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BACILLE DE LA PASTEURELLOSE DU CHEVAL

les limites du type pathologique sont toujours quelque peu incertaines, il est possible qu'on y fasse rentrer quelques autres manifestations, cliniquement semblables, dues à des infections par des espèces microbiennes autres, le Colibacille ou des formes voisines en particulier, surtout le Sireptocoque de la qgourme de Schütz (1, p. 562).

Le microbe spécifique estune courte Bactérie à extrémités arrondies (fig. 58), très semblable au Wicrobe du choléra des. poules, affectant souvent, comme ce dernier, la forme de coccobacilles. Les éléments sont immobiles, se colorent bien aux couleurs d’aniline et se décolorent par la méthode de Gram.

C’est un aérobie vrai qui se cultive médiocrement sur les miheux habituels.

D’après Lignières, on obtiendrait très difficilement des cultures en partant directementdes produits pathologiques du cheval, où ils ne se trouvent qu’en très peit nombre et sont sou-

vent invisibles à l’exa- Fig. 58. — Bacille de la septicémie hémorragique du men direct. cheval. Sérosité péritonéale du cobaye. 1000/1 (d’après Il vaut mieux faire à, /isnières).

un cobaye une inocu-

lation intrapéritonéale de 4 à 5 centimètres cubes de sang, d’exsudat pleural ou de suc pulmonaire de chevaux atteints. Le cobaye meurt de péritonite. Son exsudat péritonéal peut la première fois contenir le microbe en culture pure : sinon, on recommence de la même facon.

Sur gélatine en piqûre, à 20°, on obtient une minime culture, formée de petites colonies blanchâtres, ne liquéfiant pas le milieu.

Sur gélose, une très petite culture semi-transparente.

Sur pomme de lerre, rien ou à peu près.

Dans le bourllon, il se forme un léger trouble et, après plusieurs jours, un dépôt très minime. La réaction du milieu ne change pas. Il ne se forme pas d’indol. Le milieu le plus favorable paraît être le bouillon additionné d’un peu de sérum.

Dans le lait, les microbes se multiplient sans provoquer de coagulation.

On reconnaît là les caractères attribués au type des Pasleurella.

Le microbe est pathogène pour le cobaye, le lapin, la souris, le chien, le chat, le porc, le mouton, l'âne, le cheval et peut-être le bœuf.

Le cobaye et le lapin sont tués en vingt-quatre ou quarante-huit heures par l’inoculation sous-cutanée de 1 centimètre cube de bouillon de culture ou de quelques gouttes de l’exsudat péritonéal. On trouve

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au point d'inoculation un œdème sanguinolent et des lésions générales de septicémie.

Le cheval est très sensible ; l'injection intraveineuse de 1 à 2 centimètres cubes d’exsudat péritonéal amène une mort rapide. Les cultures en inoculation sous-culanée donnent un énorme œdème ; l'animal peut mourir ; sil survit, il se fait un gros abcès. Le microbe agit surtout par ses Loxines ; ces dernières préparent en outre le terrain pour le Streplocoque, qui occasionne alors souvent des complications ‘pleurales ou pulmonaires.

La poule et le pigeon sont très résistants ; ils ne succombent qu'à l’inoculation intraveineuse de 1 centimètre cube d’exsudat péritonéal.

Le rat blanc résiste encore plus ; il supporte très bien l'injection sous-cutanée d'un quart de centimètre cube d’exsudat péritonéal.

Les cultures s’atténuent facilement et

Mes ce ponte ne. pourraient servir de vaccin. En immu- Culture. 700/1 (d'après Lignières), nisant des chevaux, il serait possible d'obtenir un sérum préventif et curatif.

Le Streplocoque de la gourme joue ici, d’après Lignières, un rôle très important, mais secondaire, principalement dans les localisations pulmonaires. La pasteurellose, infection primitive, favoriserait considérablement l'établissement d'infections secondaires diverses, au premier rang desquelles se trouverait l'infection par le Streptocoque de Schütz, hôte à peu près normal des voies respiratoires antérieures. Les recherches bactériologiques décèleraient même souvent seulement ce dernier microbe, d’où la tendance que beaucoup ont eue de lui attribuer le rôle principal dans plusieurs des formes de la pasteurellose (1).

Le microbe de la pasteurellose équine a été rencontré sur la muqueuse nasale des chevaux sains. Il doit se rencontrer dans le milieu extérieur, le sol et les eaux souillées principalement, d’origine intestinale assurément, d’où il peut pénétrer chez les animaux. On a signalé, à diverses reprises, l'influence des eaux souillées dans la production de la fièvre typhoïde du cheval.

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