‹ Traité pratique d'ophthalmoscopie et d'optométrie (volume 2)Chapitre 7 sur 24 · PLANCHE VII · texte numérisé non relu

PLANCHE VII

Figure 1.

OEil normal richement pigmenté. — Le ton général est sombre; l'anneau choroïdien, estompé en brun foncé et la tache jaune très-apparente. Cette dernière est entourée d'une zone brune, au centre de laquelle figure un petit disque rouge foncé, qui entoure un point blanc correspondante la fossette naviculaire. L'ensemble de l'image représente un beau type d'oeil jeune et brun.

OEil physiologique peu pigmenté. — Le ton général est beaucoup plus clair que dans l'image précédente ; le défaut de pigment de la couche épithéliale et du stroma met à découvert un élégant réseau choroïdien, visible jusque dans ses dernières ramifications. La papille est remarquable par sa teinte grise.

Fig. 3.

OEil physiologique. — La choroïde présente un certain nombre d'espaces intervasculaires très-sombres et de nature à simuler un état pathologique. Les dépôts pigmentaires figurés le long des vaisseaux sur la papille sont une erreur de la chromolithographie.

Fig. 4.

Œil normal vu à un fort grossissement (image droite). — On reconnaît facilement les trois zones concentriques dont se compose la papille. Au centre, un espace clair finement ponctué en gris, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec la coupe d'un jonc, et présentant à son bord externe le point d'émergence des vaisssaux ; c'est la lame criblée. A son pourtour une zone d'un gris rougeâtre : c'est la couche des fibres nerveuses qui paraissent, dans ce cas particulier, former une couche également épaisse dans toutes les directions; enfin, en dehors de cette dernière, une ligne assez claire représentant l'anneau sclérotical. L'anneau choroïdien fortement pigmenté est marqué par un croissant noir vivement accusé dans le tissu de la choroïde. Le grossissement employé met en relief les caractères distinctifs des vaisseaux. Les artères sont moins grosses, plus pâles, figurées par un centre clair et un double contour plus sombre; les veines, plus grosses, plus sombres et d'une teinte uniforme. Cette image, très-scrupuleusement reproduite, démontre également que les rapports entre les deux ordres de vaisseaux sont variables, puisque en certains points l'artère couvre la veine, et en d'autres, est recouverte par elle.

Fig. 5.

Œil physiologique. — La papille est remarquable par la largeur de la lame criblée, et surtout par l'existence d'une masse pigmentaire assez volumineuse, isolée et siégeant à proximité d'un vaisseau. En raison de l'origine de ces sortes de production, tout porte à croire qu'elle représente, soit un développement anormal de pigment dans la rétine, soit le produit d'une apoplexie miliaire de la papille ou du nerf optique, assez peu considérable pour occasionner des troubles fonctionnels, puisque la vision est normale.

Fig. 6.

OEil normal dessiné chez un jeune homme atteint de choléra confirmé. — La papille est de couleur lie devin. Les artères sont filiformes, à peine perceptibles; les veines volumineuses et comme étranglées au niveau du limbe sclérotical : sur la papille elles paraissent effilées, ce qui est dû à ce que le tissu de la papille est légèrement infiltré et partant moins transparent. Les vaisseaux choroïdiens sont très-pâles ; ils donnent au fond de l'image une teinte lilas sur laquelle sont accusés fortement en bleu foncé les espaces intervasculaires.

PERRIN Ophthalmoscopic

VARIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES

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