‹ Traité pratique de gynécologieChapitre 104 sur 242 · LÉSIONS TROPIIIQUES EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

LÉSIONS TROPIIIQUES EN GÉNÉRAL

(les considérations nouvelles et intéressantes, dans la thèse de » Roussan (i892).

Étiologuî et patiiogéme. — Préparé par l'absence de valvules veineuses, par le défaut de soutien des parois vasculaires, par la cens- ■ tipation, habituelle chez la femme, le varicocèle pelvien reconnaît ! comme causes les plus ordinaires : les grossesses répétées, la sub- involution, les tumeurs pelviennes, surtout le fibrome utérin, et, sans doute aussi, l'arthritisme. 11 est entretenu par le prolapsus qui i dépend le plus souvent, comme lui, de l'état puerpéral.

Anatomu: pathologique. — Nous décrirons, en leur lieu et place i (chap. IV) les lésions spéciales à l'ovaire. Il est probable que la con-< gestion passive prend également une large part à la genèse des i états pathologiques réunis sous le nom de méi rite chronique paren- • chymateuse (Roussan) et qu'elle est le principal facteur de la transformation kystique des libromes et du prolapsus intermittent.

Symptômes et diagnostic. — Nous sommes persuadés que le vari-i cocèle pelvien occupe, dans la pathologie féminine, une place plus.< importante qu'on ne le croit. Mais peut-il être reconnu àTexameni clinique et donner ainsi sa signature aux lésions qui en dépendent?

Les douleurs dans les flancs, irradiées vers les lombes et lesaines, calmées par le repos (Dudley), nont rien de caractéristique,' non plus que les symptômes généraux de dépression morale et dei lassitude. D'autre part, sauf chez des femmes très maigres, ou à i parois très souples, très relâchées, il ne faut pas s'attendre à ce que< les paquets de veines variqueuses donnent, au toucher vaginal om rectal, une sensation nette de vers enroulés, comme le varicocèle de.< l'homme. Ils donnent plutôt une impression ^'empâtement, plusi accentuée, d'après Dudley, quand la malade est debout, et pouvant» donner le change pour la cellulite ou la salpingite (Dudley,, Roussan).

Le plus souvent, on ne fera que soupçonner le varicocèle, à la,constatation de telle ou telle de ses causes les plus communes et àla coexistence de varices des grandes lèvres ou d'hémorrhoïdes.

Traitement. — La varicocèle sera combattu par les injectionsa chaudes, vaginales, et surtout rectales, par le tamponnement com-i pressif, le massage, l'électricité, les eaux thermales. On -pourra utiliser certains médicaments dits vasculaires : teinture d'hydraslisi canadensis (XXX gouttes, 3 fois par jour) ; extrait fluide d'haman melis virginica (X à XX gouttes par jour) ; poudre de capsicumi annuum (1 pilule de Oe',i5 au milieu de chaque repas).

Mais le traitement doit surtout s'adresser aux éléments étiolo-i giques : il faut restaurer le plancher pelvien, s'il va prolapsus^

DIABÉTIDES.

suppi'inier le fibrome utérin, si cette intervention est indiquée par ailleurs.

En cas de douleurs et de troubles nerveux prononcés, ou d'hémorrhagies graves,on est autorisé, après laparotomie exploratrice, à extirper l'ovaire et la trompe.

Pour enlever les plexus affectés, il faut exciser la plus grande partie des ligaments larges : cette façon de faire comporte parfois, dans Tespèce, de sérieuses difficultés d'hémostase ; de plus, elle expose à des hémorrhagies secondaires par réplétion exagérée des veines voisines du champ opératoire. Il vaut donc mieux se borner à la castration, telle qu'elle se pratique ordinairement, et s'en remettre, pour l'etfacement des plexus, à la ménopause artificielle (Coe).

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