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munis: Legrain (1) a signalé un Streptocoque pathogène qui parait spécial ; on y trouve AL PEN en outre, diverses espèces d’'anaérobies.
Ces divers microbes ne paraissent pas virulents et ne semblent pas pouvoir être une cause d’auto-infection chez les femmes enceintes.
Col ulérin. — D’après Stroganoff, le mucus du col normal ne renferme que tout à fait exceptionnellement de rares microbes. Winter, au contraire, dit qu'il en contient fréquemmert, surtout chez la femme enceinte; leur limite serait l’orifice interne du col. Menge signale des anaérobies dans la cavité cervicale.
Ulérus et trompes. — Les recherches de Winter et de Peraire démontrent que la cavité de l’utérus el les trompes ne renferment jamais de microbes à l’état normal. Straus et Toledo (2) ont conclu de recherches suivies que, chez les animaux, après la parturilion physiologique, la paroi utérine et la sécrélion qui y est contenue ne renferment pas de Bactéries. D’après les recherches de Düderlein (3), d'Artemieff (4), les lochies normales de la femme ne doivent jamais contenir de microorganismes ; toutefois, pour Wormser (5), elles en contiendraient dans la grande majorité des cas, provenant surtout du vagin.
2° LES BACTÉRIES DE L'ORGANISME MALADE SOMMAIRE DE BACTÉRIOLOGIE CLINIQUE.
Il est un certain nombre de maladies infectieuses dont l’agent pathogène est encore inconnu ou problématique. D'autres relèvent d’espèces microbiennes bien déterminées qu'il est plus ou moins facile de reconnaître suivant le cas. Certains symptômes, certaines manifestations, présentés par l'organisme en puissance d'infection, peuvent s’observer dans des affections occasionnées par des espèces bien différentes ; il est de ces microbes qui peuvent déterminer des modifications pathologiques les plus variées, suivant l’état de leur activité, leur porte d'entrée dans l’organisme, la résistance et les conditions individuelles de ce dernier, la présence d’autres microbes favorisants ou empêchants; ce sont de véritables agents à tout faire, comme nous en avons eu un bon exemple dans le C olibacille (p. 192). Il est bon que le médecin, en présence d'une manifestation clinique, surtout lorsque le diagnostic de la maladie elle-même n’est pas encore bien établi, sache à quels microbes il peut avoir affaire, dans la plupart des cas au moins, pour être un peu guidé dans les recherches à opérer et surtout les méthodes à employer.
(1) LeGraIx, Sur les caractères d’un Streptocoque pathogène existant dans le mucus vaginal (Soc. de Biol.” 1887, n° 27, p. 640).
(2) Srraus et ToLe5o, Recherches bactériologiques sur l'utérus après la parturition physiologique (C. R. de l’Acad. des sc., 16 avril 1888).
(3) DôverLeIn, Ueber das Votkommen von Spaltpilzen in den Lochien des Uterus und der Vagina gesunder und kranker Wochnerinnen (Arch. für Gynæk., XXXI, 1887, p. 142). — Dônerzein et Winrernirz, Die Bakteriologie der puerperal Sekrete (Beitr. zur Gebursth. und Gynæk., 1900, III, p. 2).
(4) Arremierr, Ueber die mikroskopische und bakteriologische Untersuchung der Lochien (Zeitschr. für Gebursth., XVII, 1890).
(5) Wormser, L’infection de la cavité utérine pendant les suites de couches (Sem, méd., 7 novembre 1900).
Enfin, dans le cours d’une infection bien détérminée, il peut se trouver en présence de manifestations secondaires dues à une infection intercurrente dont il a souvent intérêt à connaître la nature pour établir le pronostic et le traitement. C’est pour lui faciliter cette tâche qu'a été institué ce chapitre, qui n’est en somme qu'une sorte de table des matières raisonnée, limitée aux seules applications cliniques les plus courantes. Les détails particuliers se trouveront à la description des espèces.
Les produits doivent souvent être adressés à des laboratoires spéciaux. Pourqu'ils y parviennent dans les meilleures conditions possibles, il est nécessaire de suivre minutieusement les précautions voulues pour les prélèvements. |
Pour les produits dangereux à expédier par voie postale, il est nécessaire de se conformer aux instructions officielles citées précédemment (p. 648).