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AUTRES CARACTÈRES DE DIFFÉRENCIATION

La réaction de l'indol peut donner de bonnes indications. On n'oblient pas la réaction de l’indol avec les cultures en bouillon peptonisé du

(1) Worr, Die Ergebnisse der Neutralrotmethode zur Unterscheidung von B. typhi und coli (Centralbl. für Bakt., XXXI, Orig., 1902, p. 69).

(2) G. Roux, Sur une oxydase productrice de pigment sécrétée par le Colibacille (C. R. de l'Acad. des sc., 13 mars 1899, p. 693).

(3) Manxowsxr, Ein neues Nährsubstrat zur Isolierung von Typhusbacillen und des Bacterium coli commune (Centralbl. für Bakt., XXVII, 1900, p. 23).

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Bacille Lyphique, mème très anciennes. Au contraire, les cultures de Colibacille donnent presque toujours une réaction très nelle dans les conditions qui seront exposées plus loin. D'après G. Roux, cependant, le Bacille typhique pourrait quelquefois donner une réaction minime ; d'un autre côlé, on voit certains types de Colibacrlle authentique ne pas la montrer.

La culture en bouillon lactosé à 2 p. 100 additionné de carbonate de chaux (p. 66) mérite une très grande confiance. Le Bacille lyphique se développe dans ce milieu sans produire de bulles gazeuses ; le Colibacille, au contraire, déterminant la fermentation lactique du sucre de lait, donne rapidement de fines bulles gazeuses.

Dans le lait, le Bacille d'Eberth se cultive sans modifier l'aspect du milieu, même après longtemps. Le Colibacille, au contraire, produit très vite la coagulation. Il en est de même dans le laclo-sérum artificrel.

Les cultures de Bacille lyphique ne développent jamais d'odeur ; celles du Colibacille ont toujours une mauvaise odeur, le plus souvent même félide.

Enfin, la réaclion d'agglutination de Widal, avec le sérum typhique (p. 161), s'observe toujours, dans des conditions déterminées, avec le Bacille d'Eberth et jamais avec le Colibacille dans les mêmes conditions.

En résumé, quatre caractères permettent surtout de différencier sûrement et dans tous les cas le Bacille typhique et le Colibacille; ce son!

j° La culture en bouillon lactosé additionné de craie ;

20 L'absence de production d’indol;

3° La culture dans le lait :

40 La réaction d'agglutination des Bacilles par le sérum antityphique.

DIFFÉRENCIATION DU BACILLE TYPHIQUE ET DES BACILLES PARATYPHIQUES ET SIMILAIRES

La différenciation des Bacilles paralyphiques et d'une série d'espèces voisines est tout aussi délicate que celle du Colibacille. Tous poussent en milieux phéniqués, employés comme il a été dit et peuvent se rencontrer plus ou moins fréquemment, dans les conditions mêmes où l’on est amené à rechercher le Bactille lyphique, ayant les mêmes raisons de s'y trouver que le Colibacille, dans les selles et milieux souillés par elles surtout.

On les distingue par les cultures en différents milieux, qui peuvent présenter des caractères différentiels, par l’action sur les divers sucres, par la réaction d’agglutination en se servant des sérums expérimentaux.

Les Bacilles paratyphiques A et B donnent, sur milieux de Drigalski, des colonies bleues, comme le Bacille {yphique. H faut en isoler un certain nombre et essayer les caractères différentiels qui sont cités pages 142et 151, surtout la fermentation des sucres; les pre-

BACILLUS TYPHOSUS. 199

miers font fermenter le glucose et le maltose avec production de gaz ; ils croissent sur les EU vaccinés contre le Bacille tüphique : ; 1 produisent souvent la fluorescence du bouillon au rouge neutre. La réaction d'agglutination est plutôt variable.

Le Bacillus enterilidis donne des colonies bleues sur milieu de Drigalski, mais se différencie facilement par les cultures et l'agglulination (p. 204 et 209).

Le Bacille de la psillacose donne des colonies bleues sur milieu de Drigalski, se différencie surtout par sa culture sur pomme de terre (p. 211), son développement sur gélose vaccinée par le Bacrlle lyphique, une agglutination nulle ou des plus minime par le sérum antityphique.

Le Bacillus lyphi murium donne des cultures bleues sur milieu de Drigalski, mais fait fermenter énergiquement le glucose avec dégagement gazeux et donne une culture très apparente sur pomme de terre (p. 214).

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