AUTRES MÉTHODES DE SÉRODIAGNOSTIC
En mettant à profit les observations signalées, en modifiant la manière d'opérer, touten suivant l’application du principe posé par Wassermann, on a pu établir des méthodes plus simples, permettant d'éviter certaines des complications, réelles ou apparentes, qu'entraïne l’usage de son procédé.
On peut arriver à perdre en certitude ce qu’on gagne en facilité. Un certain nombre de méthodes proposées sont à prendre en considération.
Méthode de Bauer.
Le sérum humain normal détermine l’hémolyse des globules rouges du mouton ; c'est même là une cause d'erreur importante dans la vraie réaction de Wassermann. Bauer (2) s’en sert en place du sang de lapin antimouton, comme ambocepteur. On s’en procure facilement par ponction veineuse, ou de préférence en recueillant du sang de placenta. On l'inactive en le chauffant une demi-heure à 55°.
L’antigène est l'extrait alcoolique de foie syphilitique ou de cœur de cobaye. La solution mère est conservée à la glacière. On le titre à un dixième, un vingtième, un trentième de solution physiologique, pour déterminer la dilution à employer, que l’on prépare au moment du besoin.
Le complément est du sérum frais de cobaye dilué au dixième dans :
la solution physiologique.
(1) Crrrow, Serodiagnostik der Syphilis (Berlin. klin. Wochenschr., 1907, n° 43, p. 1370).
(2) Bauer, Zur Methodik des Serologischen Luesnachweises (Deutsche med. Wochenschr., 16 avril 1908). — Sem. méd., 2 septembre 1908, p. 429).
SPIRILLUM PALLIDUM. 689
L'émulsion de globules de. mouton est préparée comme dans la
méthode de Wassermann.
On se sert de quatre petits tubes que l’on dispose comme il suit :
Tube n° 1 : Sérum suspect, 0,2 + Antigène, 1c. + Complément, 1 cc. — n°2: Sérum suspect, 0,2 + Solution physiologique, 1 ce. + Complément, À «. — n°3: Sérum humain normal, 0€,2 + Antigène, 1 cc. + Complément, 1 &, — n°4: Sérumhumainnormal, 0c,2 + Solution physiologique, 16, + Complément, 1 cc.
Ces tubes sont agités et mis une demi-heure à 37°. On ajoute alors dans chacun 1 centimètre cube d’émulsion de globules, on remet à l’'étuve et on suit de temps en temps la marche de la réaction. D'ordinaire, les tubes 2 et 4 s'hémolysent entre quinze et trente minutes, le tube 3 un peu après eux. Si l'hémolysese fait dans le {ube 1, la réaction est négative, le sujet n’est pas syphilitique; .si elle ne s’y fait pas, la réaction est positive.
Les tubes 3 et 4 servent à contrôler le bon état de l’antigène et du complément ; le tube 2, à montrer que le sérum suspect est réellement hémolytique pour les globules de mouton. Ce sont des tubes de contrôle.
Le procédé indiqué par Foix (1) se rapproche beaucoup de celui de Bauer.
Méthode de Hecht.
Hecht (2) détermine l’hémolyse des globules rouges de mouton à l'aide d'ambocepteur et de complément contenus dans le sang du malade qui doit être employé frais, n'ayant pas plus de vingt-quatre heures.
Comme antigène, 1l prend du cœur de lapin broyé dans 10 parties d'alcool absolu ; la dilution se fait à 5 p. 100 dans la solution physiologique.
L'émulsion de globules est à 5 p. 100.
Il dispose six tubes de la façon suivante:
Tube n° 1 : Solution physiologique, 1 cc. + Sérum suspect. — n°2: Antigène, 1 cc. + Sérum suspect.
— n°3: Antigène, 1 cc. + Sérum suspect.
— n°4: Antigène, 1 cc.
— n°5: Antigène, 1 cc. + Sérum syphilitique.
— n°6: Antigène, 4 cc. + Sérum normal.
On met une heure à l’étuve et on ajoute dans chacun des tubes 1 centimètre cube d'émulsion globulaire. On remet à l’étuve.
L'hémolyse ne doit pas se produire dans les tubes 4 et »; elle doit être très nette dans le tube 6 et dans le tube 1 ; ce sont là des tubes de contrôle. Lorsqu'elle ne se fait pas dans les tubes 2 et 3, la réaction est positive; négative dans le cas contraire.
