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APPAREILS ET MACHINES ORTHOPÉDIQUES

Les appareils et machines orthopédiques, extrêmement nombreux, sont destinés à prévenir ou à corriger les difformités congénitales ou acquises; à remédier à la perte des fonctions du système locomoteur, atteint de rétraction ou de paralysie. Un certain nombre de moyens mécaniques proposés dans ces dernières années servent surtout au traitement mécanothérapique des difformités; ils sont destinés à produire des redressements lents ou brusques, temporaires, des mobilisations, des parties déformées ou rétractées. Nous étudierons surtout les appareils et machines qui servent principalement à exécuter des exercices orthopédiques et qui se rapprochent des appareils de gymnastique, dans notre chapitre de la scoliose et du pied bot. Nous signalerons surtout ici les principaux appareils à redressement, à extension et à suspension. Nous décrivons dans nos chapitres Scoliose et Mal de Pott les nombreux corsets à mécanismes variés.

Les différents appareils orthopédiques peuvent être ramenés à des types bien définis. Les formes employées dans ces appareils se réduisent à redresser, presser ou tirer, soutenir. Quelques appareils agissent de plusieurs façons, en redressant et en soutenant.

Nous croyons utile de donner quelques indications générales sur :

Les appai'eils de redressement ou de réduction (appareils et bandages à traction élastique, bandages adhésifs) ;

Les appareils à extension et à suspension .

Nous ferons suivre cette étude de la technique des corsets orthopédiques, que le chirurgien peut faire lui-môme et qui sont, suivant les cas, des appareils de contention ou de redressement.

Nous ne ferons que signaler les appareils automatiques, qui

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permettent au sujet de faire exécuter aux membres ankylosés ou rétractés les mouvements perdus et de mobiliser les articulations fBonnet). (Voir Chapitre : Ankylosés et Contractures.) Nous indiquerons aussi dans ce chapitre les différents appareils proposés pour ]a cure de ces difformités.

Les divers appareils orthopédiques sont amovibles^ portatifs, inamovibles ou ne devant agir que sur le malade placé dans le lit.

Le matériel servant à la confection de ces appareils est extrêmement varié ; l'acier, le fer, le cuir, les courroies élastiques, les diverses articulations mécaniques sont les plus fréquemment employés.

Le moulage a une importance et une utilité très grande pour la confection de la plupart des appareils orthopédiques. Nous décrirons plus loin latechnique du moulage du thorax. Les règles que nous indiquons peuvent s'appliquer en partie au moulage du cou, des membres.

Il importe de faire remarquer que les appareils doivent être simples, convenir aux cas particuliers et être surtout bien appliqués. « L'art de l'orthopédiste, dit Mellet, est tout dans sa main. Ce n^estque par unelongue habitude d'appliquer les appareilsmécaniques, de les changer, de les modifier de mille manières ditTérentes, qu'on peut arriver à obtenir des résultats heureux. C'est une grave erreur de se croire orthopédiste parce qu'on possède des appareils qui peuvent servir, il est vrai, à corriger des difformités, mais qui sont stériles sans une main exercée. Le point capital est de savoir s'en servir. »

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