PROCÈDE PAR L'IMAGE RENVERSÉE
point B viendra impressionner l'œil de l'observateur en B". Ce qui est vrai pour un point l'est aussi pour tous les points éclairés de l'arc rétinien ABC. Celui-ci aura donc son image renversée dans le plan A'FC, qui passe par le point F, et les faisceaux lumineux qui la
Fig. 14. — Marche des rayons parallèles dans le procédé par l'image renversée.
forment, et dont nous avons seulement indiqué la direction par un trait pour simplifier la figure, continueront leur marche vers l'œil de l'observateur pour se réunir sur sa rétine aux points A",B",C". Par conséquent, toutes les fois que les choses seront disposées comme dans la figure précédente, la rétine de l'œil observé 0 aura son image réelle et renversée en F, et l'œil observateur 0' pourra la voir. Il se produit ici, les conditions optiques étant les mêmes, ce que l'on observe lorsqu'on fixe l'horizon à travers une lentille convexe. L'image des objets éloignés qu'embrasse le regard vient se peindre renversée au foyer de la lentille, et il suffit de se mettre à la distance de sa propre vision distincte pour la voir nettement.
b. Rayons divergents. — Si les rayons ont un certain degré de divergence, comme il arrive dans l'hypermétropie, la lentille biconvexe les rendra encore convergents, de façon à produire une image ; mais celle-ci sera située au delà du foyer principal de la lentille et ses dimensions seront changées.
Si la divergence est forte, comme il arrive dans les hauts degrés d'hypermétropie, mais surtout dans l'aphakie (conditions de l'opéré de cataracte), l'entre-croisement des rayons lumineux, et par conséquent la formation de l'image, deviendra impossible toutes les fois que le degré de divergence égalera celui que possèdent les rayons fournis par une source lumineuse située au foyer de la lentille. A plus forte raison, s'il le surpasse. La figure 15 traduit la marche des rayons dans ce cas. Le point A de l'œil 0 renvoie
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des rayons lumineux qui ont une divergence égale à celle des rayons émanés du point F, foyer supposé de la lentille. Dès lors, ils affectent, après avoir traversé la lentille L, des directions parallèles.
Avec un degré de divergence moins élevé que dans le cas pré-
Fiy. 15. — Marche des rayons divergents dans le procédé par l'image renversée.
cèdent, l'observation n'est guère possible encore, bien que l'image se forme, parce qu'elle est trop loin du foyer de la lentille ; elle n'a plus assez d'éclat, et puis surtout, elle obligerait l'observateur à s'éloigner du patient plus que ne le comporte l'éclairage. On comprend aisément que le moyen de remédier à cet état défectueux consiste à augmenter la puissance réfringente de la lentille.
Nous en déduisons cette règle pratique : toutes les fois que l'on aura à examiner un hypermétrope , et, à plus forte raison, un opéré de cataracte parle procédé de l'image renversée, il faudra employer une lentille d'un foyer plus court que pour l'œil normal.
c. Rayons convergents. — Le plus souvent, les rayons sortent en convergence, nous le savons. Il en est ainsi quand l'œil observé est emmétrope et accommodé pour la vision rapprochée, et, à plus forte raison, quand l'œil est myope. Dans cette dernière condition, les rayons émergents se réunissent dans l'espace sans le concours de verre collecteur, et forment une image; mais le plan qu'occupe cette image peut passer par tous les points qui mesurent l'étendue de la vision distincte. On sait que pour l'œil normal (emmétrope) la vision distincte s'étend de 15 à 20 centimètres jusqu'à l'horizon, et pour le myope, de 10 centimètres environ a la limite supérieure marquée par le degré de l'amétropie.
Dans la figure 16, l'arc rétinien, indiqué par la flèche AB, aura son image en F, F', F", suivant que l'œil sera accommodé pour