dehors au moyen des registres. Quand on a rempli successivement les sections des carneaux, on chauffe au rouge, et, chaque fois que le noir atteint cette température, on le laisse écouler pour le remplacer par d’autre en ouvrant les registres. L’opération est continue et dure près d’une heure pour chaque cuite.
Pour dépouiller le noir du brillant qui provient de la carbonisation de la matière organique dont il est imprégné, on le soumet à un simple frottement entre deux meules suffisamment écartées, et l’on met de côté le noir fin qui provient du tamisage pour en faire du noir animalisé.
Troisième procédé. — On a proposé de revivifier le noir sans le carboniser de nouveau; on sait que le noir qui a servi ne cède ni à la chaux ni aux acides les principes colorants dont il est chargé, mais on peut les lui enlever par un séjour dans de 3’eau contenant 1 à 2 pour 100 de carbonate de potasse ou de soude; la liqueur se colore, et il suffit de laver ensuite le noir à l’eau.
Usages. — Le noir animal ou noir d’os sert à la décoloration des sucres bruts dans les raffineries; il peut absorber la chaux et ses sels dissous dans l’eau, ainsi que l'iode, les sels de plomb, de cuivre, etc.; les alcaloïdes, tels que la strychnine, la morphine, etc.; les gaz libres ou dissous dans l'eau, ce qui en fait un désinfectant énergique , car il absorbe facilement l’acide sulfhydrique; c’est pourquoi l’eau filtrée sur le noir animal et même sur le charbon ordinaire a besoin d’être aérée de nouveau.
Causes d'insalubrité. — Dégagement de gaz et d’odeur pendant la fermentation qu’on fait subir au charbon, pour qu’il se débarrasse du sucre qu’il contient (acide acétique).
Causes d’incommodité. — Odeur des produits pyrogénés développés pendant la calcination au rouge, même avec des appareils bien construits. — Ecoulement des eaux de lavage.
Pm sciiirTioNs. — Construire le fourneau en matériaux in-
NOIR AN1MALISÉ. 245
combustibles, avec tour du chat, qui l’isolera de tout mur et de tout bois.
Élever la cheminée à vingt-cinq mètres.
Surmonter le fourneau d’une large botte qui conduira toutes les vapeurs dans la cheminée.
Placer le charbon mis à dessécher sous une hotte à bon tirage.
Brûler les produits gazeux de la révivification, en les dirigeant sous la grille d’un loyer à ignition, et en les y faisant arriver à un état d’extrême division à travers une pomme d’arrosoir.
Noir d’ivoire.
C’est encore par la carbonisation en vases clos qu’on obtient le noir d’ivoire, dit de Cologne ou de Cassel.
Noir anima lise (1” classe). — 27 janvier 1851.
Détail des opérations. — Le noir annualisé, qu’on emploie comme engrais, est un charbon azoté provenant de la carbonisation des matières animales. Le noir animal seul est peu efficace, il le devient beaucoup si on ne l’a pas privé de l’azote qu’il retient par une forte calcination; on sait que le phosphate de chaux seul agit peu sur les sels assez riches en phosphates. Le charbon ordinaire et surtout le noir animal jouissent de celle propriété, qu’en contact avec une matière organique pulréfiable comme le sang, la chair, etc., ils n’empêchent pas sa décomposition, mais la ralentissent, et s’opposent ù tout dégagement d’odeur putride; car ils absorbent les gaz à mesure de leur formation et permettent aux végétaux de se les assimiler au fur et à mesure qu’ils les condensent. C’est une combustion lente très-curieuse à étudier.
On se sert, dans ce but, de poussier noir animal, on le mêle aux déjections putrides, au sang; mais, pour suffire à la consommation, on fait artificiellement un charbon azoté.
On prend des terres argileuses et calcaires bien chargées de débris organiques; on les carbonise; on les mêle aux matières fécales déjà presque désinfectées avec une solution de sulfate de
ko ns.
fer ou de zinc, ou même avec les eaux mères des sulfates de cuivre et de fer. Le mélange est rendu aussi parfait que possible; et les quantités employées doivent donner une pâte pulvérulente qu’il est facile de répandre sur le sol sans vicier l’air par des émanations putrides.
Ce procédé se résume donc dans les opérations suivantes :
1° Désinfection des matières fécales ou animales autres; 2° Extraction et transport de ces matières désinfectées à l'usine; 5° Transformation en engrais inodore (il ne l’est jamais complètement , ce qui tient à ce que la désinfection n’a presque jamais été opérée selon les règles voulues.) — Cette transformation a lieu par la désinfection produite à l’aide de deux solutions : Yune de sulfate de fer dans quatre à cinq fois son poids d’eau (dix kilogrammes de sulfate de fer pour une fosse de quarante mètres cubes), l 'autre de savon commun (dix kilogrammes de savon pour trente litres). Celte solution doit être projetée dès que le mélange est opéré. — On jette le tout à la fois sur les matières. — Dans cette opération, il y a transformation instantanée des sels ammoniacaux volatils et sels ammoniacaux fixes; c’est-à-dire en sulfate d’ammoniaque et en oléates métalliques qui, n’émettant plus de gaz, ne répandent pas d’odeur. Cette fixation est indispensable au point de vue de l’engrais. — Sans cela l’ammoniaque libre serait un poison pour la végétation.