Sabrazès et Eckenstein (3) ont un peu simplifié cette méthode. Ils n utilisent que trois tubes:
{ {1) Forx, Sur une technique simplifiée de réaction de fixation (Soc, de Biol., 17 juilet 1909). ;
(2) Hecur, Eine Vereinfachung der Komplementbindungsreaktion bei Syphilis {Wiener klin. Wochenschr., 1908, n° 50).
(3) SaBrazës et Eckexsrein, Médecine moderne, 26 janvier 1910, p. 65.
Macé, — Bactériologie, 6° édit. II. — 44
690 BACTÉRIACÉES.
Tube n° 1 : Sérum suspect, 01 + Antigène, 0,14 + Émulsion de globules, 0cc4 — n°2: Sérum suspect, 0,4 + Antigène, 0€,2 + Emulsion de globules, 0cc,1. — n° 3: Sérum suspect, 0®%,1 + Sol. physiol., 0,2 E Émulsion de globules, 0,1.
Le tube n°3 doit montrer l’hémolyse; c’est un témoin.
Méthode de Dungern.
Dungern et Hirschfeld (1) utilisent les globules rouges du sujet à examiner à la place des globules du mouton. ;
Le sang est recueilli par piqûre du doigt ; il en faut une dizaine de gouttes, que l’on recueille dans un verre de montre et que l’on défibrine en l’agitant quelques minutes avec un bois d’allumette.
Comme complément, on prend du sérum de cobaye desséché sur du papier buvard.
L'’antigène est de l'extrait alcoolique de foie.
L'ambocepteur estdu sérum de chèvre anti-humain desséché, que l’on dissout dans de la solution physiologique en quantités déterminées : pour cinq réactions, une dose dans 2,2 de solution,
On prend deux tubes à essai de 1 centimètre de largeur. Dans le prenier, on met 0,05 d'antigène extrait alcoolique, 2 centimètres cubes de solution physiologique,deux papiers complément, 0,1 du sang suspect défibriné. Dans le second, 2? centimètres cubes de solution physiologique, deux papiers complément, 0€,1 de sang suspect.
Les tubes sont laissés une heure à la température de la chambre, en agitant de temps en temps.
Puis, dans chacun des deux on introduit 0,2 de solution d'ambocepteur. On surveille, en agitant de temps en temps.
Dans le second tube, qui sert de contrôle, l'hémolyse doit être manifeste en peu de temps.
Dans le premier, l’hémolyse peut se faire en même temps ou plu tard; la réaction est négative. Ou bien, il ne s’y produit pas d'hémolyse ; après une demi-heure à une heure, lé liquide s’éclaircit par sédimentation des globules : /a réaction est posilive. Après une heure, il peut se faire une légère hémolyse, la réaction est douteuse, on ne peut pas poser de conclusion certaine.
Le dispositif est très simple ; mais le complément, en particulier, est sujet à caution. Il faudrait s’assurer chaque fois de son activité, par un titrage; lorsqu'il s’affaiblit, toutes les réactions apparaissent positives ou au moins douteuses.
Méthode de Noguchi.
Noguchi (2) prend aussi le sang humain comme réactif d’hémolyse. Le sang de la personne suspectée va servir; il n’est pas à prendre toutefois pour faire la réaction avec du sérum d’autres personnes, du sang
(1) Duxesrx et Hinscurezo, Ueber unsere Modifikation der Wassermann’schen
Reaktion (Münch. med. Wochenschr., 1910, p. 1124). (2) Nocucur, À new and simple Method for the serum diagnosis ofsyphilis (Journ.
of exper. medicine, XI, 1909, p. 392. — Studies from the Rockefeller Institute, IX, 1909).
SPIRILLUM PALLIDUM. 691
absolument indemne, sûrement normal, devant être employé dans ces conditions. De plus, il reconnaît la possibilité d'utiliser des papiers réactifs imprégnés de complément, d’antigène et d’ambocepteur, mais avec l'obligation d'un titrage, pour le complément principalement.
Comme antigène, il prend de l’extrait alcoolique de foie à 10 p. 100. Une goutte est desséchée par petits carrés de 5 millimètres de côté de papier buvard. Les carrés sont conservés à l'abri de la lumière et de l'humidité.
L'ambocepteur est du sérum de lapin anti-humain, préparé comme l’antimouton, inactivé et titré, puis desséché sur papier buvard coupé de manière que le carré contienne deux unités d'ambocepteur.
