‹ Traité pratique de chirurgie orthopédiqueChapitre 88 sur 120 · III. PROCÉDÉS ÉNARTHRODIAUX · texte numérisé non relu

III. PROCÉDÉS ÉNARTHRODIAUX

Procédé de Sayre. — En 1862, Sayre, afin de pratiquer une néarthrose, fit au niveau du grand trochanter selon l'axe du membre, une incision de 15 centimètres environ, légèrement courbe, à concavité postérieure : il libère toute la circonférence de l'os jusqu'immédiatement au-dessous du petit trochanter; puis il incise le périoste, le décolle et le refoule en manchette au-dessus et en dessous. Deux sections de l'os sont faites avec la scie à chaîne, la plus inférieure perpendiculaire à l'axe fémoral, à quelques lignes au-dessus du petit trochanter, la seconde com-

TIIAITÉ DE CHIRURGIE ORTJIOPÉDIQUE

mence en dedans presque immédiatement au-dessus de la première et se dirige en haut et en dehors, puis en bas et en dehors pour finir au voisinage de la première (fîg. 76o).

On coupe ainsi une pièce osseuse en toit, et il ne reste plus qu'à

Fkr. 765.

Procédé de Savre.

arrondir un peu l'extrémité supérieure du fragment inférieur pour avoir deux surfaces qui s'emboîtent.

Sayre a obtenu plusieurs succès par l'emploi de cette méthode.

Procédé de Volhnann. — Volkmann, en 1880, choisit dans le même but la région trochantérienne pour conserver l'action du psoas sur le fragment inférieur. Il fait une incision en long sur le côté externe et postérieur de l'articulation et coupe le fémur au

Cz:^'-;v

Fier. 766.

Procédé de Volkmann.

Fig. 767. — Autre procédé de Volkmann.

ciseau un peu au-dessous de la pointe du trochanter, puis il arrondit l'extrémité supérieure du fragment inférieur, et d'autre part il creuse à la gouge une sorte de cavité cotyloïde recevant la tête du précédent (fig. 766).

Plus lard, il propose de reporter la section jusqu'au point de continuité de la tête et du col fémoral. Mais il faut alors craindre

(le blesser Je bassin avec le ciseau

Tig. 767).

COINÏRACTURES ET ANKYLOSES 931

La résection de la hanche dans les cas d'ankylose de cette articulation a été recommandée par Bruns, Volkmann, Billroth, Mordhorst, Studenski.

La résection dans ces cas peut être pratiquée au moyen de l'incision longitudinale de Langenbeck, ou en faisant une incision en arc de cercle permettant de découvrir en avant le col du fémur, ou encore une incision un peu recourbée en arrière sur la tête articulaire, dans les cas où cette tête serait luxée sur Fos iliaque. A l'aide de la rugine on découvre et on dénude le trochanter et le col fémoral, que l'on sectionne avec la scie ou avec un large ciseau. On fait ensuite sortir de la cavité cotyloïde la tête articulaire, et on creuse dans la région de l'acétabulum une cavité d'étendue suffisante pour recevoir l'extrémité du fémur.

Par des mouvements appropriés, on cherche alors à faire pénétrer l'extrémité du fémur dans cette cavité et à corriger la déformation.

On sectionne les parties fibreuses ou musculaires qui s'opposent au redressement complet, et Ton soumet le membre à l'extension par des poids assez lourds (10 à 15 kilogrammes) (Volkmann). Cette extension, qui doit être longtemps continuée, a une influence considérable sur le résultat final.

Dans les ankyloses delà hanche, à la suite de luxation ancienne, on pourra découvrir la tête fémorale luxée, la réséquer, puis décoller avec la rugine la capsule adhérente à la cavité cotyloïde, l'agrandir avec la gouge et le maillet et placer ensuite dans une nouvelle cavité le moignon du col fémoral (Ricard). (Voir p. 894.)

Ankylosc du gcnon.

Parmi les procédés d'ostéotomie les plus connus citons :

Page 1