III. — LUXATIONS CONGÉNITALES DU COUDE
Les luxations congénitales du coude sont extrêmement rares. Guérin, Bouvier ont publié des observations de subluxations du coude consécutives à un relâchement des ligaments d'origine congénitale. Ghaussier a observé un cas de luxation complète de l'avant-bras en arrière, qu'il attribue aux mouvements brusques de l'enfant dans l'utérus.
Les luxations congénitales de la tête du radius en arrière sont plus fréquentes que les luxations en avant. Les luxations unilatérales sont plus fréquentes que les bilatérales. Dans certaines observations, il ne s'agit pas de véritables luxations, mais de malformations (Ghassaignac) dues à l'hérédité, et surtout à l'hérédité syphilitique.
Dans quelques cas de luxations de l'articulation du radius, la malformation, attribuée à des traumatismes pendant la grossesse est en relation avec certains troubles survenus dans l'accroissement du cubitus. Si le cubitus reste trop court, le radius en se développant se recourbe d'abord, puis les ligaments qui l'unissent au cubitus et au condyle humerai s'allongent peu à peu, et le radius finit par s'accroître à côté du condyle (voir p. 472).
Dans le cas de luxation congénitale du radius avec impotence marquée, la résection de la tête radiale est l'opération de choix. (Hotïa, Delangiade, R. Riss.)