Le complément est emprunté au sérum normal de cobaye, qu'il est préférable d'employer frais, n'ayant pas plus de vingt-quatre heures, quon peut utiliser desséché sur papier buvard de façon que le carré corresponde à 0c,04 de sérum frais, mais qu'il est alors nécessaire d'essayer et de titrer assez souvent. Ce sérum est dilué à 1 p. 20 dans la solution physiologique.
Les globules viennent du sang humain, comme il a été dit ci-dessus. Une goutte du sang, obtenue par piqûre du doigt, est diluée dans 4 centimètres cubes de solution physiologique. Les doses à employer et la manière de faire sont celles indiquées pour la pratique de Wassermann.
On dispose de la façon suivante six tubes; les tubes 1,2, 1 biset 2 bis servent de contrôle ; les tubes 3 et 3 bis servent à la réaction proprement dite :
Tube n°1: Antigène sérum normal + 1 cc.émulsionde globules + A mbocepteur. — n°2: Antigène + sérum syphilitique + Id. Id. + Id. — n°3: Antigène + sérum suspect +- Id. Id. + Id, — n°1 bis: Sérum normal ee Id. Id. ci Id.
— n°2 bis: Sérum syphilitique + Id. Id. + Id. — n°3bis: Sérum suspect + Id. Id. be Id.
Les tubes 1 et 1 bis doivent montrer l'hémolyse. Les tubes 2 et 2 bis ne doivent pas être hémolysés. Les tubes 3 et 3 bis sont hémolysés si la réaction est négative, pas hémolysés si elle est positive, c'est-à-dire si le sang provient d'un syphilitique.
Méthode de Levadili et Latapie.
L'antigène est une solution de glycocholate de soude (1) :
LiMocnoliteide.soudesre teen rt SLR 1 gramme. pobionmphyein logique... ui. 2e a. Rue: 100 grammes. MEN DRE DTUE ec do oh a Rue raté melti Sie Oer,5
Le sang est recueilli par ponction veineuse, 5 centimètres cubes environ.
On prend 3 tubes de 10 centimètres environ de long sur 6 millimètres de large, que l’on munit de la façon suivante :-
(1) Levaprri et Lararre, Le sérodiagnostic de la syphilis (Presse méd., 4 nov. 1911),
692 BACTÉRIACÉES.
Tube n° 1 : Solution physiologique, 0,2 + Antigène, (tt,i + Sérum suspect, Oc,1. — n° 2: Solution physiologique, 0®%,1 + Antigène, 0®€,2 + Sérum suspect, 0,1. — n°8 : Solution physiologique, 0,3 + Sérum suspect, Cec,1.
On agite et on place les tubes à 37°. Après une heure et demie, on ajoute à chacun d'eux Qct,1 d’émulsion de sang de mouton à 5 p. 100 de solution physiologique. On replace les tubes à l’étuve et on constate les résultats lorsque l’hémolyse est complète dans le troisième tube témoin.
Méthode de Porges et Meier.
Porges et Meier (1) appliquent un autre principe, la formation d’un pr cipité, due à l’action d’une précipitine qui serait spécifique, en présence d’une substance jouant le rôle d'antigène.
Cet antigène est la lécithine ou le glycocholate de soude, dissous
dans la solution physiologique ; la solution est à employer fraîche.
Dans un petit tube de 6 millimètres de diamètre, on met 0€,2 de solution d’antigène et 0,2 de sérum suspect, centrifugé et inactivé par chauffage d'une demi-heure à 56°.
On laisse de seize à vingt heures à la température du laboratoire.
Les sérums syphilitiques donnent un précipité manifeste, qui se voit ou en haut ou en bas du liquide.
Le procédé est très simple. Toutefois sa valeur clinique n’est que relative. La réaction n'a d’abord rien de réellement spécifique, tout co mme la réaction de Wassermann. Ainsi, Fritz et Kren (2) l'ont régulièrement obtenue chez les tuberculeux; chez les syphilitiques avérés, ils ont obtenu 65 p. 100 de résultats positifs. Le Sourd et Pagniez (3) ont obtenu 80 p. 100 de résultats positifs chez les syphilitiques, 18 p. 100 chez les non syphilitiques ; Lhuissier (4), 58 p. 100 de résultats positifs chez les syphilitiques, 20 p. 100 chez les non syphilitiques. Ce dernier considère la réaction de Porges comme non profitable en clinique; Lœwenberg (5) va plus loin et la déclare non utilisable.
