L^lfeadè
L'Étude est un morceau, plus au moins étendu, qui a souvent pour but unique, de développer l'halNleté technique de l'exécution sur le «piano. Mais les compositeurs sérieux s'efforcent, cependant,
de met^tre, dans ce gejpre de musique, un peu de sentiment ou de léittaisie. De nos jours il se publie de nombreuses œuvres remarquables sous ce rapport. Dans la forme des petites études Stephen Heller a produit maintes œuvres gracieuses et charmantes isomme, par exemple, les »25 Études mélodiquesa.
Comme ces Études sont certainement entre les mains de la plupart des pianistes, nous allons faire l'analyse de la première.
Cette première Étude {Allegretto ^4) est faite sur le modèle suivant:
Ceci est Tinvention proprement dite, car tout le morceau (qui se compose de 30 mesures) ne contient que des séquences libres ou sévères de ce modèle qui, d'ailleurs, ne repose que sur la suite d'accords suivante, avec figuration harmonique:
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L'esquisse mélodique de TÉtude entière se présente ainsi:
Période 4.
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Période 2.
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Le plan de cette esquisse est dono un groupe de trois périodes simples:
Première période — 8.
^ deuxième pétiode — 12.
Troisième période — 10.
La modulation varie entre la dominante et la sous-dominante du ton d^ut majeur.
L'élève doit élre déjà tellement exerce à ces sortes d'analyses qu'elles ne peuvent plus lui offrir aucune difficulté quand il s'agit de petites formes comme la précédente ou, encore, de celles des morceaux de danse.
Des grandes Formes d'études.
Pour expliquer le plan des Études écrites dans une forme plus développée nous allons analyser VAllegro brillante^ N^ 3 des Grandes Études, pour piano, de Moscheles.
Le thème de ce très intéressant morceau est celui-ci.
AUegro brillante.
Dans ce thème nous trouvons trois différents motifs rhythmiques et mélodiques avec lesquels le morceau est entièrement formé, toutes ses périodes ayant des modèles diématiques.
Première période: 8 — Sol M. (Le modèle est indiqué dans l'exemple précédent.)
Deuxième période: 8 — SolM.j La m. y Mi m., Sol M.
loco.
Troisième période: 8 — T m., Mi b M., Ré m.
Quatrième période: 6 — Ré' M.
Cinquième péride: i2 — RéM., Si m., Rém.y Ré M.
Sixième période: 7 — Sol m., Ré M,, Sol m.. Ré m.
Septième période: 6 — Sol M., Sol m.
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Huitième période: (Répétition) 44 — Solm.^ La m. Ut Jf., Sol M. Modèle comme dans Texemple 662.
Neuvième période: 8 — Sol M.
Dixième période (ou phrase) : 4 — Sol M.
Onzième période: 6 — Ut M.^ Rém.j Ut m, y Sol M,
^g>rtr-j ^ j J j^ j
Douzième période (ou phrasej: 5— ^Soi Jf,
Des compositions de ce genre paraissent quelquefois touffues, compliquées; mais, cependant, la plupart d'entre elles peuvent être facilement résumées en simples variantes d'une mélodie donnée.
Nous allons mettre sous les yeux de Félève ^psMlques modèles de morceau de ce genre, oboisis panhi' tes plus eonAus.
Nous donnerons d'abord la forme simple, puis la variante ou les variantes qui en résultent,
Éhule de Salon, par Ch. Mayer. Op. 33.
Moflèle mélodique.
' AlîegrOf ma Àoh troppo.
Variation.
Thème original et Étude^ par S. Thalberg. op. 45.
Modèle mélodique du thème.
Allegretto,
^J^j-t^M.WJ^^I;f m;^4 i^ 4
Première forme de ce thème.
yariation.
Un poco più presto.
Dans une petite introduction, le thème était dé^à présenté d'une manière intéressante:
On pourra se eonvaîncre, par la lecture du morceau entier, des ressources diverses que peut offrir une seule et même idée musicale.
La Xktdence, Impromptu en forme d'Étude, par S. Thalberg. Op. 36.
L'invention est bomeé à une seule mesure avec variation à la suite. Les deux modèles se présentent ainsi:
Premier Modèie.
Allegro scherzando.
Second Jdodèle.
(Variation du premier.)
3 = ^3-^yCy gr
V Étude favorite op. 61 , N® 3, de Gh. Mayer, a pour modèle jnélodique simple:
lequel reparaît, varié, sons la forme suivante: