II. PHOCÉDÉS CUNÉIFORMES
A. — Trochantériens ou procédé de Kearny Rodgers, qui l'employa dans un cas d'ankylose complexe de la hanche en enlevant un coin trapézoïde sur le trochanter pour corriger à la fois la flexion, l'excès de longueur et l'abduction.
B. — Sur le col ou procédé de Behrend, qui enlevait un coin osseux au-dessus du grand trochanter. C'est un procédé difficile, qui a trouvé peu d'imitateurs.
C. — Au-dessous des trochanters ou procédé de Yolkmann; on découvre le grand trochanter par une incision postéro-externe de 10 centimètres. Après avoir soigneusement détaché le périoste, on taille à la goug-e et au ciseau un coin osseux, dont le sommet est dirigé vers le petit trochanter et dont la base mesure une hauteur proportionnelle au degré de déviation qu'il convient de corriger.
D'après Yolkmann, il est utile, en cas de raccourcissement réel par destruction du col fémoral ou de la cavité cotyloïde, d'exagérer les dimensions de l'excision, car, par la consolidation du membre dans l'abduction, on détermine un mouvement de bascule du bassin tel que le côté opposé est remonté ; et ainsi disparaît le raccourcissement du côté opéré.