DIFFÉRENCIATION pu Spirillum pallidum ET bE [QUELQUES ESPÈCES | VOISINES.
Il peut être difficile de distinguer le Spirille pâle d’autres espèces de forme et d'aspect similaires, qui peuvent se rencontrer dans des lésions
(1) Porces et Meier, Ueber die Rolle der Lipoide bei der Wassermann'schen Syphilis-Reaktion (Berl. klin. Wochenschr., 1908, n° 15). — PorGss, Zur Serodiagnostik der Luës mittelst Ausflockung (XX Ve Kongres für innere Med., Wien, 1908).
(2) Frrrz et Krex, Ueber den Werth der Serumreaktion nach Porges (Wien. klin Wochenschr., 1908, n° 6).
(3) Le Sourp et Pacniez, Nouvelle méthode de sérodiagnostic de la syphilis (Soc. «de Biol., juillet 1909).
(4) Lauissier, Contribution à l'étude de la réaction de Porges pour le diagnostic de la syphilis. Thèses de Paris, 1910.
(5) LowenBerG, Die Serodiagnose des Lues mittelst der Porges’chen Reaktion. Deutsche med. Wochenschr., 1910, n° 35, p. 1609).
SPIRILLUM PERTENUE. 693
qu'on peut supposer êlre de nature syphilitique, ou dans des lésions véritablement syphilitiques renfermant en même temps le Spirille spécifique.
C’est le cas surtout pour les lésions buccales; les formes spirochétiques sont en effet très communes dans la bouche, même à l’état normal, et certaines de ces formes banales ont une grande ressemblance avec le Spirille pâle. C’est aussi le cas pour beaucoup de lésions ulcéreuses de la peau ou des muqueuses, où se rencontrent souvent des Spirochètes en dehors de toute infection syphililique.
Il peut être très important de reconnaître la nature vraie des Spirilles rencontrés, surtout lorsque l'exclusion de la syphilis doit être le résultat cherché.
La distinction peut se faire par la constatation des caractères microscopiques, soit sur des préparations colorées, soit à l’appareil ultramicroscopique, ou par l'inoculalion aux animaux réceplüifs, singes ou lapins, comme il a été dit précédemment.
On rencontre dans la bouche toute une série de formes spirochétiques qui présentent des ressemblances plus ou moins grandes avec le Spirille pâle et pourraient être confondues avec lui.
C’est d'abord le Spirillum refringens (p. 697), que l’on reconnait à sa forte réfringence, sa taille plus forte (fig. 151), à sa facilité de coloration.
Le Spirillum buccale (p. 698) se distingue très nettement à sa grosseur et son épaisseur (fig. 152).
Le Spirillum dentium prête plus facilement à confusion, mince, peu réfringent, se colorant péniblement, se teignant en rougeâtre par le Giemsa; mais il est plus mince, ses tours sont moins serrés, 1l est moins mobile (fig. 154). En plus, son inoculation est négative.
Des formes spirochétiques banales sont nombreuses aussi dans bien des lésions ulcéreuses des muqueuses, de la peau, de certains organes. Leur distinction est souvent fort importante.
Le Spirillum gracile (p. 698) ressemble beaucoup au Spirille pâle; ce n'est guère que par l’inoculation qu'on peut arriver à le distinguer. Ne serait-ce même pas seulement une forme avirulente de ce dernier ?
Le Spirille de Vincent (p. 694) se reconnait vite grâce à la présence concomitante constante du Bacille fusiforme; il se teint en violet par le Giemsa. SI
Le Spirille de la balanite (p.695) est plus gros, plus long que le Sprrille pâle; 11 est moins mobile à l'ultramicroscope; il se teint en bleu rougeâtre au Giemsa.
Le Spirille nasal de Weïibel (p. 701), le Spirillum tonsillare (p. 700), le Spirillum sputigenum (p. 702), se distinguent aisément à l'examen microscopique.
SPIRILLUM PERTENUE CAsrELrANI.
(Spirochæte pertenuis.) Castellani (1) a signalé la présence de Spirilles très voisins du Spi-
(1) Casrezzan, On the presence of Spirochaetes in tow cases of ulcerated parangi (Brit. med. Journ., 1905). — Untersuchungen über Framboesia tropica (Deutsche med.
mA LA ; re! 19 ROC RE a
694 BACTÉRIACÉES.
rillum pallidum dans les lésions de l’affection, très commune dans les pays tropicaux, désignée sous des noms très divers, frambæsia, pian, parangi, yaws, maladie très voisine de la syphilis, à tel point que le diagnostic peut être difficile.
