‹ Traité pratique d'ophthalmoscopie et d'optometrie [electronic resource]Chapitre 43 sur 89 · DIOPTRIQUE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DIOPTRIQUE PATHOLOGIQUE

Toutes les fois que la portée de la vue diffère notablement de celle de l'œil normal, il en résulte une infirmité permanente ou transitoire, qui réclame, à bien des titres, la sollicitude du médecin. Elle modifie les conditions habituelles de la vie sociale. Elle occasionne fréquemment, faute d'une direction éclairée, de graves affections intra-oculaires. Enfin et surtout , elle offre le plus souvent le grand avantage de pouvoir être corrigée d'une façon certaine, simple et satisfaisante. Et pourtant cette partie si intéressante, si utile de l'art de guérir, est restée jusqu'alors à peu près étrangère à la clinique et livrée aux hasards d'un aveugle mercantilisme !

Théoriquement, les troubles de l'appareil de réfraction peuvent dépendre : soit d'un changement dans le pouvoir réfringent des milieux de l'œil, ou dans le rayon de courbure de leurs surfaces limitantes ; soit d'un changement de rapport entre le plan rétinien et le centre optique du globe oculaire ; soit enfin, d'une modification dans le fonctionnement de l'accommodation. L'observation n'a pas démontré l'existence de modifications dans la valeur réfringente des miUeux réfringents. 11 en résulte que les troubles de la réfraction doivent être attribués à l'une des trois causes suivantes :

1" Changement de rapport entre le système réfringent et l'écran rétinien ;

2° Changement dans le rayon de courbure des surfaces limitantes;

3° Changement dans le fonctionnement de l'accommodation.

En d'autres termes, ces troubles peuvent provenir de deux sources essentiellement distinctes dans leur nature. Dans un cas, ils dépendent de la construction même de l'œil, c'est-à-dire de l'état de la réfraction fixe ; dans l'autre, de l'accommodation, c'est-à- (l'i'e de l'état de la réfraction- facultative. Sans doute, ces deux

ÉVALUxVriUN DES TROUBLES DE EA REFRACTION FIXE. 315 causes interviennent fréquemment ensemble, en produisant des effets qui tantôt s'ajoutent et tantôt se neutralisent plus ou moins complètement. Mais ces faits n'enlèvent rien à l'importance ni à l'exactitude de la distinction que nous venons de rappeler, et sur laquelle Donders a tout particulièrement insisté, en fondant sur elle une étude nouvelle et plus physiologique des vices de la réfraction oculaire.

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