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Articulation avec arrêt et levier à te ton

19. Parallélogramme avec vis de rappel, pour écartement des membres inférieur;

ces mécanismes variés, usités dans certains cas comme appareils de redressement et d'extension.

(Nous adressons nos remerciements aux habiles constructeurs qui ont bien voulu nous donner les dessins de leurs appareils orthopédiques que nous faisons figurer dans divers chapitres de ce Traité : MM. Collin, R.Mathieu, L.et J. Rainai, Monlon,van Schoor, F. Lacroix, en France;!. Reynders, G. Tiemann, en Amérique.)

Tout appareil orthopédique présente à considérer : 1" la nature de la force agissante, qui doit être continue et susceptible de graduation; 2° le point d'appui, pris tantôt hors du corps, sur le lit, tantôt sur le corps par l'intermédiaire de ceintures, de tuteurs; .3° le mode d'application qui est déterminé par la forme et la composition des différentes pièces constituant l'appareil, lacs^ plaques, tuteurs, corsets, bottines.

Les appareils mécaniques ou bandages doivent être avant tout peu compliqués, légers, faciles à appliquer, et n'exerçant aucune compression fâcheuse. Il faut, suivant le précepte de Chassaignac, chercher à concilier au plus haut degré possible la mobilité du sujet avec la solidité de la continuité des agents mécaniques. Dans un grand nombre de cas, et particulièrement dans les difformités d'origine paralytique, les appareils doivent permettre autant que possible le mouvement naturel des parties atteintes parla difformité (Sayre). Traiter une difformité "paralytique, ditL. A. Sayre, par un appareil inamovible, me parait être une pratique absolument condamnable.

Parmi les appareils à redressement, nous étudierons plus loin les appareils pour le torticolis (appareil de Bonnet, Minerve de Mellet, Bouvier, les appareils de Bigg, Richard, Reynders) ; les lits orthopédiques, les corsets à pressions latérales, à refoulement, à inclinaison, à flexion, à soulèvement, à tuteurs, pour les déviations du rachis; les appareils à mécanismes variés, pour le redressement des ankyloses, pour le traitement des contractures, des difformités d'origine nerveuse, des luxations dites congénitales de la hanche, du genu valgum; les appareils de pression et de traction à force de torsion fixe (appareils de Yenel, Scarpa, Duval, Bouvier, Guérin, Collin, Mathieu), pour le pied bot.

Certains appareils de redressement ou de réduction agissent lentement par des pressions ou des tractions lentes, d'autres agissent brusquement. Nous étudierons surtout ces appareils de

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redressement forcé et leur mécanisme dans notre chapitre du pied bot.

1° Appareils et bandages à traction élastique. — L'emploi des forces élastiques, dans le but de produire l'allongement des muscles raccourcis et de redresser les difformités, recommandé d'abord par David Green, puis par Barwell, Bruns, a fait faire à l'orthopédie un grand progrès, égal, d'après Sayre, à celui qu'elle doit à la ténotomie sous-cutanée. Les tractions élastiques peuvent être faites avec le caoutchouc, les ressorts métalliques, les tissus composés d'éléments métalliques comme les ressorts à boudin. L'agent élastique peut être fixé par des bandages très simples sur toutes les parties du corps au moyen de petites plaques d'élain maintenues par des bandages adhésifs (Barwell), d'appareils plâtrés, etc.

Nous indiquerons le mode d'application et les modifications des appareils et bandages à traction élastique dans nos différents chapitres. Parmi les appareils à traction élastique, il faut citer les corsets de Barwell et de Fischer pour la scoliose, les divers appareils de redressement des ankyloses, du genu valgum, les appareils de Sayre, Barwell pour le pied bot, etc.

Les appareils de Delacroix, Duchenne, sont constitués par plusieurs liens élastiques qui jouent le rôle de muscles artificiels et qui sont applicables dans la paralysie des extenseurs ou des fléchisseurs des membres.

Les appareils de H. Bigg, de Doyle, de Robert, de Mathieu, sont des exemples d'appareils avec tractions élastiques au moyen de ressorts métaUiques ou à boudin.

2° Bandages adhésifs. — Les bandages adhésifs sont fréquemment employés en chirurgie orthopédique, et rendent, dans un grand nombre de cas, de très grands services. Ils servent surtout comme agents de redressement et d'extension.

Le choix de la substance adhésive, destinée à fixer le point d'action de la traction continue, a une certaine importance. Quelques auteurs recommandent le sparadrap anglais, connu sous le nom de moleskin plaster. Le diachylon, sparadrap français du Codex, et notamment celui dit des hôpitaux, lorsqu'il est de bonne qualité, préparé récemment, est le meilleur des emplâtres adhésifs.

Avant l'application de ces bandages, on doit raser le membre, le savonner et l'essuyer avec un linge chaud.

Les bandelettes doivent être, avant leur application, légèrement chauffées, soit devant un foyer de chaleur, soit en les faisant glisser rapidement entre les doigts, puis pétries, légèrement malaxées et soumises à des tractions assez fortes.

On doit recouvrir d'abord les bandelettes de diachylon avec une bande de toile assez serrée que l'on enlève bientôt ; lorsqu'on a constaté que l'adhérence des bandelettes est très solide, sans plis^ on les fixe définitivement.

Quand on enlève les bandelettes restées en place pendant un certain temps, la peau, sous Tinfluence de l'humidité, est recouverte de couches plus ou moins épaisses d'épiderme mortifié; dans quelques cas, il existe une irritation assez vive de la peau et de l'eczéma.

Il faut avoir soin, avant d'appliquer à nouveau les bandes adhésives, de frotter la surface cutanée avec de l'huile, que l'on enlève ensuite avec du savon et de l'eau chaude.

S'il existe quelques érosions, on doit attendre qu'elles soient cicatrisées.

Suivant le conseil de A.-B. Judson, on doit placer les bandelettes sur une surface saine voisine de celle sur laquelle elles avaient été primitivemeet appliquées.

Cheselden paraît être un des premiers auteurs qui ait recommandé, en 1740, l'usage des emplâtres adhésifs pour le traitement du pied bot.

S.-D. Gross (de Philadelphie, 1850), J.-N. Quimby (1867), Gilbert, Joliffe, ïufnell, L.-A. Sayre, G. -F. Stillman, E. Develin, F. -T. Paul, Barwell, N. Shaffer, A.-B. Judson, ont aussi employé avec avantage des emplâtres adhésifs pour la cure des pieds bots.

A.-B. Judson s'est servi de bandelettes de diachylon pour empêcher le chevauchement des orteils.

Gilbert, de Philadelphie, W.-J. Little, A.-J. Steele, L.-A. Sayre, ont recommandé des appareils très simples, faits avec du diachylon dans le traitement du torticolis.

J.-K. Swift, S.-D. Gross, J. Crosby, Henry-G. Davis, L.-A. Sayre ont recommandé l'extension continue au moyen de bandages agglutinatifs dans le traitement des maladies de la hanche et des autres articulations.

Andrews (1853), G. -A. Berry (1879), ont pratiqué l'extension

de la colonne vertébrale dans le mal de Pott au moyen des bandages adhésifs.

H.-O. Marcy, J. Reid se sont servis du diachylon pour la suspension des malades pendant l'application des corsets plâtrés.

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