DIFFÉRENCIATION DES ESPÈCES SIMILAIRES
Elle se fait surtout à l’aide de quelques caractères, au premier rang desquels doivent se placer l’action sur les différents sucres et Pagglutination.
Ces caractères différentiels sont cités plus haut d’abord, à l’élude de l'action sur les sucres (p. 237), et ci-après, à l'étude des Bacilles paradysentériques. Les caractères exposés pour le Bacille typhique, le Colibacille et les espèces similaires permettent aisément leur distinction.
BACILLES PARADYSENTÉRIQUES
Sous cette rubrique, on peut classer plusieurs microbes isolés dans des dysenteries bacillaires, dont l’action pathogène semble indiscutable, et qui diffèrent du Bacillus dysenteriæ tel qu'il vient d’être défini, par des caractères d’une certaine importance. Ils s’en rapprochent par contre, et beaucoup, par de nombreux côtés, à tel point qu’on est en droit de reconnaître à tous ces types une origine commune. Cest le Bacille de Flexner, le Bacille Y de Hiss et le Bacille de Strong, qui ont été isolés dans les conditions exposées plus haut (p. 235).
BACILLE DE FLEXNER
Isolé par Flexner à Manille, 1l a été fréquemment retrouvé depuis. C’est un agent fréquent de dysenterie bacillaire.
Comme caractères d'aspect, de forme, de coloration, il rappelle absolument le Bacille de Shiga.
Les cultures sur les milieux ordinaires ont les mêmes caractères, mais paraissent plus abondantes.
Tous les Bacilles de ce type produisent de l’indol.
Dans le bouillon de Savage au rouge neutre, ils produisent une fluorescence légère.
Ils n’ont aucune action sur le lactose, ne font pas virer au rouge la teinture de tournesol ajoutée, se comportent de même sur milieu de Conradi-Drigalsky.
Ils font fermenter la mannite et le maltose, virant au rouge la teinture de tournesol ajoutée, alors que le Bacille de Shiga reste sans action.
Is sont agglutinés par le sérum d'animaux vaccinés contre le Bacille de Flexner, pas du tout par le sérum d'animaux vaccinés contre le Bacille de Shiga.
Ce microbe a une action pathogène bien moins marquée que le Bacille de Shiga.
L’inoculation sous-cutanée ne détermine pas de dysenterie expérimentale, mais simplement de l’œdème suivi de suppuration et de guérison assez rapide.
L’injection intraveineuse ne provoque qu'une légère hyperthermie.
L'inoculation intrapéritonéale donne à peu près les mêmes symptômes que ceux observés avec le Bacille de Shiga.
462 BACTÉRIACÉES.
Par passages successifs chez. l'animal, cette virulence peut être augmentée, mais faiblement.