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SPIRILLE DANS LE CANCER

3orrel (2) a signalé la présence de nombreux Spirochètes dans le sue de tumeurs cancéreuses non ulcérées de la souris: Wenyon (3) en aurait rencontré dans le sang de souris saines.

De nombreux observateurs en ont trouvé de

similaires dans beau-

Fig. 150. — Pus de balanite érosive greffée sur une coup de cancers ulcéplaque muqueuse. Quelques Spirilles pâles, des Bacilles fusiformes, des Cocci (Gastou).

rés (4), sans qu'il soit permis actuellement d'attribuer à de tels microbes un rôle dans l’étiologie de l'affection.

Pour Nègre (5), l'infection spirillaire, chez la souris, serait spéciale et aurait une action prédisposante à l’égard du cancer.

SPIRILLUM THEILERI LAVERAN.

Il a été observé par Theïler (6), au Transvaal, dans le sang de bœufs souffrant d'affection fébrile, sorte de spirillose bovine, qui semble coexister avec une piroplasmose due au Piroplasma bigeminum. L'imoculation se ferait par les tiques; avec des tiques envoyées d’Afrique, Laveran et Vallée (7) auraient pu infecter une vache, à Paris.

On a signalé aussi des formes de Spirochètes, peut-être voisines, dans le sang de moutons(8)ou de chevaux (9), de pores (10), occasionnant des

(4) Horrmanx et Prowazex, Untersuchungen über die Balanitis und Mundspirochäeten (Centralbl. für Bakt., 1€ Abth., Orig., XLI, 1906, p. 741 et 817).

(2) Borrer, Infection vermineuse et Spirochètes chez les souris cancéreuses (Soc. de Biol., 1905).

(3) Wexxow, Spirochetous of mice due to Spir. muris in the blood (Journ. of Hygiene, VI, 1906).

(4) ArnneIm, Die Spirochäten bei Lungengangrän und ulzeriesenden Carcinom (Centralbl. für Bakt., 1€ Abth., Orig., LIX, 1911, p. 20).

(5) NèGRe, Quelques recherches sur le cancer spontané et le cancer expérimental des souris (Ann. de l’Inst. Pasteur, XXIV, 1910, p. 125).

(6) Tusirer, Spirillosis of cattle (Journ. of comp. Pathol., 1903 et 1904).

(7) Laverax et VALLÉE, Sur un cas de transmission par des Ixodes de la spirillose et de la piropiasmose bovines (C. R. de l’Acad. des se., 1905).

(8) Marrtoërro et CarPpano, Spirillosi ovina (Ann. d'Ig. sperim., 1904).

(9) Srorpy, A case of spirillosis of the horse (Journ. comp. path., XIX, 1906, p. 226).

(10) Dosp, A disease of the pig, due to a Spirochaeta (Zhbid., p. 216).

pûle.

SPIRILLUM REFRINGENS. 697

sortes de spirilloses du porc, du cheval, du mouton, dont les rapports ne sont pas encore bien élucidés.

SPIRILLUM VESPERTILIONIS Nicoie et COMTE.

Nicolle et Comte (1) le donnent comme l'agent d’une spirillose des chauve-souris, en Tunisie.

Ce'sont de longs Spirilles, de 12 à 18 », sur un quart de y de large, se colorant bien à la méthode de Giemsa où même à la thionine phéniquée. On les observe facilement dans le sang, où ils se montrent très mobiles.

La maladie se communique très facilement aux chauves-souris par inoculation intrapéritonéale de sang virulent; une première attemte guérie rend l'animal réfractaire.

Les singes et les souris blanches ne sont pas sensibles aux inoculations.

SPIRILLUM REFRINGENS SCHAUDINN.

Il a été trouvé par Schaudinn et Hoffmann (2) dans de la sérosité de papules syphilitiques, à côté d'exemplaires typiques de Spirille pâle, dont il se distingue facilement par sa forte réfringence, sa laille plus forte, ses tours de spire plus larges et plus aplatis, la facilité de se coloration par les solutions ordinaires, violet de gentiane, fuchsine phéniquée (fig. 151).