La frambæsia est inoculable au singe dans les mêmes condilions que la syphilis; on obtient, dans son cas, une réaction de Wassermann positive. Neisser (1) se prononce nettement pour la distinction, la syphilis ne vaccine pas contre la frambæsia, ni la frambæsia contre la syphilis. Nattan-Larrier et Levaditi (2), par contre, ne considèrent cette maladie que comme une simple variété de syphilis.
La sérosité des lésions, aussi bien fermées qu'ulcérées, montre, dans les mêmes conditions d’observation que pour la syphilis, des Spirilles de 7 à 10 x de long, parfois 14 à 20 u, à extrémités effilées, très mobiles.
Dans les lésions ulcérées, il peut exister en même temps d’autres formes spirillaires. Castellani dit avoirrencontré le Spirillum refringens; Borne (3) y aurait trouvé fréquemment le Bacille [usiforme.
SPIRILLE Fig. 146. — Spirilles et Bacilles fusiformes de l’angine DE VINCENT. de Vincent. 1000/1.
Il: se, rencontre en abondance, avec le Bacille fusiforme, dans les lésions de la stomatite ulcéro-membraneuse spéciale, dite angine de Vincent (p. 370).
Ce sont (fig. 146) des Spirilles de longueur variable, très mobiles à l'ultramicroscope, très fins et prenant difficilement la couleur, restant pâles dans les préparations colorées. Ils se décolorent vite par la méthode de Gram.
Ils n'ont pas pu être cultivés.
La présence du Bacille fusiforme permet de faire la distinction avec les ulcérations d’origine syphilitique. S'il y avait coexistence des deux infections, l'inoculation aux animaux réceptifs pourrait seule décider.
En colorant par la méthode de Giemsa, le Bacille fusiformeetle Spirille
Wochenschr., 1906, n° 4). — Comparative experimental studies of cases of framboesia in various! part of the tropics (Arch. f. Schiffs und Tropen Hygiene, XII, 1908, p. 311). (1) Nasser, Sind Syphilis und Framboesia verschiedene Krankheïten (Zbid., p. 173). (2) Natran-Lannier et Levapiri, Recherches microbiologiques et expérimentales sur le pian (C. R. de la Soc. de Biol., 11 janvier 1908, p. 29). (3) Borne, Observations of the presence of the Spirochaete pertenuis in Yaws (Journ. {rop. med. and Hygiene, X, 1905, p. 345).
We \ ’, (
SPIRILLE DE LA BALANITE. 695
symbiotique se colorent en violetsombre, alors que le Spirillum pallidum se teint légèrement en rose violacé.
Fig. 147. — Spirilles dans la pourriture Fig. 148.— Sécrétion de balanite simple d'hôpital (Vincent). (Vincent).
Les Spirilles signalés par Vincent dans la pourriture d'hôpital (p. 369)
ne sont peut-être pas à en distinguer (fig. 147).
SPIRILLE DE LA BALANITE.
Vincent a décrit, dans la balanite simple, des Spirilles qui se trouvent en association avec des formes bacillatres. (Voy. p.273. et fig. 148).
Les Spirilles seraient plus ab ondants dans les formes de balanite érosive (p. 374).
Le Spirille de la balanite est plus gros, plus régulier, notablement plus long que le Spirille pâle (fig. 149). Il est moins mobile à l’ultramicroscope (fig. 150).
La méthode de Giemsa les colore en bleu rougeâtre, moins rosé que la nuance du Spirille de la syphilis.
Levaditi et Stanesco (1) aurarent obtenu des cultures dans le sérum de cheval liquide, en sacs de collodion, que l'on plonge dans ce sérum ensemencé avec les
Fig. 149. — Spirille de la balanite. 1500/1.
(1) Levaprri et Sraxesco, Cultures de deux Spirochètes de l’homme (Sp. gracilis et Sp. balanitidis) (C. R. de la Soc. de Biol., LXVII, 1909, p. 188).
696 BACTÉRIACÉES.
autres microbes contenus dans le produit employé, et sur le même sérum coagulé; il y aurait développement symbiotique.
L'inoculation peut.
donner aux singes de petites lésions ulcéreuses où fourmille le Spirille (1).