CHAPITRE PREMIER
DES METHODES D'ÉCLAIRAGE ARTIFICIEL DE l'OEIL.
Il en existe deux : Téclairage oblique ou latéral, et Téclairage ophthalmoscopique proprement dit. Ces deux méthodes sont loin d'avoir la même importance pratique. Mais il importe de les décrire séparément, parce que leurs principes optiques sont différents, et leurs applications très-distinctes.
ABTICLB PREMIER.
De Féclalrage obliqae ou latéral.
On appelle ainsi un mode d'exploration, destiné à projeter sur les divers plans de Thémisphère antérieur du globe de Tœil, une
2 OPHTHALMOSCOPIE.
quantité de lumière suffisante pour permettre d'observer des altérntions qui, par leur peu d'étendue, leur siège ou leur 'délicatesse, échapperaient à un examen d'ensemble, fait avec les moyens d'éclairage habituels. Cette méthode n'est, pas entièrement nouvelle. On trouve, en effi>t, dans les traités de pathologie et d'ophthalmologie, antérieurs à la découverte de l'ophthalmoscope, des conseils destinés à utiliser le mieux possible la lumière diffuse, soit en plaçant l'œil à examiner devant une fenêtre bien éclairée, soit en imprimant au regard une direction qui permette aux rayons lumineux de rencontrer obliquement la cornée, etc. L'éclairage latéral ou ohliqtie n'est rien antre chose que la
Fig. I. — Eomen de l'œil par l'éclairage oblique.
réalisation de ces conseils dans des conditions meilleures et partout applicables. Il consiste à diriger sur la cornée le sommet d'un cône lumineux, fourni par une lentille biconvexe que l'on place sur le trajet des rayons émanés de la flamme d'une bougie, ou mieux d'une bonne lampe. L'exploration doit se faire dans une chambre obscure ; la lumière est disposée latéralement, à vingtcinq centimètres environ en avant du patient, et à la hauteur de sa tête. Ce dernier, assis ou debout suivant l'élévation de la lampe, est