Causes d’insalubrité. — Dégagement de vapeurs ammoniacales très-fétides, quand la fumée n’est pas brûlée.
Dégagement, par les fissures des marmites en fonte, de vapeurs ammoniacales, d’huile empyreumatique, de carbonate d’ammoniaque, de gaz hydrogène carboné et sulfuré, et de gaz acide carbonique (produits volatils de la carbonisation des os).
Causes d’incommodité. — Fumée.
Odeurs désagréables, môme quand on brûle la fumée et condense les gaz.
Danger d’incendie.
Prescriptions. — Entourer l’usine de murs.
brûler la fumée. — Recouvrir la grille du four de coke in-
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candescent, et la faire traverser par les produits volatils de la distillation des os.
Condenser les gaz.
Fabriquer dans des cornues en fonte (vases clos) .
Construire les fours en briques et fonte.
Surmonter les fours d’une large hotte et d’une cheminée haute en briques, (dimensions variables, selon les localités, dix à trente mètres.
Séparer les fours de la chambre à condensation.
Mettre à couvert les engrais fabriqués (noir animalisé) .
Ne pas laisser séjourner dans l’usine les eaux grasses qui proviennent de la cuisson des chairs. — Les enlever rapidement, pour les livrer à l’agriculture.
N’emmagasiner que des os secs et ne se livrer à aucune opération d’équarrissage, — surtout la fonte des boyasses.
Faire suivre aux eaux provenant du lavage des noirs, après un dépôt préalable, la même direction que les eaux des fabriques de sucre ou autres analogues. — Par conséquent, ne pas laisser couler ces eaux sur la voie publique ou dans des cours d'eau sans y avoir été spécialement autorisé.
Neutraliser dans l’atelier le gaz ammoniacal produit par la décomposition des matières animales.
Commencer les opérations de calcination le soir, à neuf heures, tant qu’on n’aura pas trouvé le moyen de brûler économiquement les gaz et vapeurs toujours infects qui se dégagent peu de temps après l’allumage des feux.
Se servir de bois ou de coke pour combustible.
Limiter les approvisionnements d’os secs aux besoins de la fabrique.
Ne jamais conserver en las des os humides, à moins qu’ils ne soient recouverts d’une couche de charbon de dix centimètres d’épaisseur au moins.
Hoir de ruinée (Faln-icntion du) (2* classe). —15 octobre 1810. — H janvier 1815.
Détail des opérations. — On brûle des résines dans une ou plusieurs terrines placées au centre d’une chambre de très-
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petite dimension, et n’ayant qu’une ouverture étroite à sa partie supérieure. Le noir de fumée est condensé sur les parois de la chambre où sont tendues des toiles attachées à des châssis. Dans la grande généralité des fabriques il existe douze, quinze ou vingt cabinets de ce genre et môme plus. Ils sont adossés les uns aux autres.
Causes d’iksaludrité. — Danger d’incendie.
Causes d’incommodité. — Fumée.
Odeur.
Prescriptions. — Pratiquer au milieu du plancher de chacune des chambres une excavation garnie de fonte, destinée à recevoir les marmites qui contiennent le mélange de résine et de goudron.
Placer au-dessus de ces excavations un trépied d’un mètre de hauteur destiné à soutenir un chapiteau ou cône renversé d’un mètre de diamètre dans sa partie la plus large.
Placer sur un fourneau en briques, dans un bâtiment isolé de tout le reste de l’établissement la chambre en fonte où s’opère le mélange de résine et de goudron à l’aide de la chaleur. La recouvrir d’un couvercle à charnières propre à éteindre toute inflammation du mélange en cas d’incendie.
Avoir toujours dans la fabrique un ou deux mètres cubes de sable fin (selon l’importance de la fabrique).
Séparer les chambres où se produit la fumée par des cloisons faites en matériaux incombustibles, ayant au moins quarante centimètres d’épaisseur.
Couvrir l'établissement en briques et fer.
Construire, ou au moins doubler en tôle à l’intérieur les portes des chambres.
Construire et couvrir en matériaux incombustibles la galerie extérieure par laquelle on pénètre dans les chambres.
Éloigner des cabinets à fumée les magasins à goudron et à résine.
Limiter les quantités de ces matières premières à l’importance de la fabrique.