A = V DEUXIÈME SECTION
DES TROUBLES DU POUVOIR RÉFRINGENT DE L'OKlf.
ou DIOPTRIQUE PATHOLOGIQUE.
Toutes les fois que la portée de la vue diffère notablement de celle de l'œil normal, il en résulte une infirmité permanente ou transitoire, qui réclame, à bien des litres, la sollicitude du médecin. Elle modifie les conditions habituelles de la vie sociale. Elle occasionne fréquemment, faute d'une direction éclairée, de graves affections intra-oculaires. Enfin et surtout , elle offre le plus souvent le grand avantage de pouvoir être corrigée d'une façon certaine, simple et satisfaisante. Et pourtant cette partie si intéressante, si utile de l'art de guérir, est restée jusqu'alors à peu près étrangère à la clinique et livrée aux hasards d'un aveugle mercantilisme !
Théoriquement, les troubles de l'appareil de réfraètion peuvent dépendre : soit d'un changement dans le pouvoir réfringent des milieux de l'œil, ou dans le rayon de courbure de leurs surfaces limitantes ; soit d'un changement de rapport entre le plan rétinien et le centre optique du globe oculaire ; soit enfin, d'une modification dans le fonctionnement de l'accommodation. L'observation n'a pas démontré l'existence de modifications dans la valeur réfringente des milieux réfringents. lien résulte que les troubles de la réfraction doivent être attribués h l'une des trois causes suivantes :
i*" Changement de rapport entre le système réfringent et l'écran rétinien ; ' 2° Changement dans le rayon de courbure des surfaces limitantes;
3° Changement dans le fonctionnement de l'accommodatioti.
En d'autres termes, ces troubles peuvent provenir de deux sources essentiellement distinctes dans leur nature. Dans un cas, ils dépendent de la construction même de l'œil, c'est-à-dire de l'état de la réfraction fixe ; dans l'autre, de l'accommodation, c'est-àdire de r état de la réfraction facultative. Sans doute, ces deux