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EXAMEN DU CRISTALLIN

points ; s*agit-ii , au contraire , d'une opacification commençante, réclairage révèle son siège, son épaisseur, ses bords, sa couleur propre qui tranche en gris sur le fond bleuâtre général.

Le bord du cristallin apparaît aussi à Féclairage oblique avec la teinte grise qui lui est particulière; mais les conditions de cette observation sont assez difficiles à réaliser.

Pour reconnaître et étudier les changements survenus, soit dans la position, soit surtout dans la transparence du cristallin, Féclairage au miroir et Téclairage oblique sont tous deux fort utiles et se corroborent l'un l'autre.

Il arrive dans des circonstances rares que le cristallin se déplace, soit spontanément, soit par l'effet d'une violence extérieure. Dans ces cas, la zone grisâtre qui marque son bord n'occupera plus une situation symétrique. Si Ton dilate la pupille et si l'on fait porter Tœil aussi énergiquement que possible, successivement en haut, en bas, en dedans et en dehors, on constatera au réflecteur que les espaces situés au delà de la lentille ont diminué dans un sens et augmenté dans le sens contraire, ce qui ne peut provenir que d'un déplacement.

Par le même mode d'éclairage, les opacités très-variés, dont cet organe est le siège, projettent leur ombre sur le fond rouge éclairé comme sur un écran. On les voit sous les formes les plus diverses, tantôt noires, tantôt grisâtres, selon le défaut plus ou moins grand de transparence. On peut, d'une façon générale, établir une dis* tinction entre les opacités nucléaires et celles des couches corticales ou de la cristalloïde. Quand le noyau est opaque, l'altération se dessine sous la forme d'une tache noire, plus ou moins ronde, plus opaque au centre que sur ses bords {pi. H, fiff. 4). S'agit-il, au contraire, d'opacités superficielles, elles seront moins marquées; tantôt elles représenteront une zone circulaire, véritable arc senile, dans lequel est placé le cristallin parfaitement transparent {pL III, {/ig. 3) ; tantôt ce sont des plaques, des aiguilles, isolées ou réunies entre elles, de petites masses punctiformes {pi. III, fig. 4); disséminées, etc. Nous avons représenté {pL III, fig. 5) l'aspect au réflecteur d'un œil opéré de cataracte, dans lequel il y eut une prolifération cellulaire persistante sur la cristalloïde antérieure. La portion centrale, débarrassée de tout obstacle par la discision, parait en rouge, la portion périphérique parait aussi en rouge, inais d'une nuance mitigée par un réseau gris clair. On remarquera que

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les tons offrent ici peu d'éclat, parce que, mettant en pratique la recommandation que nous avons faite précédemment, nous n'avons employé qu'une très-faible lumière. Lorsque le noyau a conservé sa transparence, il est possible de s'assurer au réflecteur par des déplacements appropriés du globe, si les opacités corticales siègent en avant ou en arrière. Si les opacités sont antérieures, les mouvements d'élévation ou d'abaissement les feront disparaître en totalité ou leur feront subir un déplacement marqué. Si elles sont post('rieures au contraire, ces déplacements ne s'observent pas ou s'observent à peine.

Le réflecteur renseigne très-bien et très-vite sur l'existence des opacités du cristallin, aussi est-il préférable de commencer par lui. Mais il n'éclaire qu'incomplètement sur leur siège, leur couleur, leur nature. Pour y arriver, on doit avoir recours à l'éclairage oblique. Les opacités nucléaires, qui sont les plus apparentes, les plus faciles à reconnaître, se traduisent par une tache centrale, le plus souvent grise, quelquefois jaune« vivement accusée sur le fond bleu normal [pi. II, fig. 4). Les opacités corticales, quoique moins massives, sont également bien distinctes avec leur forme, leur couleur, tous leurs détails en un mot. On les rencontre sous l'aspect de stries, de rayons, de facettes à reflets nacrés, tantôt disséminées, tantôt disposées en rayons, en étoiles, tantôt réunies de façon à constituer un réseau plus ou moins régulier. Les figures 2, 5, 6 de la planche I; 1 et 3 de la planche H, représentent quelques cas d'opacités corticales vues à l'éclairage oblique.

Les altérations des cataractes partielles ou stationnaires méritent ici une mention plus spéciale, parce que l'éclairage artificiel est indispensable pour les observer avec soin. >

On sait qu'elles se présentent sous plusieurs formes.

Dans la forme zonulaire ou stratifiée, l'opacité, d'une teinte faible, a la forme d'un disque régulier, entouré d'un anneau transparent formé par la zone périphérique du cristallin, non altérée. En projetant la lumière très-obliquement, on reconnaît que ce disque opaque, d'une étendue de 3 à 5 millimètres, est convexe en avant et séparé de la capsule antérieure par une certaine épaisseur de couches corticales restées transparentes. En la dirigeant plus profondément, on constate que la lentille est restée transparente, et qu'à travers son épaisseur on perçoit le reflet diffus de l'opacité sur la cristalloîde postérieure. Au lieu d'être de teinte uniforme, la couche opaque est parfois parsemée de bandes rayonnantes.

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