DIAGNOSTIC DE LA MYOPIE
pour les épreuves optométriques ; 2*" lorsqu'on soupçonne unesi* mutation ou une dissimulation ; 3"" enfin chez les enfants dont on ne peut attendre de réponses exactes.
La myopie peut être confondue avec Tamblyopie. Dans les deux cas, en effet, le malade ne peut lire qu'en rapprochant plus ou moins les objets; mais c'est dans un but différent. L'amblyope le fait pour augmenter l'angle visuel, et obtenir de plus grandes images rétiniennes; le myope, pour ramener les objets dans le champ de sa vision distincte. Dès lors la distinction est facile à établir. Puisque l'amblyope ne cherche en se rapprochant qu'à grandir les images rétiniennes, il doit exister, au point de vue de la netteté de la vision, un rapport constant entre la grandeur des objetset la distance à laquelle ils sont vus. Ainsi, toutes conditions d'éclairage égales d'ailleurs, un amblyope qui voit nettement à un pied le n"* 8 de l'échelle devra voir aussi nettement le n*" 16 à 2 pieds. C'est ce que l'observation démontre. 11 n'en est plus du tout de même lorsqu'il s'agit de la myopie. Quelle que soit la grandeur de l'objet, il ne pourra donner que de grandes images confuses s'il est situé au delà du punctum remotum. Un procédé pratique très-expéditif suffit pour lever toute difficulté : c'est l'épreuve par le verre concave. Un numéro de moyenne valeur, 12 ou 16 par exemple, améliore la vision si Tœil est myope; s'il est amblyope au contraire, il y verra beaucoup moins ou n'y verra plus du tout, parce que le verre concave a pour effet de diminuer l'éclairage et l'étendue des images rétiniennes. Mais ces deux états se trouvent souvent réunis. Dans ces cas, l'existence de la myopie est également constatée par l'emploi du verre concave^ seulement celui-ci ne corrige qu'incomplètement le défaut. Ainsi le n"" 20 de l'échelle, par exemple, qui doit être lu à 20 pieds par un œil normal, ne deviendra distinct pour le myope amblyope armé du verre concave qui lui convient le mieux, qu'à 15, iO pieds ou même beaucoup moins.
Le myope atteint d'amblyopie rapproche les objets de l'œil plus que ne le comporte l'état de sa réfraction afin d'obtenir de plus grandes images, mais cette ressource précaire, en provoquant d'incessants efforts de convergence et d'accommodation, a pour conséquence inévitable l'accroissement de la double infirmité.
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ARTICLE Vin.
Détermination ou mesure de la myopie.
La mesure de la myopie est très-importante au point de vue clinique, puisque c'est sur elle surtout que reposent les bases du traitement à intervenir.
Pour l'obtenir, on peut se borner à faire fixer un petit objet bîea éclairé tel qu'un fil, un fin caractère d'imprimerie, etc., puis à le rapprocher jusqu'à ce que la vision devienne distincte : la distance à laquelle il se trouve, évaluée en pouces, exprime le degré de la myopie. Cette évaluation n'est qu'approximative, et ses résultats varient en particulier avec l'âge du sujet. Le myope qui devient vieux préfère lire à une distance relativement plus grande, tandis que pendant la jeunesse, doué d'une accommodation puissante, il éprouve un certain bien-être à ramener l'objet vers son punctum proximuniy ce qui conduit à trouver, par cette épreuve, un degré de myopie trop élevé.
On arrive mieux au but par l'essai direct des verres concaves.
Cette méthode consiste à chercher le verre concave le plus faible qui rende la vision éloignée aussi nette que possible. Afin d'y arriver plus vite, il est bon tout d'abord de déterminer approximativement le punctum remotum, en éloignant progressivement de l'œil un caractère d'imprimerie, suffisamment gros pour être vu distinctement par un emmétrope, et en s'arrétant au point où la vision cesse d'être nette. La distance en pouces indique le numéro du verre dont il faudra d'abord faire usage. On recommande au malade ainsi pourvu de viser les tableaux de Téchelle typographique, puis on substitue à ce numéro d'autres numéros de plus en plus faibles en demandant à chaque épreuve si la vision est devenue plus nette ou si elle est Testée la même. On continue l'expérience jusqu'à ce que la netteté soit moindre qu'avec les verres essayés immédiatement auparavant. Il est utile même d'essayer encore des numéros plus faibles et de ne s'arrêter qu'à celui avec lequel la vision est beaucoup moins nette, l'expérience ayant appris qu'on ne saurait prendre trop de précautions, parce que, avec une bonne accommodation, l'effet de verres trop forts est facilement déguisé.
Quelquefois les verres primitivement choisis sont trop faibles, ce