PLANCHE IX
Figure 1.
OEil de vieillard (6i ans). — La papille a la teinte grise sénile; elle est assez largement excavée. A son pourtour on observe une zone d'atrophie qui simule un staphylôme postérieur au deuxième degré. On peut remarquer pourtant qu'au niveau de l'atrophie subsistent encore un assez grand nombre de petits vaisseaux choroïdiens, ce qui donne à la partie malade un aspect moins blanc, moins nacré que le staphylôme. Acuité visuelle
OEil physiologique atteint d'astigmatisme. — La papille remarquable par sa teinte jaune uniforme est allongée dans le sens vertical (image renversée). Les veines sont volumineuses et d'une coloration foncée. — Espaces intervasculaires très- apparents.
Fig. 3.
Staphylôme postérieur irrégulier, développé en quelques mois chez un vieillard de 71 ans, et sans cause appréciable. —Jusqu'alors la vue avait été normale : aujourd'hui
elle est atteinte d'une myopie -. La plaque d'atrophie est irrégulière dans sa forme, puisqu'elle a son plus grand développement en haut; dans sa couleur qui est terne, ce qu'il faut attribuer à la persistance de certains éléments de la choroïde. La papille est exactement ronde, de couleur lie de vin; on n'y obsorve ni excavation pathologique, ni commencement de glaucome. Ce staphylôme figure dans cette planche pour montrer à quel point l'atrophie éctasique ressemble à l'atrophie péri-papiliaire sénile non staphylômateuse.
Fig. 4.
OEil physiologique d'un jeune homme atteint d'astigmatisme. — La papille d'un rouge vif est allongée transversalement. Tout le fond de l'œil de nuance sombre fait voir partout le réseau des veines choroidiennes circonscrivant des espaces intervasculaires richement pigmentés.
Fig. 5.
OEil physiologique d'un vieillard de 74 ans. — Papille d'apparence sénile entourée d'une zone d'atropbie péri-papilliaire affectant la disposition et le siège d'un staphylôme postérieur au deuxième degré. Presbytie = — .Limite éloignée delà vision distincte = <*> .Acuité
visuelle = -.
Fig. 6.
OEil physiologique d'une jeune fille. — L'aspect de la papille paraît d'un rouge vif uniforme, très-peu différent du ton de la choroïde, ce qui fait qu'elle s'en distingue à peine. L'anneau choroidien est peu pigmenté, il entoure la papille d'un cercle blanchâtre qui aide à la reconnaître et à la limiter. Les vaisseaux sont remarquables par leur direction rayonnée; l'un d'eux naît au niveau de l'anneau sclérotical. Le peu de netteté de la papille et des vaisseaux vers leur émergence indique un léger degré d'infiltration dans la rétine. État tout à fait physiologique, car l'acuité visuelle est- normale.
PERRIN Ophthalmoscopie
VARIETES PHYSIOLOGIQUES