La longueur varie de 10 à 30 uw, sur une largeur de 0,5 à 0,8 uw. Les mouvements sont plus vifs que ceux du Spirille

On le retrouverait à la surface de beaucoup de lésions des organes génitaux, chancre mou, balanites, condylomes, Fig. 151, — Spirillum refringens, avec deux mêmes lésions syphilitiques où individus de Spirillum pallidum au centre il coexiste avec le Spirille pâle. Ce ane Il a été signalé dans les bulles de pemphigus des nouveau-nés, mais ne se rencontrerait pas dans des lésions profondes.

Levaditi (3) en aurait obtenu des cultures en sacs de collodion insérés dans la cavité péritonéale de lapins.

(1) Nicozze et Cours, Sur une spirillose d'un chéiroptère (Ann. de l'Insl. Pasteur, XX, 1906, p. 311).

(2) ScHauDinx et Horrmanx, Loc. cit., p. 668.

(3) Levanrrr, Morphologie et culture du Spirochæte refringens (Soc. de Biol., LXI, 1906).

698 BACTÉRIACÉES.

SPIRILLUM PYOGENES MEezincescu.

Il a été trouvé à Bucarest dans du pus de pyélite calculeuse (1).

Dans ce pus, existaient un grand nombre de Spirilles immobiles, mesurant de 3,6 & à 8 u de long, parfois même 10 à 12 x, avec deux à neuf tours de spire. Il n'a pu être cultivé sur aucun milieu et n’a rien déterminé chez la souris, en inoculation intrapéritonéale. ,

Doerr (2) l'aurait rencontré dansdes liquides purulents depéricarditeet de pleurésie, chez un individu atteint d’'hépatite syphilitique, et aurait pu obtenir des cultures en bouillon qui ont été sans effets sur le lapin, le cobaye et la souris.

SPIRILLUM GRACILE Levaprri. 3

(Spitrochætle gracilis.)

C'est un Spirille très semblable au Spirillum pallidum, que Levaditi et Stanesco (3) ont rencontré dans des chaneres syphilitiques et des condylomes plats.

Il est un peu plus épais et plus long que le Spirille de la syphilis. Les tours de spire sont plus serrés el plus réguliers; les extrémités, nettement effilées, sont dépourvues de cils.

Il peut se cultiver en sacs de collodion remplis de sérum de cheval, plongés dans du même sérum.

Il est tout à fait sans action sur les singes, chimpanzés particulièrement, et se distingue nettement, par ce caractère, de l’autre espèce.

SPIRILLUM BUCCALE Con.

(Spirochæte buccalis.)

Cohn (4) a attribué ce nom à des Spirochètes qu'il trouvait dans la salive. On voit, en effet, habituellement dans la salive, surtout dans l’enduit muqueux des gencives et des interstices des dents, dans le tartre den-

Fig. 152, — Spirillum buccale. 1500/1. taire (fig. 155), de nombreuses formes spirochétiques, d’aspect qui peut varier. Le nom de Spirillum buccale peut être réservé

(4) Mezczscu, Ueber ein Eiterspirillum (Centralbl. für Bakt., 1* Abth., Orig. XXXV, 1904, p. 201).

(2) Dosrr, Ueber Spirillum pyogenes (Zbid., XXX VIII, 1905, p. 15).

(3) Levanrriet Sranesco, Culture de deux Spirochètes de l’homme, Sp. gracilis et Sp. balanilidis (C. R. de la Soc. de Biol., LXVII, 1909, p. 188).

(4) Con x, Untersuchungen über Bakterien, II (Beitr. zur Biol. der Pflanzen, I, 1875, p-14170))

SPIRILLUM DENTIUM. 699

aux plus grosses, les autres appartenant plutôt à une espèce différente, le Spirillum dentium.

Les éléments du Spirillum buccale, gros et bien réfringents, ont de 10 à 20 y de long sur 0,4 à 0,7 y de large, avec trois à dix tours de spire, assez irréguliers, aplatis (fig. 152). Les mouvements sont vifs, d’ondulation et en hélice; on peut les observer pendant plusieurs jours dans une préparation bien lutée. Il existerait un long cil terminal et pas de cils latéraux ; Hoffmann et Prowazek (1) disent qu’ils ont constaté la présence d’une membrane ondulante rudimentaire, ce qui n'a pas été confirmé.

