ANATOHIE DE LA RÉTINE. I
(iéterminer la structure et d'en fixer les limites. Toutefois, en étudiant la rétine suffisamment durcie et sur des coupes verticales, les anatomistes sont d'accord pour lui reconnaître plusieurs couches, parallèles entre elles, superposées et comme stratifiées
Fig. 31. — Coupe vertictic; de la rétine humaine, pratiquée &0*,015 en avant de l'entrée du nerf optique. Grosaissenient de 3S0 diamètres.
Cet arrangement résulte de la disposition affectée par le tissu nerveux. Sa structure est telle que les éléments de même nature y forment entre eux un plan parallèle à la surface externe de la rétine, avec cette particularité bien intéressante qu'une série de ces éléments superposés représente le mode de terminaison d'une libre nerveuse.
On admet dans toute l'étendue de la rétine cinq plans ou couches distinctes qui sont de dehors en dedans : l" la couche des bâtonnets ; 2° la couche granuleuse ; 3" la couche de substance nerveuse grise, ou la couche ganglionnaire ; 4* la couche des fibres nerveuses provenant de l'épanouissement du nerf optique ; 5* la membrane liminante. Quelques auteurs, et en particulier Ritter, ont fait de la couche granuleuse plusieurs couches distinctes. Nous empruntons à l'ouvrage de Kôlliker (/S^. '11) une coupe de la rétine humai ne qui
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donne une idée satisfaisante de ces différentes couches et de leurs rapports.
1* Couche des bâtonnets. — Elle est composée d'une foule innombrable de corpuscules en forme de bâtonnets ou de cônes qui réfractent fortement la lumière et qui sont disposés avec une merveilleuse régularité. Il appartient à H. Mûller d'avoir démontré qu'elle se compose de deux éléments, les bâtonnets et les cônes. Leur disposition générale est telle que les bâtonnets ont tons leur grosse extrémité dirigée en dehors, tandis que les cônes afifectent une disposition inverse, ce qui fait que ces derniers, examinés superficiellement, paraissent former une couche interne spéciale, située entre les extrémités des bâtonnets.
Les bâtonnets sont représentés chez l'homme par des corpuscules cylindriques étroits, allongés, et dont l'extrémité interne se termine par un prolongement filiforme appelé fibre de Mûller^ qui établit les rapports de continuité avec les couches internes, et tout spécialement, sinon exclusivement, avec les cellules pourvues de prolongements.
Les fibres de Mûller traversent toutes les couches, et se terminent sur la membrane limitante. Au fond de l'œil et aussi longtemps que les fibres du nerf optique forment des faisceaux séparés par de simples fentes^ elles se réunissent en lames minces dont 1 épaisseur et l'étendue sont en rapport avec les dimensions de ces fentes ou mailles.
Dans la seconde moitié de leur trajet, elles sont isolées, séparées les unes des autres, et se terminent par un épanouissement en éventail.
La matière qui forme les bâtonnets est homogène, transparente, d'un aspect graisseux ; elle est très-cassante, ce qui fait que les bâtonnets sont d'une extrême délicatesse et fort difficiles à isoler.
Les cônes ne sont que des bâtonnets présentant un renflement conique, un peu plus courts en général que les précédents, ' et terminés comme eux par un prolongement qui les relie aux parties internes de la rétine.
Ces deux éléments sont disposés les uns à côté des autres comme
des tuyaux d'orgue, suivant une direction normale à la surface
externe de la rétine, de telle sorte que l'une de leurs extrémités
est dirigée vers la choroïde et l'autre vers la deuxième couche ré-
inienne.
2' Couche granuleuse. — Elle est formée de corpuscules transpa-