‹ Traité pratique de cuisine bourgeoise: suite aux éléments culinaires a lChapitre 170 sur 271 · BISQUE D'ÉCREVISSES · texte numérisé non relu

BISQUE D'ÉCREVISSES

Quelques croûtons sautés au beurre; Un décilitre de crème double ;

Opération. — Laver et dégorger les écrevisses dans du lait froid pendant 1 heure.

Les piler 6 par 6 dans un mortier, en faire une purée assez compacte que Ton relève à proportion dans un saladier.

Délayer à froid la crème de riz avec le lait et le vin blanc, ou le bouillon, ajouter la purée d'écrevisses et le sel, faire bouillir le tout en remuant avec une cuiller de bois ainsi qu'une crème délicate et surtout prendre garde de ne pas laisser pincer cette purée qui épaissit. Cinq minutes d'ébullition suffisent, passer au tamis en toile de Venise ou ce qui est mieux à Tétamine. Lier les jaunes avec un peu de crème double d'abord ; ajouter le restant et le cognac à la purée, faire rebouillir ou plutôt sourire en remuant avec autant de soin que la première fois, passer au chinois dans une soupière chaude dans laquelle on a mis le beurre divisé en petits morceaux et les jaunes délayés, remuer jusqu'à ce qu'il soit lié; envoyer à table avec de tout petits croûtons frits au beurre, disposés sur une serviette à thé dans une assiette à dessert. Si on tient à ce que la purée soit colorée, on ajoute un peu de sauce tomate, ou une tomate bien mûre, ou bien une goutte de carmin Breton, mais très peu. Ce potage doit être un peu relevé au Cayenne (1).

(1) Ce potage inédit a été fat à l'école et réussi admirablement, comme goût, couleur et liaison. J'ai décide de l'appeler Bisque à la Pelletier, pour remercier l'aimablQ Directeur du magasin où se font les cowrs, — Juin 189i,

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