Ils se colorent facilement et fortement ; la méthode de Giemsa les teint en bleu ou en bleu violacé.

SPIRILLUM DENTIUM Kocu.

(Spirochæte dentium.)

On peut réserver ce nom, attribué par Koch (2) à des formes spirochétiques observées dans le tartre dentaire et les dents cariées, aux fins

Fig. 153. — Spirillum dentium. 1500/1. Fig. 154. — Spirillum denlium, d’une culture (d’après Mühlens). 1000/1.

Spirochètes fréquents dans les produits buceaux, se distinguant surtout par leur minceur du Spir ullum buccale.

Les éléments sont minces et peu réfringents, rappelant beaucoup ceux du Spirillum pallidum ; ils ont de 6 à 15 de long pour les formes simples, plus pour celles en division, les extrémités appointées, terminées par un cil assez long. On leur reconnait quatre à vingt tours de spire, courts et aplatis.

(1) Horrmanx et PROWAZEK, Morphologische und entwickelungsgeschichtliche Untersuchungen über Hühnerspirochaeten (Arb. aus dem kaiserl. Gesundheitsamte, XXIIL, 1906, p. 554).

ae Uniettéhudgen über Bakterien, VI (Bectr. sur Biol. der Pflanzen, I, 1877, P. ,

700 ‘ BACTÉRIACÉES.

Les mouvements sont surtout hélicoïdes, pas ondulatoires, comme ceux du Spirillum buccale. |

La coloration est difficile et toujours faible ; la méthode de Giemsa les teint en rouge.

Mühlens et Hartmann (1) l'auraient cultivé sur gélose au sérum ou gélose-ascite, comme le Bacille fusiforme, avec très peu ou pas d'oxygène.

Noguchi (2, aurait obtenu des cultures avec le procédé qui lui a réussi pour le Spirillum pallidum (p.674) : ensemencement du produit dans du sérum de mouton étendu d’eau, où l’on a mis un morceau de tissu stérile; repiquage, en couches profondes, dans de la gélose où a été immergé un morceau de tissu. Ces cultures dégagent une odeur fétide.

Celte espèce, ou d'autres voisines se trouvant également dans la cavité buccale, semble posséder des propriétés phlogogènes, peu t être même pyogènes. Miller (3) leur fait jouer un rôle dans les gingivites. Verneuil et Clado (4) signalent la fréquence de tels Spirilles dans le pus de certains abcès de la cavité buccale ou d’autres dont la production était en rapport avec une contamination buccale, inoculation de carie dentaire ou même, plus simplement, de salive; 1l est vrai que, dans quelques observations relatées, il existait, à côté des Spirilles, des microbes pyogènes ordinaires.

Fig. 155. — Tartre dentaire, avec éléments Le tartre dentaire renferme

microbiens variés. 1000/1. généralement des formes spi-

rillaires variées, et, à côté, des

formes microbiennes de bien des sortes, gros et grands bâtonnets,

petits bâtonnets, éléments filamenteux, coccus, tétragènes, sarcines (Hp 90)

SPIRILLUM TONSILLARE KLEIN.

({Vibrio tonsillaris.)

Il a été rencontré par Klein (5) dans le mucus du pharynx, chez un individu suspect de diphtérie.

(1) Müurexs et HarrMann, Ueber Bacillus fusiformis und Spirochaete dentium (Zeitschr. für Hygiene, LV, 1906, p. 81).

(2) Nocucmi, Cultural study on mouth spirochaete (Journ. of exp. Medecine, XV, 1914 #pEMS)E

(3) Mirrer, Ueber eine scheinbar pathogene Wirkung der Sp. dentium (Deutsch..

med. Wochenschr., 1906, p. 348).

(4) Verneuis et Caro, Des abcès spirillaires (C. R. de l'Acad. des sce., 18 janvier 1869).

(5) Srspxens et Surrx, Vibrio tonsillaris, Beschreibung eines aus der Mundhôhle isolierten Vibrios (Centralbl. für Bakt., XIX, 1896, p. 928).

RÉ

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