‹ Traité pratique de composition musicale: Depuis les premiers éléments de lChapitre 89 sur 91 · ST. 1 «T* «^* - -I · texte numérisé non relu

ST. 1 «T* «^* - -I

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♦.corde. V ^^a

Les sons harmoniques artificiels s^obtiennent en appuyant forte-

*) La «touchea da violon est la lame d'ébène au dessus de laquelle les cordes sont tendues.

ment sur la carde avec le 4*' doigt pendant qu^un autre doigt Teffleure légèrement.

Dans l'exemple ci-dessous les notes indiquées en nôtres,, sur la portée inférieure, désignent la place où le \^^ doigt appuie; les notes indiquées en rondes désignent la place où le 4® doigt effleure la corde et, enfin, les noires de la portée supérieure désignent les sons harmoniques obtenus.

On n'emploie ce doigter que sur la 4^ corde (sot); il est assez difficile, d'ailleurs, à cause de la grande extension des doigts qu'il nécessite.

La Quinte^ effleurée, produit son octave supérieure. Ex:

La Quarte j effleurée, produit V octave supérieure de sa quinte. C'est à dire la douzième. Ex:

:^ -LiJ' ' ^ , . Ux^ij ô jjjj àâ

Le doigter indiqué ci-dessus est le pli^s facile pour obtenir, avec pureté, ces divers sons harmoniques artificiels.

L'emploi de ces sons dans le quatuor et à l'orchestre demande certaines précautions. Il faut ne se servir que des plus faciles et éviter, surtout, qu'ils ne se succèdent trop rapidement.

Le timbre du violon peut encore être modifié, d'une autre manière, par l'emploi de la sourdine, petit instrument qui, placé

à cheval sur les cordes, en adoucît la sonorité et produit, pour Foreille, FefiFet que produit pour Toeil un voile jeté sur un objet brillant. La sourdine ne change du reste absolument rien au mécanisme de Fexécution; tout ce qui peut se jouer sans sourdine se joue de même avec elle. Seulement, il faut avoir soin de ré-» server à Texécutant le temps nécessaire pour la mettre et pour Fenlever, temps qu^on peut évaluer, à peu près, à la durée d^une ronde pointée, dans un mouvement modéré.

Sur le violon (comme sur tous les instruments similaires) on peut produire le son sans le secours de Farchet, en pinçant les cordes avec le bout du I®' doigt. L'effet qui résulte de cette manière de mettre les cordés en vibration se rapproche de celui de la cithare, de la gdftare^^ de la h$rpe, etc. On appelle loPizzicaton ce procédé d^exécution qui ne peut être utilisé que dans des successions de notes peu rapides, le doigt qui pince les cordes ne pouvant pas se mouvoir aussi vite que Tarchet. Mais pour les accords de â, 3 et 4 notes qui, lorsqu'ils se suivent, exigent aussi un mouvement modéré, il est aussi facile de les faire pizzicato qu'avec Farchet (col arco).

Au lieu de faire vibrer les cordes avec les crins de Farchet on peut se servir de la baguette.

Mais il n'y a aucun effet intéressant à attendre de cette manière de jouer, (indiquée par les mots: col legno, «avec le bois«) les sons obtenus ainsi, étant si maigres et si pauvres qu'on peut à peine les appeler des sons.

L'Alto.

L'Âlto est accordé comme le violon, mais une quinte au-dessous de celui-ci.

Son étendue normale a déjà été indiquée au chapitre neuvième mais, de même que celle du violon, cette étendue peut être augmentée dans la région aiguë au moyen des sons harmoniques.

Tout ce que nous avons dit, plus haut, à propos du violon, est, en tout, applicable à Falto si on considère cet instrument comme un violon accordé à la quinte inférieure.

Le Violoncelle.

Le Violoncelle est accordé comme Falto, mais une octave audessous. Ex:

Dans notre chapitre neuvième nous avons donné retendue Minale de cet instrument^ moins les sons aigus que Ton peut teindre à Faide des »hannoniquesa.

Tous les passages, toutes les ^formes de figuration harmonique ai s'emploient pour le violon sont exécutables sur le violoncelle ; 0is ccMnme Une sonorité pleine, lai^e, est plus difficile à obtenir, t fera bien, en écrivant poair le quatuor ou Torchestre, de se entrer, relativement à cet instrument, plus sobre de traits surhargés de notes, surtout dans un mouvement rapide. I On a adopté quatre positions principales pour le violoncelle, jrsque le pouce doit intervenir pour effectuer un ch^ngenx^nt de )sîtion, en montant, on se sert du signe: ?

Les doubles notes telles que quintes, sixtes et septièmes sont iciles. Les octaves sont faciles aussi dans le registre élevé et, ar contre, assez difficiles dans la région grave.

Les accords de 3 et 4 notes peuvent se faire, à peu de chose très, comme sur le violon et, ainsi que sur cet instrument, les lus faciles sont ceux qui renferment une ou deux cordes à vide.

Les sons harmoniques du violoncelle s'obtiennent par le même mécanisme que ceux du violon et de Falto. Mais, cependant, ceux Tii se produisent dans les positions élevées, près du chevalet, ont ceux qui sortent le mieux et qui ont la meilleur^ sonorité, lela tient à ce que les cordes du violoncelle sont plus longues [ue celles des deux autres instruments.

Le pouce étant fortement appuyé sur la place où se produit me note, on peut, en effleurant la quarte supérieure, obtenir la louble-octave aiguë de la note appuyée. Ex:

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