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II. — METHODE SANGLANTE

Les opérations sanglantes que l'on peut pratiquer dans les cas d'ankyloses sont : les ténotomies^ les aponévr otomies et les myotomies^ Y ostéotomie et \b. résectio?i.

Nous renvoyons à nos descriptions de ces opérations orthopédiques (p. lis à 155) ; nous indiquerons ici seulement quelques procédés particuliers recommandés pour les ankyloses du genou et de la hanche.

La méthode des sections tendineuses et musculaires, recommandée par Stromeyer, Bonnet, Michaelis, V. Duval, Phillips, Bouvier, Palasciano, Guérin, Borelli, Dieffenbach, Nussbaum, A. Lorenz, ne peut être considérée que dans quelques cas comme une opération curative. C'est un moyen adjuvant que l'on doit appliquer avant le redressement par les mains ou les machines.

Les sections tendineuses ou fibreuses employées isolément ne roussissent que dans les cas de contractures et de rétractions périarticulaires simples.

Dans quelques cas, les sections tendineuses et fibreuses seront pratiquées à ciel ouvert.

\j' ostéotomie, exécutée suivant les préceptes généraux, sera faite sur un os, quelquefois sur les deux os. Elle sera linéaire ou cunéiforme.

La résection peut porter, suivant les cas, sur l'une ou l'autre extrémité osseuse; dans quelques cas on enlève en totalité ou en partie les deux extrémités articulaires [ostéo-arthrotomie , résection totale ou partielle).

Ankylose de la hanche.

A. Lorenz a démontré par ses observations la valeur des myotomies à ciel ouvert dans le traitement des ankyloses de la hanche. D'après cet auteur, un grand nombre de cas considérés comme des ankyloses, ne sont que des contractures qui guérissent par de larges myotomies corrigeant la flexion et l'adduction. L'ostéotomie inter-trochantérienne n'est indiquée que dans les cas d'ankylose osseuse, de destruction ou de luxation pathologique de l'articulation. Dans ces cas, on doit commencer par sectionner toutes les parties fibreuses ou musculaires qui s'opposent au redressement et particulièrement les tendons des adducteurs près du pubis, et les parties molles qui s'insèrent aux épines iliaques : on évite de cette façon la récidive de l'adduction. On pratique ensuite l'ostéotomie.

On doit exagérer la correction de l'adduction et laisser persister un certain degré de flexion, afin de faciliter l'attitude assise.

Dans les cas de contracture de l'articulation de la hanche avec rétraction du fascia lata, Winiwarter a conseillé de pratiquer à la face antéro-externe de la cuisse, au-dessous du ligament de Poupart, une incision en V, dont les deux branches convergentes se réunissent sur le fémur. Cette incision qui intéresse la peau et l'aponévrose, suffit le plus souvent à obtenir la correction désirée.

Dans quelques cas, on doit diviser les muscles et même faire l'ostéotomie. La plaie étant suturée, on soumet le membre à l'extension.

\^ ostéotomie pour ankylose de la hanche, pratiquée par Rhea Barton (1826), Maisonneuve (1847), Sayrte (1862), Adams (1869), Gant, Volkmann (1874), comprend plusieurs procédés opératoires.

Avec Campenon, nous diviserons les procédés opératoires en

CONTRACTURES ET ANKYLOSES 927

deux groupes, suivant le siège de l'opération et suivant la forme

de la section.

/ sous-trochantériens.

,„^, ,1 ., \ ^ 1 .r ■ ( intra-trochantériens. 1° D après le siese { trochanteriens ] . . , , , , .

^ o j / inter-trochanteriens.

sur le col.

linéaire.

2° D'après la forme I cunéiforme et trapézoïde. f énarthrodiale.

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