MESURE CT TRAITEMENT DE I/ASTIGMATISME
mage soit nette. On recommande au malade de s'assurer si la direction est bien exacte, en opérant de légers mouvements dans les deux sens. La direction vérifiée, on mesure la réfraction de ce méridien comme celle du méridien perpendiculaire, en éloignant lentement le pignon j usqu'à ce que les lignes commencent à se brouiller, et en répétant plusieurs fois l'expérience à titre de contrôle. La lecture sur la règle de l'optomètre et sur l'échelle du tambour donnent la mesure et la direction.
Ces deux déterminations successives demandent à peine quelques minutes, à moins de cas exceptionnels dont il sera question : elles donnent la correction sphérique, la forme, le degré et la direction de Tasligmalisme. Pour en exprimer les résultats, nous avons adopté une notation uniforme dont le premier terme représente la Correction sphérique, le second, l'orientation, et le troisième, le degré de l'astigmatisme.
Exemples. — Premier cas.
La première détermination donne 14 (M); 1S°G : la seconde, 30 '(M); 75" D. L'astigmatisme est égal ài^ — fo ; différence qui est donnée dans la table de soustraction par le nombre qui se trouve au point de rencontre de la série horizontale correspondant à 14 et de la série verticale correspondant à 30. Ce nombre est 24. L'astigmatisme est donc égal à — ^ et la myopie, à — ^.
Formule: 1 ; 75" D ; — ^.
Deuxième cas.
détermination 12 (M); 40" G.
2« ûo(E);50"D.
Formule : 50" D; — ^•
Troisième cas.
Indétermination 3G (H); 25" G.
Ao 1.1 =.1 d'après l'indication de la table d'addition.
Formule: — ;4 ; GS"D; -h
OPTOMÉTRIlî.
Quatrième cas. 1" détermination oo (E) ; 36° D. 20 12 (H); 54" G.
Formule : 36° D ; -j" j:;'
Cinquième cas.
T"' détermination 42 (H); 0°.
Formule: + -42 v ^° ' îô'
On voit dans les formules précédentes que le verre cylindrique est tantôt convexe, tantôt concave.
Comme l'astigmatisme ne représente qu'une différence dans l'état de la réfraction des deux méridiens les plus dissemblables, il est clair qu'il est possible de n'employer qu'une seule forme de cylindres, positive ou négative. Si l'on choisit la forme positive, c'est-à-dire la série des verres convexes, il faudra placer, pour tous les cas, l'axe du cylindre dans la direction qu'ont les lignes pour le pointé qui se rapproche le plus de l'œil.
Par exemple, si l'on trouve, comme dans l'un des cas cités plus haut : pour la première détermination, 14 (M); 15'' G; et pour la seconde — 30 (M) ; 'Î5° D,
l'axe du cylindre positif sera incliné à 15° vers la gauche, parce que 14 est plus rapproché de Tœil que 30 (M).
Si au contraire le cylindre" était négatif, son axe serait placé parallèlement à la direction des lignes pour le pointé le plus éloigné de l'œil.
Théoriquement, la formule du cylindre correcteur pourra donc être indistinctement convexe ou concave.
Dans la première hypothèse on ajoute de la réfraction, on agit sur le méridien le moins myope pour le rendre aussi myope que celui qui l'est le plus ; dans la seconde on retranche de la réfraction, on agit sur le méridien le plus myope pour ramener sa myopie au degré de celui qui l'est le moins.
Il est clair que, selon que le cylindre est convexe ou concave, la valeur de la correction sphérique change, puisque dans le pre-