LÉSIONS TROPHIQUES D'ORDRE LOCAL
i° Troubles de l'involution puerpérale.
Après raccouchement, l'appareil gestaleur subit une réduction de volume due, non seulement à la rétraction des tissus, mais aussi à une série de modifications intimes se résumant dans la stéatose et la résorption des éléments cellulaires en excès.
Quand l'ensemble de ces phénomènes de régression aboutit à la reslUutio ad integrim, il prend le nom (ïinvolutioii.
On dit qu'il y a subinvolution, lorsque le travail régressif est arrêté ou retardé; et surinvoliition, ou superinvoliilion, lorsqu'il dépasse, au contraire, les limites de la reconstitution normale et qu'il aboutit à l'atrophie. Ce double état, souvent passager, est encore mal défini au point de vue nosologique et ne porte guère, d'après les auteurs que sur l'utérus et ses ligaments (voir chap. III). L'ovaire est, cependant, notablement intéressé, dans la subinvolution, par l'intermédiaire des varices pelviennes (voir plus bas).
2° Congestion pelvienne.
La congestion pelvienne, chez la femme, est passagère ou permanente.
A. Congestion passagère. —Passagère, elle se traduit, àl'occasion de fatigues, d'abus de coït et, particulièrement, au moment de la menstruation, par une sensation de pesanteur dans le petit bassin, par de laLsensibililé de la région ovarienne, des ménorrhagies ; ou bien, par le réveil des symptômes inflammatoires, si l'infection est dans la place.
A la congestion pelvienne passagère on opposera le repos, surtout au voisinage des règles, et les révulsifs. Tait a conseillé le chlorate de potasse à faible dose (Qs^SO).
B. Congestion permanente. — La congestion permanente, ou varicocèle pelvien, analogue au varicocèle chez l'homme, consiste en une dilatation passive des veines du petit bassin, avec ou sans lésions de leurs parois.
Historique. — Signalé par Richet et son élève Devalz, et par Budin, chez la femme enceinte, le varicocèle féminin a été remis en question en 1888, par Coe et Dudley.
Il a été bien présenté, au point de vue macroscopique, dans la thèse de Devalz (18S8), et l'un de nous a donné, pour la première fois (1891), la description histologique des lésions qu'il entraîne du côté de l'ovaire (1). Ces derniers travaux ont été reproduits, avec
(1) Paul Petit, Bullet. île la Soc. obstélr. et gynéc, et Nouvelles Archives d'obstétr *' Qy^KC., 1891.