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BACILLE DE LA MALADIE DES JEUNES CHIENS

Galli-Valerio (1) donne comme agent pathogène un Bacille ovalaire de 1,25 p à 2,5 u de long sur 0,3 x de large, qui se trouve dans les poumons, le cerveau, la moelle, l’exsudat des méninges des animaux atteints, le Bacillus caniperda.

Il se développe sur gélatine, en donnant une petite colonie blanche qui s’élargit et creuse le milieu sans jamais le liquéfier. Sur gélose, il forme des colonies blanches qui confluent en une bande à bords sinueux. Sur sérum coagulé, la culture ressemble à celle produite sur gélatine ; elle creuse également le milieu. Dans le sérum liquide, il se forme des flocons bleuâtres qui se déposent au fond du vase ; le liquide reste transparent. Sur pomme de terre, il se produit une culture blanchâtre transparente.

Le microbe de ces cultures est mobile et peut former une spore à une extrémité qui se renfle à ce moment. Il se colore bien aux couleurs d’aniline et reste coloré par la méthode de Gram.

Les cultures tuent rapidement les jeunes chiens ; on retrouve le microbe dans les poumons, le cerveau et la moelle. Elles ne causent rien aux cobayes et aux lapins, ou tout au plus un petit abcès au point d’inoculation chez ces derniers.

Jess (2) décrit un petit Bacille de 1,8 à 2,3 de long sur 0,6 à 0,9y de large, qui se rencontre en abondance dans le mucus nasal et conjonctival, dansle sang et tous les organes. Il se colore bien à la fuchsine phéniquée, plus fortement aux deux pôles et reste coloré par la méthode de Gram.

On isole facilement ce microbe en mettant en culture la sécrétion nasale.

Sur plaques de gélatine, il donne de petites colonies fusiformes, à centre sombre, qui ne liquéfient pas.

Sur gélose, à 37°, le développement se fait abondamment sous forme d’un revêtement grisâtre, mat, à bords nets ; la gélose glycérinée parait moins favorable.

Sur gélatine, la culture est la même que sur gélose.

Sur sérum coagulé, la colonie est brunâtre et ne se développe que lentement.

Sur pomme de lerre, en quarante-huit heures il s’est développé une couche blanche, veloutée.

Le bouillon se trouble et montre un rebord filamenteux à la partie supérieure.

L'injection sous-cutanée de bouillon de culture détermine chez les jeunes chiens une affection semblable à la maladie dite spontanée.

Pour Lignières (3), la maladie rentre bien nettement dans le groupe des pasteurelloses ; c’est la pasteurellose canine avec ses formes diverses, septicémiqué ou suraiguë, aiguë avec localisations gastro intestinale, pulmonaire, encéphalique ou médullaire.

Dans l’organisme malade, on ne trouve que rarement le microbe sous la forme de courts bâtonnets ovoïdes, mais le plus souvent sous celle

(4) Gazui-Vazerio, Der Mikroorganismus der Hundestaupe (Centralbl. für Bakl., XIX, 1896, p. 694).

(2) Jess, Der Bacillus der Hundestaupe (Centralbl. für Bakt., XXV, 1899, p. 541).

(3) Lieniëres, Contribution à l'étude et à la classification des septicémies hémorragiques. Buenos-Ayres, 1900.

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de Bacilles assez longs. Dès le premier passage sur le cobaye, l'aspect change et bientôt on a la forme cocco-bacillaire spéciale,

Ce microbe est immobile, se décolore par la méthode de Gram, se cultive bien à 37° et végète aussi à 18° ou 20°.

Sur plaques de gélatine, on trouve, après trente-six à quarante heures, de petites colonies punctiformes, d’abord transparentes, puis opaques, blanchâtres.

Sur gélatine, en piqûre, il se produit, dans le canal, de petites colonies blanches, et à la surface une colonie opaque, irisée; en strie, une traînée blanchâtre, irisée. La culture est très adhérente au substrat.

Sur gélose, ce sont de petites colonies transparentes, devenant opaques à la longue, très adhérentes au substrat:

Dans le bouillon, neutre ou alcalin, le développement se fait d’une facon différente des autres Pasteurella. Le liquide reste clair, le microbe forme de petits grumeaux qui se sédimentent vite.

Le lait n’est pas coagulé ; sa réaction ne change pas.

Les cultures dégagent une odeur spéciale, non fétide.

Il n’y a jamais production d’indol.

La gélose lactosée tournesolée ne vire pas.

Le microbe récemment extrait de l’organisme du chien se montre relativement peu virulent pour toutes les espèces animales, sauf le chien et le chat; après une série de passages par le cobaye, il gagne une virulence et peut alors tuer, en inoculation intraveineuse, le porc, le mouton, le bœuf, le cheval, l'âne, la poule, le canard, le pigeon. Les symptômes et les lésions observées sont analogues à ceux déterminés par le choléra des poules. |

L'inoculation au chien peut reproduire toutes les formes cliniques de la maladie du jeune âge.

L'inoculation directe des produits des animaux malades est négative ou ne détermine que des lésions locales, qui peuvent même être secondaires, comme l’éruption cutanée.

L'inoculation au chien d’une culture atténuée lui transmet une certaine résistance; mais l’immunité obtenue n’est que relative.

Phisalix (1), en cultivant cette Pasteurella et lui faisant subir la même atténuation que pour le choléra des poules, prépare un vaccin qui, d’après certains, donnerait de bons résultats.

D’après Carré (2), la maladie des chiens serait due à un virus filtrant, seul réellement spécifique. Le jetage des animaux malades, étendu d’eau, passé sur bougie très poreuse, donne un liquide qui ne produit de culture sur aucun milieu, mais, inoculé au chien, détermine des symptômes analogues à ceux de l'affection. La Pasleurella, qui se rencontre fréquemment dans le sang, ne serait qu'un microbe d'infection secondaire. L’éruption vésiculo-pustuleuse, regardée comme caractéristique, serait produite par un Microcoque banal, qui se trouve dans lintestin de l’animal.

(4) Prisaux, Recherches sur la maladie des chiens. Vaccination du chien contre l'infection expérimentale par le Bacille spécifique (Soc. de Biol., 8 juin 1901).

(2) Carré, Sur la maladie des jeunes chiens (C. R. de l'Acad. des sc., 6 mars et 29 mai 4905, 23 avril 4906).

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Lignières (1) pense que la Pasteurella et le microbe filtrant peuvent causer des maladies très analogues.

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